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Journée internationale des droits de l'homme Prix du Public pour la Paix

Dévoilement des lauréats du Prix du Public pour la Paix, édition 2019

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Montréal, le 11 décembre 2019. À l’occasion du 71e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, prévu pour le 10 décembre, le Prix du Public pour la Paix (PPP) est décerné à sept finalistes qui ont rempli toutes les conditions pour être lauréats. Le PPP reconnaît tous leurs efforts et leur contribution indéniable à la paix dans leur pays. Cette année, le public a présenté un total de neuf candidats provenant des plusieurs pays : le Mexique, le Pakistan, la République Démocratique du Congo, la Colombie, le Maroc, Trinidad et Tobago, l’Inde, et le Burundi.

Pour une deuxième année consécutive, la vocation collaborative de ce prix prime sur l’aspect compétitif.

Le PPP félicite et remarque le courage, la persévérance, la résilience et la détermination des vrais bâtisseurs de paix, activistes des droits humains, ainsi que des initiatives pour l’inclusion sociale, l’autonomisation ou la construction de tissu social. Ces artisans et artisanes de paix orientent leurs actions sur des groupes de personnes de tous âges en condition de plus grande vulnérabilité. Ils sont souvent devenus des exemples de résilience, de résistance et de dignité.

Pour connaitre les lauréats, lauréates et leur certificat d’image visitez : https://prixpublicpaix.org/ Ou encore : https://www.facebook.com/publicpeaceprize.prixpublicpaix/

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Journée internationale des femmes

Pétronille VAWEKA RUTAYA, médiatrice pour la paix

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le  8 mars, nous sommes impatients de faire connaître le parcours d’une fervente artisane de paix. Établie maintenant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, Pétronille Vaweka demeure à ce jour la seule Congolaise ayant agi comme médiatrice pour la paix face à des chefs de guerre, puis comme députée du gouvernement de transition appelée à instaurer les services essentiels à la vie et à la paix. Rencontre avec une femme de compassion qui a su toucher le cœur des faiseurs de guerre.

 

Des médiateurs plutôt que des soldats

À voir les reportages de guerre qui agitent les pays du Moyen-Orient et plusieurs pays d’Afrique, on se demande quelles forces peuvent venir à bout des armes et des intérêts en jeu. De longs  pourparlers de paix menés au niveau diplomatique entre pays belligérants parviennent à  dénouer des impasses. Quand il s’agit de conflits et de guerre civile à l’intérieur d’un pays, d’autres règles s’imposent, et même les Casques bleus chargés des opérations de maintien de la paix au nom des Nations Unies ne peuvent remplir le rôle qui leur est habituellement confié.

C’est alors qu’interviennent les médiateurs pour la paix sur le terrain, accompagnant les groupes qui sont en lutte pour conquérir leur parcelle de pouvoir sur les populations et plus encore sur les richesses d’une région[i]. Ces médiateurs sont habituellement des professionnels qui osent croire à une paix possible. Qu’est-ce qui les motive intérieurement à prendre les risques du métier? La réponse à cette question importe beaucoup aux Antennes de paix, puisque la paix en soi et la paix dans le monde sont intimement liées.

 

Une Congolaise appelée à servir la paix

Travailleuse humanitaire et mère de famille, Pétronille Vaweka Rutaya est l’une de ces médiatrices qui s’est engagée pleinement pour rétablir la paix en Ituri, district situé au Nord-Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Pendant sept ans elle a mené avec succès des négociations avec des chefs de groupes armés qui terrorisaient la population. Nous avons voulu nous approcher du parcours aussi inattendu que périlleux de cette femme reconnue  « experte en gestion des conflits à la Coordination nationale de Stabilisation et Reconstruction (STAREC) en République Démocratique du Congo ».

Du 6 au 15 février 2017, Pétronille était l’invitée principale de la Semaine de la paix organisée au Québec par Pax Christi Montréal sur le thème « Médiation, démocratie: une voix vers la paix! Le cas de la République Démocratique du Congo ». Antennes de paix l’a rencontrée afin de découvrir à même son expérience ce qui fut l’âme de son travail pour la paix.

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Antennes de paix – Dans quel contexte avez-vous commencé votre travail de médiation?

Pétronille  – Comme humanitaire, employée d’Oxfam Grande-Bretagne pour aménager des points d’eau dans les villages et sur des sites des personnes déplacées, il m’a été demandé par le coordonnateur régional d’initier un programme de médiation afin de mettre fin à la guerre interethnique; moi, mère de six enfants âgés de 9 à 14 ans, incluant deux couples de jumeaux. J’ai réfléchi pendant quelques mois sur la mission impossible qu’on me proposait.

Par où commencer? J’ai lancé avec quelques amis la Fondation pour la Paix Durable.

Deux ans plus tard, des citoyens harassés par des années de la guerre civile m’ont envoyé un émissaire. « Tu dois nous aider, il n’y a que toi pour arrêter ces affamés de guerre ».

Dans le chaos de ce pays, je sais que les Ougandais rôdent encore dans les parages, que Héma et Lendu, deux groupes ethniques de l’Est du Congo s’affrontent. Je vois que je ne peux compter sur des services de protection. Moi-même je n’ai pas de formation spéciale en résolution des conflits. Alors comment convaincre des chefs de guerre de déposer les armes? Que pourrais-je leur offrir en échange de l’argent que leur procurent les pillages, le commerce des armes? Faisant fi de ces objections, l’émissaire persiste. « Il n’y a que toi pour les convaincre d’arrêter ces massacres! »

J’ai compris intérieurement qu’il me fallait agir, entrer dans cet enfer de la guerre pour qu’on arrête de s’entretuer et que la vie normale reprenne.

Antennes de paix – Quelles répercussions cette responsabilité aura-t-elle sur votre famille?

Notre famille était installée à Bunia, la ville principale de l’Ituri. Le pays était occupé par des armées étrangères et plusieurs milices. On entendait dire que « pour sauver le Congo, l’ONU doit commencer par pacifier l’Ituri». Les Casques bleus s’y amènent pour une mission de paix[ii]. Avec l’aide de la communauté internationale la RDC adopte, en avril 2003, une nouvelle constitution. Un mois plus tard, Bunia est mise à sac par des milices. Les réfugiés s’entassent dans les camps de l’ONU et à l’aéroport sous la menace des tirs de mortier.

Nous sommes tous en danger. Un jour mon mari se rend en avion au marché de Kisangani pour vendre une grande quantité de poisson salé. Des combats éclatent. Impossible de rentrer à Bunia; il n’a d’autre choix que de prendre le bateau en direction de la capitale Kinshasa. La guerre nous a séparés pendant sept ans. À un moment donné, notre maison de Bunia est pillée et entièrement détruite. Les enfants se sont réfugiés sous un manguier (arbre). Ensuite, ils ont été dans l’un des camps des personnes déplacées à l’aéroport de Bunia.

Présidente de l’assemblée de l’Ituri et députée, j’étais avec les enfants au début de mon travail; ensuite je les ai quittés parce que j’étais recherchée par les extrémistes qui ne voulaient pas la fin de la guerre, étant donné qu’ils bénéficiaient des avantages économiques énormes.

Antennes de paix – En faisant ce travail de médiation, comment avez-vous pu obtenir que des combattants déposent les armes et changent d’orientation?

 J’ai dû commencer par faire un grand effort sur moi-même pour changer ma manière de voir ces hommes. J’avais devant moi des violeurs, des tueurs qui employaient toutes sortes de moyens en menant cette guerre. Je devais arriver à les voir non pas comme des ennemis mais comme des êtres humains. Alors ils se sentaient respectés comme êtres humains malgré tout le mal qu’ils avaient commis. Ce travail intérieur m’a coûté beaucoup, il était essentiel.

Antennes de paix –  Vous étiez en situation d’exercer un certain pouvoir; était-ce un grand atout?

Au début j’étais une médiatrice sans autre pouvoir que celui d’avoir été sollicitée pour une mission. En 2003, élue démocratiquement Présidente de l’Assemblée Spéciale Intérimaire de l’ITURI et Députée Nationale de la transition, j’ai exercé un certain pouvoir. Dans l’une et l’autre situation, je n’arrivais pas à ces chefs de guerre comme une personne de pouvoir. Je devais rester humble devant eux, je venais solliciter ce qu’ils avaient de meilleur pour qu’ils trouvent eux-mêmes la solution. D’ailleurs, cela vaut dans toutes les relations humaines, dans la vie de couple, avec vos enfants et les gens de votre communauté. L’orgueil fait trop de ravages, empêche de débloquer des situations.

Antennes de paix – N’avez-vous pas craint pour votre vie?

Pétronille – J’étais une femme désarmée devant des hommes armés – un coup de fusil et je pouvais disparaître – Ces hommes comprenaient que je prenais des risques et ils me respectaient.

L’une des pires situations que j’aie connues concerne un appel téléphonique reçu à 9 heures du soir pour la libération d’un otage. Je suis partie seule avec le chauffeur – il ne fallait surtout pas alerter la MONUC. En pleine nuit, on avance dans la jungle selon les consignes que l’autre partie nous donne par téléphone. Arrivés à un certain point, on nous demande de ne plus avancer. On me lance des insultes et des insultes probablement pour me faire perdre mon calme et trouver prétexte à tirer. Je garde mon calme en priant tous les saints du ciel. Ces hommes armés finissent par lâcher prise, s’en vont et nous laissent en plan dans le noir de la jungle avec un type inconnu qu’il faut ramener en ville. La parole donnée est la seule arme dans de telles circonstances.

Antennes de paix – En fin de compte, qu’avez-vous compris de ces hommes qui s’en remettaient  au pouvoir des armes?

Pétronille – En les côtoyant, j’ai entendu leurs histoires. Certains avaient pris les armes par désespoir, par suite de circonstances qui ne leur laissaient aucune autre issue. Ils étaient malheureux sous couvert de jouer les plus forts. Leur vie était aussi en danger. Certains avaient été recrutés parfois très jeunes pour gonfler les rangs des milices formées d’anciens soldats, d’autres avaient joint les troupes des pays limitrophes qui convoitaient et convoitent encore l’or et le diamant de notre pays.

Aujourd’hui, la milice reprend ses activités nocives, plusieurs familles sont encore dans l’errance parce qu’on ne leur donne pas une alternative de sortie de violence.

 

Antennes de paix – Et les femmes?

Pétronille – Toujours, j’ai travaillé pour donner plus de place aux femmes. Avant la guerre civile, pendant deux ans, mon mari et moi avons vécu avec nos enfants dans un village proche des Pygmées où les femmes ne sont pas reconnues. Je me suis approchée des femmes pour qu’elles soient conscientes de leur valeur et soient mieux respectées dans leur communauté.

Pendant la guerre, la vie des femmes est indescriptiblement atroce. Rongées d’inquiétude pour leur mari et leurs enfants, privées des approvisionnements réguliers, menacées jour et nuit de tomber entre les mains des pilleurs et des violeurs, la plupart trouvent le courage de faire face au danger mais certaines perdent leur équilibre, sombrent même dans la folie. Plusieurs venaient me trouver pour obtenir conseil et réconfort. Je n’avais souvent que mes bras pour les consoler d’avoir tout perdu.

Je suis membre fondateur de l’Union des femmes du Congo (UFECO), directrice de l’ONG Fondation Paix Durable, membre co-fondateur de l’Initiative des Femmes pour la paix dans la région des Grands Lacs, membre du Comité des femmes de l’Union africaine et d’autres ONG qui ont un effet plus ou moins direct sur la vie des femmes.

 

Antennes de paix  – Tous les défis que vous avez relevés supposent que vous êtes douée d’une réelle force intérieure. Où puisez-vous cette force pour construire une paix durable?

Pétronille – Dans toutes les guerres, les femmes se signalent par leur abnégation, leur travail, leur amour. Je n’y fais pas exception. Dans ma jeunesse j’ai fait partie des premiers enfants noirs à fréquenter l’école des Blancs. Nos parents nous ont appris à rester fiers de notre identité.

J’ai eu la chance de vivre dans une famille croyante, très active dans la communauté chrétienne. La foi en Dieu permet de tenir, d’oser et d’avancer. Quand je crois, je crois! Je m’accroche. Parfois c’est la tempête et je dis : regarde, je suis dans la barque… et tu dors! Quand je Lui parle, j’attends une réponse. En acceptant de faire la redoutable médiation j’ai demandé deux choses : ne jamais voir de cadavre et que mes enfants soient protégés. Et cela m’a été accordé.

Antennes de paix – Un immense merci, chère Pétronille, d’avoir ainsi partagé les convictions et notamment les attitudes qui ont guidé votre travail de médiatrice pour la paix pendant ces longues années. Vos propos révèlent « une foi à transporter les montagnes », une foi qui a le réalisme de la vision, la compassion du cœur et le savoir-faire des mains pour agir.

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Ressources à consulter pour mieux connaître le parcours de Pétronille Vaweka Rutaya :

http://www.globalsecurity.org/military/world/para/mrc.htm sur la situation en Ituri.

https://www.digitalcongo.net/article/34174 – sa nomination au Comité des femmes africaines de l’Union africaine.

http://www.memoireonline.com/02/12/5225/m_De-l-applicabilite-du-chapitre-VII-de-la-charte-de-lONU-dans-les-conflits-identitaires-en-RDC-c19.html sur le conflit en Ituri entre Héma et Lendu.

https://www.eda.admin.ch/content/dam/countries/countries-content/the-democratic-republic-of-congo/fr/Rapport%20SF%20RDC_0409.pdf sur la situation de la femme en RDC.

http://www.irinnews.org/fr/questions-r%C3%A9ponses/2003/09/17 sur l’Opération Artémis.

http://www.rcn-ong.be/IMG/pdf/7-_portraits.pdf « Vivre c’est oser »

http://impactcampus.ca/international/la-paix-par-la-mediation/

[i] Sur le recours croissant aux médiateurs de la paix, lire l’entrevue avec Garry Beitel, réalisateur canadien du film À la poursuite de la paix / In Pursuit of Peace. Aller à https://voir.ca/cinema/2015/11/13/a-la-poursuite-de-la-paix-aux-ridm-entrevue-avec-garry-beitel/

[ii] L’action de Pétronille Vaweka Rutaya est citée dans le documentaire intitulé Le prix de la paix, réalisé en 2006 par l’ONF (Canada) et ARTE (France). Le DVD est accompagné d’un « Guide d’enseignement ». En savoir plus : www.onf.ca/leprixdelapaixeditionspeciale/

 

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Artisans de paix Initiatives de paix

La 4e édition du Prix du Public pour la Paix – miroir de nos solitudes ou de nos solidarités?

Il est fascinant de voir à quel point nous sommes collectivement hypnotisés par les acteurs de division, d’exclusion et de violence armée. Les grands médias ne le reflètent que trop bien. Par ailleurs, nous ne nous préoccupons guère de donner de la visibilité aux milliers de personnes qui œuvrent quotidiennement dans l’ombre à la réconciliation, contribuant à la non-violence et à la paix.

Les instigateurs du Prix du Public pour la Paix ont, quant à eux, compris que tout le monde espère, depuis la tendre enfance, une forme de reconnaissance de la part d’autrui, une des raisons fondamentales pour laquelle ce prix public a été créé. Ils nous rappellent que pour les artisan-e-s de paix de certains pays, qui bien souvent s’engagent au péril de leur vie, des manifestations de soutien provenant d’autres régions de la planète peuvent s’avérer vitales pour la poursuite de leurs actions.

L’édition 2017 du Prix en fait foi: une vingtaine de personnes et d’organisations ont été présentées au Prix, dont la moitié ont reçu suffisamment de soutien du grand public pour être qualifiées de finalistes. Les nominations du public sont venues de l’Afrique (Cameroun, Ghana, Nigeria), du Moyen-Orient (Yémen) et de l’Asie (Inde, Pakistan), des Amériques (Colombie, États-Unis) et d’un seul pays d’Europe (France).

Là où existent tensions et rivalités entre groupes humains, où l’on doit protester contre des emprisonnements injustes, là où les droits des minorités ne sont pas respectés, là où la discrimination accompagne les déplacements de population, il se trouve des jeunes, des hommes et des femmes qui sortent de leur confort pour éveiller leur collectivité aux enjeux de l’heure, faisant preuve d’imagination pour sensibiliser, mobiliser leurs compatriotes à retrouver  leur dignité.

Merci de partager la vidéo à partir de Vimeo, de la page Facebook, du compte Twitter ou de la chaine YouTube du Prix du Public pour la Paix.

Notre réponse à nous, du public

À l’ère du web l’action se déroule à l’échelle de la planète; pour cette raison, le Prix du Public pour la Paix est une initiative en ligne, en trois langues, qui veut donner une chance égale à tous tant pour l’accès à la visibilité qu’à l’expression de la solidarité sans frontières.

Antennes de paix est un partenaire majeur du Prix du Public pour la Paix parce que la mission de cette initiative en ligne rejoint la nôtre : promouvoir une culture de non-violence et de réconciliation pour une paix juste, dans un monde libéré de la violence et de la peur. Nous sommes fiers d’apporter notre modeste part à une équipe de professionnels des médias sociaux (illustration, rédaction, production de vidéos, etc.) assistés de bénévoles qui consacrent gratuitement des centaines d’heures de travail à faire connaître le mieux et le plus possible les initiatives et artisan-e-s de paix.

En qualité de partenaire de soutien et de diffusion, nous sommes toutefois surpris de constater que les candidats au prix reçoivent très peu d’appui de la communauté internationale et qu’ils doivent avant tout compter sur leur propre réseau dans leur propre pays pour être soutenu. Autrement dit, nous gens du Nord qui sommes les plus branchés de la planète, ne prenons pas, ou si peu, la peine d’exprimer notre soutien aux finalistes proposés par des citoyens d’autres continents!

Qu’est-ce que cela veut dire? Sommes-nous dans ce pays à ce point indifférents et peu intéressés à ce qui contribue à notre paix globale, peu importe où sur la planète? Sommes-nous à l’échelle de l’humanité, encore et malgré nos efforts occasionnels de solidarité, d’abord et avant tout concentrés sur nos propres initiatives, au point qu’il nous est difficile de sortir de notre propre réseau? C’est pourtant une tout autre approche qui a été encore une fois préconisée lors du dernier Forum social mondial tenu à Montréal en août 2016.

Le Prix du Public pour la Paix n’est certes pas la seule initiative citoyenne qui mérite notre soutien, mais c’est la seule distinction pour la paix dans laquelle les candidats sont proposés, nominés et appuyés par de simples citoyen-ne-s de la planète. Qui dit plus démocratique?

À quelques jours/ heures de la proclamation des lauréats, début février 2017, souvenons-nous que des artisan-e-s de paix partout sur la planète ont besoin de reconnaissance. Nous vous invitons à visiter le site, à vous abonner en laissant votre adresse courriel sur le site à https://prixpublicpaix.org/, puis à aimer la page Facebook du Prix du Public pour la Paix.

Et n’hésitez pas à laisser des commentaires et suggestions à l’Équipe du Prix du Public pour la Paix.

Antennes de paix

antennesdepaix@gmail.com

Le 25 janvier 2017

 

 

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Affirmer la paix Élimination de la violence envers les femmes Non-violence

Dieu veut-il la violence? Non!

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Suite à la vague récente d’attentats, apparemment perpétrés au nom de Dieu, nous publions la belle réponse du théologien Jean-Marc Gauthier à la question que nous avions déjà posée en 2015, suite aux attentats de Paris :

Dieu veut-il vraiment la violence?

Non! Sûrement pas! Vraiment pas!

Que serait ce qu’on appelle « Dieu » si « Dieu » voulait la violence? Un terroriste de Haut-niveau? Nous avons assez de terroristes de bas-niveau pour nous encombrer d’un terroriste de Haut-niveau, pour justifier les terroristes de bas-niveau.

Il est terriblement triste et religieusement blasphématoire qu’on utilise le nom de « Dieu », dans quelque langue que ce soit (God, Allah, Deus, Theos… Dieu),  pour justifier nos violences non-assumées. Le problème des « sacrés humains » que nous sommes, c’est justement de vouloir sacraliser nos violences pour masquer que nous faisons, indûment, des victimes innocentes. On nous a mis dans la tête, en nous forçant le coeur, que nous étions des héros, des martyrs si nous faisions la guerre, si nous gagnions la guerre.

Mais gagner la guerre, c’est toujours perdre la paix. C’est ne rien gagner sinon le souvenir d’avoir été un héros guerrier. Un meurtrier sacralisé … en légitime défense… ou en illégitime attaque.

De la terreur…

Quand on a lancé des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, en 1945,  en tuant des milliers de victimes innocentes, on n’a pas gagné la guerre, on a perdu la paix. On a tué des êtres humains, très réels, en chair et en os, des enfants, des femmes, des hommes. Comment être  véritablement en paix, après cela? Depuis que « la bombe » a gagné la guerre en tuant à outrance, on est entré dans le monde de l’équilibre de la terreur masqué en apparence de paix. La guerre froide. Depuis, la guerre froide s’est réchauffée en déséquilibre de la terreur. Dorénavant, la terreur en déséquilibre peut s’exprimer n’importe comment, n’importe quand, partout. Ce n’est plus Dieu qui est partout, c’est la terreur possible.

Si vous cherchez Dieu, le « Bon Dieu », vous ne le trouverez pas dans ces jeux de terreur déséquilibrée. Vous ne trouverez que des idoles en formation.

… aux idoles

Je cherche  encore le « Bon Dieu ». Ce n’est certes pas celui qui s’est manifesté à Paris quand on tuait des victimes innocentes en criant « Allah est grand », comme ce n’est pas celui qui va se manifester en Syrie quand on tuera des victimes innocentes, au milieu des guerriers, pour venger nos victimes innocentes.

Ce qu’on appelle « Dieu » est à la merci de ceux et celles qui croient en « Dieu » et qui parfois prennent son nom en vain.

On reconnaît un arbre à ses fruits. Si nous croyons à la violence et en faisons un projet sacré, nous faisons de « Dieu » un meurtrier insignifiant et insupportable. Une idole. Quand un jeune homme, à Paris, tuait en tirant à bout portant  en criant : « Dieu est grand », il ne rendait pas gloire à Dieu.  Il disait: « Dieu t’es mon idole » et il faisait de Dieu une idole blasphématoire. Le problème c’est qu’il ne savait pas ce qu’il faisait. – « Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».- Il croyait à la violence croyant croire en Dieu. Il ne croyait pas en l’Amour.

Du côté des victimes

Si nous croyons en l’Amour et en faisons un projet divinement vivifiant, nous faisons de « Dieu » le seul « Bon Dieu » que Dieu pourrait être.

Sinon « pas de Dieu » serait mieux. Mais est-ce que ce serait mieux?

À chaque jour, j’essaie encore de croire en l’Amour, ce qui aura toujours l’air d’être fragile quand la violence se prend pour Dieu. Mais je ne vois pas d’autre chemin signifiant et vivifiant. Divinement signifiant et vivifiant.

Si vous cherchez Dieu dans les querelles meurtrières qui tuent la beauté du monde, vous n’avez  de chance de trouver un « Creux de Divin » que bien caché du côté des victimes. Cette apparence de Dieu n’est pas éclatante.  On (Dieu) ne saurait vouloir ni apprécier la violence quand on en est victime. Tuer au nom de Dieu c’est un peu beaucoup tuer Dieu, s’il est vrai que Dieu est amour.

Jean-Marc Gauthier, théologien (à la retraite), Saint-Jérôme, Qc

Liens à consulter :

«Je veux répéter avec fermeté que la voie de la violence et de la haine ne résout pas les problèmes de l’humanité, et utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème» Pape François
http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-denonce-comme-un-blaspheme-l-utilisation-du-nom-de-Dieu-pour-justifier-la-violence-2015-11-15-1380582

La guerre au nom de Dieu ?
http://www.lavie.fr/actualite/religions/la-guerre-au-nom-de-dieu-06-01-2016-69580_395.php

Une violence divine ?
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/12/27/une-violence-divine_4838378_3232.html

La religion mène-t-elle à la violence ?
http://www.lactualite.com/politique/le-blogue-politique/la-religion-mene-t-elle-a-la-violence/

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Femmes

Le rôle des femmes dans le processus de paix en Colombie

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Les articles de presse n’en parlent pas, les analyses académiques non plus, et pourtant les femmes en Colombie sont partie prenante des  négociations de paix qui se déroulent à La Havane entre leur Gouvernement et les Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC). Si, tel qu’annoncé, des accords de paix sont enfin signés le 23 mars 2016, ce sera un grand jour pour les Colombiennes.

Les Colombiennes sont partie prenante du processus de paix en Colombie

« La paz sin mujeres no es paz »

C’est ce qu’ont découvert de nombreux citoyens et citoyennes du Québec venus entendre les propos de madame Rosa Emilia Salamanca Gonzalez,  animatrice du Collectif de réflexion et d’action en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité en Colombie. Elle est en tournée au Canada du 22 février au 10 mars 2016, accompagnée de Ricardo Mendoza, collaborateur, à l’Invitation des Antennes de la paix.

Rosa Emilia possède une formation en anthropologie, droits humains et politiques publiques, et une connaissance approfondie des peuples autochtones, qui l’ont bien préparée à la défense des droits humains des femmes et à la construction de la paix.

Elle assume la direction stratégique de la Corporation CIASE (Corporación de Investigación y Acción social y Económica) basée à Bogota, une organisation dédiée au travail pour les droits humains, la paix et la démocratie en Colombie, en vue de la transformation des conflits et selon une approche écoféministe. CIASE est membre d’un large réseau d’organisations de droits humains et d’économie solidaire.

Le Collectif construit la paix avec l’atout de la diversité

Le Collectif de réflexion et d’action en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité est l’une des initiatives suscitées par CIASE où Rosa Emilia a exercé un réel leadership.

Contre toute attente, le Gouvernement de Juan Manuel Santos a reconnu en 2012 qu’il existe bel et bien « un conflit armé » en Colombie, et pas seulement une chasse au terrorisme, rendant ainsi possible une série de discussions et des propositions pour un accord de paix. Dans la même venue, le gouvernement a décidé de soutenir la création d’un Centre national de la mémoire (Centro nacional de la memoria) qui documente les massacres et déplacements de populations qui ont fait 7,5 millions de victimes, dont au moins 220 000 morts et six millions de déplacés, selon des chiffres officiels.

Dans ce contexte et malgré la peur régnante,  une soixantaine d’organisations de femmes et d’hommes ont formé ce Collectif représentatif d’une grande diversité de visions et tendances politiques, d’appartenances culturelles, religieuses, économiques, ethniques et sociales (femmes autochtones, anciennes combattantes, universitaires, etc.). Le collectif a développé une manière de travailler ensemble jusqu’à proposer un « Pacte Éthique pour un pays en paix » (Pacto Ético por un Pais en Paz). À l’aide de ce manifeste public, il a créé des stratégies pour transformer la culture de la violence par l’éducation à la paix, le dialogue à partir des différences, la transformation des conflits et les plaidoyers.  Ce travail lui a valu de recevoir le Prix de la Paix 2015 de l’organisation Pax Christi International basée à Bruxelles.

Non plus victimes mais actrices de paix

L’enjeu du côté des femmes était de passer du statut de victimes du conflit à celui d’agentes de transformation de la culture de violence en une culture de respect des droits humains qui mettra fin à l’impunité et reconstruira lentement le tissu social.

Une dizaine de plateformes et coalitions ont fait alliance pour réclamer la participation des femmes aux commissions de travail à La Havane. De plus, les femmes ont obtenu la formation d’une sous-commission du genre (analyse selon les sexes) qui a droit de regard sur les travaux des commissions et leurs implications du point de vue du respect des droits des femmes; cette sous-commission offre aussi des réflexions et des propositions touchant  des points de négociation tels que :

  • la participation à la vie politique;
  • la politique de développement rural si importante pour les milieux paysans et autochtones;
  • la justice réparatrice envers les victimes (victimes des paramilitaires, des FARC, de l’armée nationale, des narcotrafiquants);
  • la sécurité et sa mise en application à travers tout le territoire après le règlement du conflit armé; ce point est capital pour la vie des femmes, des familles et des communautés;
  • la justice transitionnelle qui touche notamment la réintégration sociale des anciens combattants.

Ce gigantesque travail reste encore peu connu de la population en Colombie, d’une part parce qu’elle ne peut pas compter sur les médias et d’autre part, parce que quasi tous les secteurs de la population ayant  souffert des actes perpétrés par les parties au conflit, l’opinion publique reste très polarisée et méfiante quant à l’aboutissement réussi des négociations.

« Nous sommes loin d’une réconciliation, constate Rosa Emilia; nous devons d’abord apprendre la cohabitation (convivencia), passer des dialogues impensables à des dialogues possibles. »

La Résolution 1325 de l’ONU : un outil de paix pour les femmes

Ce fut un privilège d’entendre  ce témoin privilégié qu’est Rosa Emilia Salamanca, une militante qui a un grand amour de son peuple, des peuples autochtones en particulier. Elle sait communiquer son indignation contre les injustices dans une langue respectueuse de toutes les parties impliquées dans un conflit.

Son expérience du travail concret pour la paix repose aussi sur sa connaissance de la Résolution 1325 de l’ONU qui demande aux États d’inclure la participation des femmes à la prévention et à la résolution des conflits; Rosa Emilia Salamanca a d’ailleurs été invitée comme experte  en octobre 2015 à une assemblée spéciale des Nations Unies, à New York, pour faire le point sur la mise en œuvre de la Résolution 1325 adoptée à l’ONU en 2000. Rosa Emilia animera un atelier de formation sur la 1325, version  originale et améliorations ultérieures, à Montréal le 9 mars.

« La paz sin mujeres no es paz », dit-elle, convaincue que les femmes, premières victimes des conflits, peuvent aussi contribuer à instaurer ou restaurer plus de justice, pourvu qu’elles soient partie prenante des tables de négociations.

Une tournée organisée en partenariat

La tournée au Canada du 22 février au 10 mars 2016, de cette déléguée du Collectif de femmes de la Colombie est prise en charge par les Antennes de la paix à Montréal, organisme membre de Pax Christi International, en partenariat avec une dizaine d’organisations actives dans le domaine des droits humains, de l’éducation à la paix et à la solidarité internationale :

L’Association des organismes de coopération internationale (AQOCI), Centre justice et foi, CDHAL, Développement et Paix (national et région de l’Outaouais), L’Entraide missionnaire, la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Initiatives et changement, Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC), le Dépanneur Sylvestre à Gatineau.

Sous le titre « Femmes et processus de paix : le cas de la Colombie » deux conférences publiques ont eu lieu, l’une à Montréal le 25 février et l’autre à Gatineau le 2 mars, auxquelles se sont ajoutées une dizaine de rencontres avec des organismes de paix et de solidarité internationale.

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Par ces rencontres et partenariats, les Antennes de paix se réjouissent d’avoir contribué à :

  • relayer les appels des populations colombiennes confrontées depuis des décennies à des situations de violence et d’injustice;
  • communiquer les initiatives et les attentes des femmes colombiennes engagées dans le processus de paix, et leurs pratiques inclusives dans une société civile très polarisée;
  • éveiller, stimuler le sentiment de solidarité avec les victimes et avec les artisanes et artisans de paix en Colombie, une solidarité qui pourra s’exprimer de diverses façons.

En savoir plus : https://www.facebook.com/PactoEticoporunPaisenPaz

http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/centro-audiovisual/videos?start=16 https://es.wikipedia.org/wiki/Centro_Nacional_de_Memoria_Hist%C3%B3rica

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Affirmer la paix Paix entre les religions

Affirmer la paix, malgré la violence

 Tout un vol mouvementé pour la colombe de la paix en ce mois de novembre 2015!
(Cliquer pour visionner et ouvrez vos hauts parleurs pour entendre la bande sonore)

Ce court message présente un bref survol des évènements marquants de ce mois en  quelques phrases-clés prises sur les médias et réseaux sociaux.

Partage de réflexions pour la paix

Nous publions un dossier spécial de partage, à la suite de la vague d’attentats, à Beyrouth, à Paris, à Bamako et à Tunis. Ce dossier inclut les  réponses à nos questions sur la violence perpétrée au nom de Dieu et sur l’appel à la paix entre les religions.

Lire le dossier complet « Affirmer la paix, malgré la violence »
https://antennesdepaix.org/affirmer-la-paix-malgre-la-violence/

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Ci-dessous quelques extraits du partage de réflexions, de prises de parole, de témoignages et de commentaires pour la paix.

Prises de parole pour la paix

…dans la presse

Fabrice Hadjadj : Nous voulions non pas la paix qu’on fait, mais celle qu’on nous fiche, peu importe à quel prix de dévastations, de « dégâts collatéraux ». ….il est normal, quand on refuse ce combat pour la justice, que notre paix apparente nous saute à la figure.

Jean-Claude Guillebaud : …quelle que soit sa nature, il nous faut réapprendre à penser la guerre sans céder à la panique. Notre vraie réponse aux terroristes sera de ne plus jamais être « terrorisés ».

Josée Blanchette : Père Noël, en cette année qui s’achève, et qui a bien mal commencé de toute façon, j’aimerais vous demander un peu plus de tolérance, des bas de Noël pour tout le monde, pas seulement pour les fortunés, une autre planète tant qu’à faire, parce que celle-ci, on l’a bien amochée…

 Olivier Kemeid : …moi qui ai longtemps cru que la terreur qui a poussé ma famille à s’exiler était en grande partie responsable de ma naissance, sais aujourd’hui, et m’y raccroche comme on s’accroche à une planche de salut dans cet océan d’horreur, que c’est l’amour et tout ce qui peut nous rapprocher comme êtres humains, par-delà nos différences culturelles, qui m’a fait naître.

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Notre invitée

Pascale Frémond, présidente de Religions pour la Paix, signe un article intitulé L’illégitimité de la violence :

Or il se trouve que cette guerre sainte dont parlait le prophète de l’Islam concernait en premier lieu le combat intérieur que chacun est appelé à mener contre ses propres penchants de haine, d’égoïsme et de séparativité. Ce djihad par le cœur incite les musulmans à faire un effort dans le chemin de Dieu, à combattre leurs propres faiblesses pour s’améliorer et améliorer la société. (…) Puisque cette « guerre sainte » est d’abord à mener en soi-même, qu’est-ce qui pousse certains individus et groupes à la négliger pour lui préférer une guerre contre tous ceux qui ne croient pas dans ce qu’ils considèrent LA religion?

Notre éditorial

L’éditorial de Gisèle Turcot : Mais pourquoi ces convulsions qui secouent nos villes? Pourquoi ces explosions de rage et de haine ciblant des civils? Jusqu’où ira cet effroyable dévoiement qui transforme des fillettes en kamikazes, après voir habillé en soldats des milliers d’enfants? (…) Nous assistons à des convulsions volcaniques qui crachent des humains sur les routes. Qu’y a-t-il dans les entrailles de la terre en ce XXIe siècle pour provoquer tant de rejets? Se pourrait-il que les fondations de notre univers soient ébranlées par la danse macabre des trafiquants d’armes?

Lire les prises de parole dans notre dossier.

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Messages

Conseil œcuménique des Églises : Nous ne pouvons accepter qu’une telle atrocité terroriste soit justifiée par le nom de Dieu ou par quelque religion que ce soit, et nous ne l’acceptons pas. La violence commise au nom de la religion est une violence perpétrée contre la religion.

(…) Ne laissons pas ces événements flétrir notre attention et notre hospitalité à l’égard de celles et ceux qui fuient la violence et l’oppression.

Pape François : Je veux réaffirmer avec vigueur que la voie de la violence et de la haine ne résout pas les problèmes de l’humanité. Utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème !

Extrait du communiqué de Pax Christi International : Utiliser la violence armée demeure un moyen facile pour se venger, se justifier en prétendant que c’est le meilleur moyen de résoudre les conflits sanglants en cours, et le proposer aux citoyens comme unique source de sécurité.
(…) Jusqu’à présent, les fusils ne nous ont pas permis d’éradiquer l’extrémisme violent; les institutions étatiques doivent se montrer beaucoup plus créatives et transparentes pour trouver des façons de faire, tout en s’appuyant sur des réponses déjà développées par les organisations de la société civile.

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Lire tous les témoignages, hommages et commentaires reçus à la suite des attentats de Paris et des questions que nous avons posées sur le site.
https://antennesdepaix.org/affirmer-la-paix-malgre-la-violence/

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Pardon et réconciliation

« Au-delà du pardon », une touchante histoire de réconciliation  

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En cette Journée internationale de la paix, Marie-Claude, Anne et Gisèle rendent hommage au film « Au-delà du pardon », réalisé par le palestinien Imad Karam avec la collaboration d’une équipe sud-africaine. Pour résumer, Letlapa, un ancien combattant pour la liberté, Président actuel du Congrès panafricain,  poète et philosophe, autorisa une attaque contre une taverne de Cape Town en représailles contre le massacre brutal d’élèves noirs par les forces armées sud-africaines.

La fille de Ginn, Lyndi, mourut tragiquement dans la fusillade. Ginn veut connaitre « l’homme méchant » qui a autorisé le massacre des innocents. Elle découvre un homme sincère pris dans la souffrance de l’homme noir d’Afrique du Sud.

« J’ai sangloté presque dès le début lorsque j’ai écouté ce film pour la première fois. Dans un univers médiatique noyé dans les mauvaises nouvelles, ce film m’a fait l’effet d’un baume de lumière sur mon cœur d’humanité meurtrie. La beauté de l’amour véritable nous rappelle notre profonde nature humaine et ça redonne espoir. Oui, la Vie sur terre est possible! »

Marie-Claude Bénazet

Lire l’ensemble de l’article dans notre section « Films pour la paix »
https://antennesdepaix.org/au-dela-du-pardon-de-imad-karam/

  “Courageous people do not fear forgiving for the sake of peace”

Nelson Mandela

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Ce récit, qui nous montre comment se sont évanouis les faux jugements que portaient l’une sur l’autre des personnes qui ne s’étaient jamais rencontrées auparavant, nous rappelle à l’ordre : « N’enferme personne dans le tombeau de ta perception avant de l’avoir rencontrée, de l’avoir vue et entendue et enfin d’être touché. »

Lire la suite de l’article de Anne Allard

 

Ce film répond à la question que pose Ginn : « Comment passer du statut de victime à celui de survivant puis de guérisseur blessé? » Chrétienne, elle décide de renoncer à son droit de vengeance légitime; lui est athée mais il reconnaît en chacun une dimension spirituelle. Lorsqu’elle lui offre le pardon, il est renversé : « C’était une nouvelle fenêtre qui s’ouvrait sur la vie. »

Lire la suite de l’article de Gisèle Turcot

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Illustrations de Colette Coughlin

 

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Appel à la participation

Si notre cœur devenait sanctuaire…

Nous débutons une nouvelle saison des appels à la paix en s’inspirant d’une expression de l’une des nos auteures, Marie-Hélène Carette : « Et si notre cœur devenait sanctuaire ». Cette phrase résume bien notre raison d’être, laquelle propose un élargissement de notre regard et de notre cœur afin d’y accueillir les laissés pour compte, les mal-aimés et les oubliés, ceux-ci ne trouvant plus aucune terre d’asile, plus aucun sanctuaire à l’intérieur duquel se réfugier.

coeur-sanctuaire

De tout temps, des groupes humains ont trouvé refuge dans des temples simplement pour faire halte et rendre un culte à leur dieu, ou pour échapper aux menaces de capture ou de guerre en obtenant la protection d’une communauté de croyants.

De nos jours encore, des demandeurs d’asile ayant épuisé tous les recours se réfugient dans une église pour échapper à un avis d’expulsion. Une communauté accepte de les mettre à l’abri du danger, de les accompagner dans leur démarche. Des églises ou des synagogues situées en zones frontalières sont ainsi appelées à devenir sanctuaires au moins pour un temps (entre Californie et Mexique, par exemple).

En principe, ces lieux sacrés sont inviolables, et généralement les forces de l’ordre s’abstiennent d’en forcer l’entrée. Le devoir de donner l’hospitalité à une personne en danger prévaut sur d’autres lois.

Mais nous assistons à des actes d’une violence inédite qui laissent croire que plus rien n’est sacré, surtout pas la personne humaine. Enlèvements de ministres du culte, massacres, mise en esclavage des filles et des femmes, expulsions de familles en instance d’immigration, désinstallation de communautés locales pour faire place à des industries extractives, enfermement dans le cercle infernal de la traite humaine : les exemples ne manquent pas pour illustrer l’asservissement de l’être humain à des forces qui le privent de sa dignité, de sa liberté.

Et pourtant, le temple le plus sacré n’est-il pas le cœur humain? N’est-il pas la première terre d’accueil que le Créateur ait ensemencée de son amour?Une terre habitée par une immense soif de fraternité, assez vaste pour donner l’hospitalité à tous ceux et celles qui sont en danger.

Si notre cœur re-devenait sanctuaire, qu’arriverait-il à l’humanité tout entière? Qui aurait besoin d’être accueilli, hébergé, nourri, éclairé et accompagné? Quelles blessures auraient besoin d’être soignées et guéries? Que pourrions-nous offrir à ceux et celles qui manquent  de tout, surtout de justice et de paix?

Notre cœur-sanctuaire ouvrirait  la porte aux  personnes handicapées  qui ont plus de difficulté  à se déplacer pendant nos hivers nordiques, il s’approcherait de ces milliers de villageois en Centre-Afrique confrontés au pillage de leurs ressources, des courageux chefs religieux qui font appel à une meilleure concertation des diverses communautés croyantes pour rétablir la paix en France, en Égypte, en Irak, au Soudan du Sud.

Comment donner l’hospitalité en nous-mêmes à toutes les souffrances qui sollicitent notre compassion? Est-il même possible d’accueillir en soi l’expérience, le visage de gens qui sont si loin alors que nous suffisons à peine à poser un regard compatissant sur celles et ceux qui sont tout proches?

N’hésitez pas à partager vos témoignages ou questions, ainsi qu’à proposer des  sujets pour les prochains appels, écrivez-nous à :

accueil@antennesdepaix.org

Au programme des Antennes de paix en 2015 : une formule allégée, des dossiers moins lourds ou répartis sur une plus longue période, davantage d’appels et de possibilités de participer.

Nous vous invitons à rester connectés, ou à vous abonner sur le site si ce n’est pas déjà fait, afin de connaître tous les détails.

Veillez avec nous, nos antennes demeurent à l’œuvre pour capter les détresses et initiatives de réconciliation de ce monde ainsi que pour les relayer avec cœur sur nos réseaux!

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Droits des enfants

L’esclavage des enfants, l’humanité elle-même est en jeu

En ce 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, nous avons choisi de rendre hommage à un artisan de paix qui a consacré sa vie à libérer des enfants de l’esclavage, Kailash Satyarthi.

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Illustration de Kailash Satyarthi réalisée d’après une photo prise par Senado Federal. les illustrations des enfants au travail sont inspirées de photos trouvées sur le web. Nous remercions les photographes ainsi que les sujets apparaissant sur les photos de nous sensibiliser au vécu des enfants sur le terrain!

Pour sauvegarder et imprimer l’affiche en pleine résolution,
ouvrir le fichier pdf ci-dessous en cliquant dessus :
Kailash_Satyarthi-2014

215 millions d’enfants sont forcés de travailler dans le monde selon le Bureau international du travail. Pour Kailash Satyarthi, c’est le sort de l’humanité qui est en jeu.

Son nom signifie « chercheur de la vérité » et depuis plus de 34 ans il offre sa vie à la défense des plus pauvres et désespérés : des enfants abandonnés, vendus, ou devenus orphelins. À l’aide de l’organisation qu’il a fondée en Inde, Bachpan Bachao Andolan (« Mouvement pour sauver l’enfance »), plus de 82,800 vies ont été libérées de la traite et de l’esclavage.

Kailash Satyarthi  partage le prix Nobel pour la paix 2014 avec Malala Yousafzai
http://www.bba.org.in/

Lire la suite

temoignages

Quelques extraits de témoignages d’enfants qui ont vécu l’esclavage, tirés du site de l’organisme montréalais AIPE (Aide internationale pour l’enfance) :

« Il m’a battue jusqu’à ce que mon corps soit enflé de partout et que je sois incapable de me lever pendant quatre jours. »

« Ma tante m’a confiée à une marchande de charbon. Je devais m’occuper de ses 4 enfants, faire la vaisselle et surtout porter l’eau de la fontaine à la maison chaque jour des dizaines de fois pour les besoins du ménage, la lessive, le bain de toute la famille »

« Il (son père) m’a emmenée à Tai-Pei et m’a vendue à une tenancière de bordel. J’avais juste 13 ans et je ne savais pas ce qui m’arrivait. »

« Mes parents ont emprunté de l’argent à mon employeur et pour rembourser leur dette, mon frère et moi devons travailler à la carrière de pierres tous les jours. Je soulève de grosses pierres et je les porte sur ma tête pendant plusieurs heures. »

« Ma mère m’a envoyée travailler dans cette famille, car elle n’avait pas plus d’argent pour me nourrir et elle pensait que là-bas, je serais éduquée et bien nourrie. Je n’ose pas retourner la voir et lui dire la vérité. »

« …Je rêve encore du garçon que j’ai tué. Je le vois dans mes rêves; il me parle et me dit que je l’ai tué pour rien, et je pleure. »

« On travaille sept ou huit ans puis on tombe malade. La poussière de la pierre attaque les poumons et, très vite, on ne peut plus respirer : ils appellent ça la silicose et on ne peut pas guérir. »

Les vieux et les malades étaient brûlés vifs dans leur hutte. Les troupes arabes ont fini par me trouver. J’ai été enlevé et donné à une famille arabe comme «cadeau».

« En lire plus dans notre dossier ou lire l’intégralité des témoignages sur le site de l’AIPE. »

http://aipe-cci.org/temoignages-denfants-travailleurs

 

a-l-oeuvre-pour-la-paix

  • Une jeune Américaine transforme un voyage en famille en une aventure humanitaire en créant « Empower Children »
  • ÉQUITAS, un Centre international d’éducation aux droits humains, reçoit le Prix Droits et Libertés
  • Le projet LOVE, Leave Out Violence / Vivre sans violence
  • Un héros local kirghize lutte pour la protection des droits des enfants des rues de Bichkek au Kirghizistan
  • L’Association étudiante canadienne pour les droits de l’enfant voit le jour
  • Convention relative aux droits de l’enfant adaptée aux enfants dès 10 ans

…et plus dans notre dossier

dossier

Quelques infos…

Et toute une série de liens

partage-prieres

L’exploitation de l’enfant dans un cycle sans fin qui se déploie de manière odieuse dans les contextes les plus diversifiés…

Elle réapparaît à chaque époque comme le fléau le plus triste qui soit; un fléau qui peut saper les fondations du « vivre-ensemble’’ et dont l’impact – exponentiel – rejoint les choix, les démissions et les politiques de tous ordres affectant la Planète Terre.

À petite échelle, l’enfant-faire-valoir-du-parent-performant troquerait volontiers son allocation hebdomadaire et ses jeux vidéo contre du temps de qualité en compagnie de sa famille;

Plus largement, l’enfant pauvre des pays dits « émergents », exploité au travail sous-payé, « habille » de sa sueur et de jolis vêtements qu’il ne portera jamais, tout un pan de l’Occident qui en redemande sans cesse;

Lire la suite des réflexion-prières de Marie-Hélène ainsi que nos suggestions d’intention de prière.

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Faites nous parvenir votre propre appel, message ou prière pour la paix, nous les joindrons à cet article!

accueil@antennesdepaix.org

D’où tu partais tôt le matin, fatigué et mal nourri
Dans une mine d’étain, dans une usine de tapis,
Petit Poucet affaibli dans une carrière de sable,
Qui n’aura jamais de pain à semer comme dans la fable

Découvrir notre nouvelle page consacrée à la poésie au service de la paix et lire la suite des poèmes « Vent d’équité » et « Je nomme les enfants » envoyés par Rita Amabili

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Appel de participation
Au-delà de la violence, la résilience 

Les visages de la violence sont multiples, reconnaissables. Mais n’a-t-on pas besoin de voir, d’entendre et d’être touchées par ces femmes dont l’histoire « violente » fut aussi un chemin de croissance et de « rédemption » sur les forces du destin, du mal et de l’entropie? 

Nous choisissons d’aborder le thème proposé en nous orientant vers la résilience de femmes -réelles victimes- devenues inspirantes, qui désormais se posent autrement dans l’existence.

Demeurons en éveil pour repérer autour de nous, ces «sorties de tombeaux »: que ce soient ceux de l’abus, de l’intimidation, des épreuves, de la guerre… Elles nous enseignent que la violence n’a pas toujours le dernier mot.

En plus d’inviter à devenir « sentinelles solidaires », les Antennes de Paix saisissent l’occasion de « faire une différence » avec vous, dans l’horizon d’une Paix espérée dans la mutualité et la confiance.

Envoyez des histoires de sortie de la violence, des exemples de femmes résilientes, des témoignages, messages et prières.

Écrivez-nous avant le 24 novembre à
accueil@antennesdepaix.org

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Colombie

Colombie, un courageux processus de paix

Cette semaine, notre dossier porte sur le courageux processus de paix engagé en Colombie.

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Sachant que nous sommes tous concernés par cette nécessité de démarches de réconciliation et de paix, à commencer dans nos propres communautés et dans notre pays, nous débutons l’appel à la paix de cette semaine en revenant sur les événements qui viennent de se passer à Ottawa. Un rappel que la violence amène invariablement à la violence et que la paix ne peut fleurir sans une réelle pratique de la justice sociale.

En écho aux événements
survenus au Parlement d’Ottawa

L’événement surprise survenu le 22 octobre au Parlement, centre de la vie démocratique de notre pays, fait d’abord appel à notre compassion pour les familles qui ont perdu un des leurs, à Ottawa et à Saint-Jean quelques jours auparavant.

Nous n’aimons pas voir le visage de la violence qui se manifeste sous un jour inédit et nous sommes en alerte, conscients du risque réel de voir réduire encore l’espace de la confiance tellement nécessaire à la santé du vivre ensemble.

L’événement sème aussi l’inquiétude. La tentation sera grande de dégager trop tôt des leçons qui nous acheminent vers des mesures exceptionnelles de sécurité et de contrôle. Sous couvert de sécurité, des décisions hâtives provoqueraient une association malheureuse entre criminalité et radicalisme attribuable, entre autres, à des pratiques islamistes que des musulmans récusent eux-mêmes.

Si nous nous mettions à l’écoute du désarroi qui a conduit de jeunes hommes à des comportements violents et destructeurs, nous apprendrions sûrement des choses sur notre propre société, sur le besoin de réaffirmer des valeurs de solidarité dans un climat de respect qui autorise l’énoncé de ses croyances, dans l’ouverture à l’autre.

La violence mène inévitablement à la violence. Que nos élus aient la sagesse de promouvoir une culture de paix, puisant à même la tradition de non-violence qui honore notre pays. Qu’ils soient  convaincus que la meilleure manière de dissuader l’extrémisme est de contribuer à éliminer de notre monde, et surtout des pays les moins privilégiés, les inégalités criantes qui perdurent. Qu’ils nous aident à pratiquer la justice sociale et la justice écologique, car notre terre est sacrée, et chaque être humain a sa propre dignité.

Richard Renshaw

Secrétaire des Antennes de paix.

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Notre dossier spécial sur le processus de paix en Colombie

Que s'est-il passé en Colombie?
Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Un pays démocratique, doté d’une constitution, d’un Parlement composé d’élus selon les normes démocratiques, a pourtant vécu une longue guerre civile qui remonte à la fin des  années 1950 et qui a atteint une violence inouïe, surtout  à partir de 1985. Mais tous les conflits  finissent par trouver une issue, plus ou moins pacifiquement. Engagé dans un processus de négociations pour arriver à une pacification du pays, le peuple colombien vit une période cruciale de son histoire contemporaine.

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Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Une particularité inédite du processus de paix, dont les négociations se déroulent à Cuba, est de donner la parole aux victimes. Des victimes de la société civile qui, en Colombie, ont subi les assauts de plusieurs acteurs en présence poursuivant leurs intérêts respectifs : les paramilitaires, les rebelles menant des guérillas, les forces gouvernementales commettant des exactions contre leur propre peuple.

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Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Lire les statistiques à propos de la guerre civile dans notre dossier

La guerre civile en Colombie est une histoire de violence qui s’est répandue et dégradée au point de dépasser les limites et les normes que les combattants doivent respecter dans une vraie guerre.

droits-victime
Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Donner la parole aux victimes et reconnaître leurs droits

« D’abord, nous avons établi quelques principes directeurs pour toutes les discussions; et deuxièmement, nous assurons une plus grand participation des victimes, car tout ce que nous faisons et que nous avons fait, repose sur ce que les victimes nous disent.

Les droits des victimes du conflit ne sont pas négociables. »

Allocution au Parlement du Haut-responsable des négociations de paix, Sergio Jaramillo.

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Une recherche action de Pax Christi International en Amérique latine a mis en évidence l’importance d’accompagner les personnes engagées dans la résolution pacifique des conflits.

De nombreuses initiatives ont surgi partout en Amérique latine pour lutter contre la violence. En Colombie, des associations de femmes se sont fédérées pour élucider les éléments de la culture qui favorisaient la violence structurelle et sociale.

Lire la suite dans notre dossier

dossier

Les victimes colombiennes prennent la parole à Cuba : deux sites en espagnol

Des enfants autochtones racontent des épisodes de violence qui ont atteint leur famille.

Chansons de paix et non-violence en espagnol:

Une vidéo du Révérend Michael Lasley, un spécialiste de la réconciliation.

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Lire la Prière pour les femmes privées de paix, tirée du carnet Femmes acteurs de paix, Pax Christi France

Voir notre suggestion d’intention de prière pour la paix en Colombie.

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Initiatives de paix Non-violence

La non-violence et la paix, c’est à nous d’en faire la promotion!

non-violence

En cette Journée internationale de la non-violence, nous cherchons à nous rappeler que la non-violence et la paix, c’est à nous d’en faire la promotion, autant dans nos actions que dans nos paroles et communications!

appel-semaine

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En ces temps où la violence et les conflits armés retiennent l’attention des médias, nous vous invitons à faire connaître les initiatives et artisans de paix que nous avons regroupées dans notre dossier.

Une autre manière concrète de promouvoir la paix est de proposer ou de soutenir la candidature d’une artisane ou d’un artisan de paix au Prix du Public pour la Paix dont l’édition 2015 vient tout juste d’être lancée.

Le Prix du Public pour la Paix est la seule distinction pour la paix tenant compte des voix et du vote du grand public.  Ce prix unique au monde permet à chacun de faire sa part en proposant ou en soutenant la candidature d’une personne, connue ou inconnue, qui œuvre pour la  paix.

Il suffit de soumettre le nom du candidat de votre choix accompagné d’un minimum d’une dizaine de lignes de texte expliquant pourquoi vous voudriez que cette personne reçoive le Prix du Public pour la Paix 2015. Envoyez votre nomination à :

contact@prixpublicpaix.org

Toutes les nominations devront être reçues avant le 31 octobre 2014 à minuit.

Inscrivez-vous sur le site pour recevoir tous les détails
et être informé de la période de vote.

www.prixpublicpaix.org

L’édition 2015 du Prix du Public pour la Paix présente trois nouvelles catégories de prix : Tisserandes de paix, Groupes œuvrant pour la paix et Initiatives de paix entre les religions. Ces prix s’ajoutent aux trois catégories de base lancées l’année dernière : Prix artisan de paix local, en émergence ou de réputation internationale.

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temoignages

En participant à une mission de solidarité en Palestine-Israël, Mary-Ellen Francoeur, ancienne présidente de Religions pour la paix Canada, a découvert la non-violence à l’œuvre chez les Israéliens et les Palestiniens. Voici un extrait de son témoignage :

« À cause de ma foi et de mes convictions profondes qui m’amènent à croire qu’on ne peut obtenir la paix que par l’action non-violente, j’étais pleine de gratitude et d’admiration pour le mouvement actuel de non-violence et les conditions de vie d’un bon nombre d’Israéliens et de Palestiniens. Un des exemples les plus poignants fut le témoignage du père d’une adolescente israélienne qui venait d’être tuée sur la place publique par une bombe palestinienne. Au début, plein de rage et de ressentiment, il rageait contre le peuple palestinien. Mais à l’invitation d’un ami, il a accepté de participer à la rencontre d’un groupe de parents palestiniens et israéliens qui ont choisi la paix. Voyant une vieille palestinienne qui portait la photo de son bien-aimé tué par un citoyen israélien, son cœur fut touché et il ressentit de la compassion pour elle et pour tous ceux et celles qui ont partagé la douleur de la perte d’un être cher. Il comprit qu’il devait travailler pour mettre fin à de telles souffrances. Sa tristesse était toujours visible, mais son engagement immense. Il se mit à parcourir les écoles pour partager son histoire et son engagement à la non-violence afin de  mettre fin à l’Occupation. »

Francoeur, Mary-Ellen, « Réflexion sur le conflit israélo-palestinien : le rôle de la non-violence ».

Pour obtenir le texte complet, en français ou en anglais, écrire à antennesdepaix@gmail.com .

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Vous trouverez dans notre dossier quelques initiatives de paix et de non-violence à partager dont voici un petit aperçu : 

PEACE ONE DAY  – Entre autres événements, signalons des activités réalisées en quelques villes de la République Démocratique du Congo, pays traversé par la guerre civile surtout dans la région du Sud-Kivu.

MASTERPEACE – CONCERTS POUR LA PAIX est une initiative officielle, lancée le 21 septembre 2011 et qui s’est achevée le 21 septembre 2014 avec la tenue de concerts de la paix dans plus de 40 pays.

LA SEMAINE DE LA PAIX EN COLOMBIE – Chaque année, un grand nombre d’organismes dédiés à la défense des droits humains et à la paix célèbrent une Semaine de la paix en Colombie.

KITES FOR PEACE – Un appel venant des enfants pour mettre fin aux conflits armés dans le monde.

INTERNATIONAL ZOUK FLASHMOB – Vous connaissez la danse brésilienne Zouk? Le 16 août dernier, une quarantaine de villes dans le monde ont organisé un événement dansant pour unir les humains de toutes races et couleurs par le Zouk.

WORDS OF PEACE – Le 21 septembre  un poste de télévision a cessé de publier les “mauvaises nouvelles” pendant 48 heures et présenté des artisans de paix et leurs initiatives.

YOUTH PEACE FEST, MUMBAI, INDIA – Développer les arts pour la paix, écrire pour la paix, marcher pour la paix, recourir à la musique et à la danse pour aider les jeunes à trouver le chemin de leur propre paix intérieure…

SPPIRITUALITÉ ET NON-VIOLENCE – « Notre choix clair est la non-violence active.» Voilà l’une des  six pierres de gué (stepping stones) qui constituent la spiritualité de la paix, selon une recherche action qu’un grand mouvement de paix a menée auprès de ses membres en plusieurs pays.

En apprendre plus sur ces initiatives de paix dans notre dossier.

partage-prieres

Dieu, nous voulons choisir une vie de non-violence et en témoigner :
Dire du bien de l’autre et non pas le blesser.
Entendre la voix qui nous appelle mes bien-aimés.
Être compassion au cœur même de la compassion.
Rechercher ce qui doit être fait plutôt que les résultats.
Réclamer la justice mais fuir la vengeance qui assassine.
Lancer étoile après étoile dans un ciel assombri.
Tendre la main assez loin pour atteindre l’inaccessible.

Lire la suite de cette prière de Mary Lou Kownacki

 

sugg-int-priere

Seigneur, tu ne méprises pas un cœur humble et compatissant.
À tous ces peuples qui  subissent le joug de la violence et de l’oppression,
accorde la liberté.

R/           Seigneur, tout notre espoir est en toi.

Seigneur, tu aimes ces hommes et ces femmes qui adoptent  le chemin de la non-violence pour bâtir la paix;  accorde-leur  la grâce de ne jamais douter de ton amour.

R/           Seigneur, tout notre espoir est en toi.

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Partage des participants :

Une participante, Anne, a répondu à notre Appel pour la paix entre les religions en nous livrant une phrase percutante :

Les guerres dites « de religion » apparaissent quand le fanatisme s’habille d’une religion pour justifier le tranchant de ses décrets tout en ruinant la religion dont il s’est emparé .

Aussi, en complément, quelques citations de Marie-Joseph Chénier :

« Aimer le genre humain, secourir la misère, c’est la religion, c’est la loi toute entière »

« Le ciel pardonne tout, hors l’inhumanité. »

« Pour un homme inspiré secourir les humains est un devoir sacré. »

Et un extrait des propos de Mgr Parolin :

« Ne laissez personne penser qu’il est protégé par « l’armure » de Dieu quand il prépare et exécute des actes de violence et d’oppression ! Que personne n’utilise la religion comme un prétexte pour des actions contre la dignité humaine et contre les droits fondamentaux de chaque homme et femme, surtout le droit à la vie et à la liberté religieuse ! »

Les gens de foi ont une grande responsabilité, celle de condamner ceux qui cherchent à séparer la foi de la raison et à instrumentaliser la foi comme justification à la violence.

La compréhension interculturelle et  la justice sociale sont « indispensables » pour contenir le terrorisme, car « quand l’adhésion à une tradition religieuse spécifique débouche sur un service de générosité, avec conviction, et qui concerne le bien de la société toute entière sans faire de distinction, alors là aussi, il existe vraiment une liberté religieuse authentique et mûre ».

Selon Jean-Paul II la réponse au terrorisme doit respecter « les limites morales et légales dans le choix de la fin et des moyens. Le coupable doit être identifié correctement, dès lors que la responsabilité criminelle est toujours personnelle et ne peut pas être étendue à une nation, un groupe ethnique ou religieux auquel les terroristes peuvent appartenir ».

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Un autre partage, venant d’un de nos partenaires de la famille franciscaine :

Chez François d’Assise l’idée de la résolution pacifique des conflits se condense dans la célèbre légende du loup de Gubbio. C’est un enseignement, dans lequel se retrouvent tous les éléments de la recherche franciscaine de la paix. Les principales étapes sont résumées ci-dessous :

  • La paix ne vient pas d’elle-même, on doit, au préalable, faire les pas nécessaires à la paix. François a toujours agi sans hésitation lorsqu’il entendait une dispute ou un conflit.
  • La paix ne s’obtient pas par la violence, car la violence engendre toujours une autre violence. D’où le refus des armes et l’engagement à une non-violence active et à suivre l’idée fondamentale du sermon de Jésus sur la montagne.
  • La paix est finalement un don de Dieu. C’est pourquoi François se prenait soi-même seulement et simplement comme un instrument de paix. De là en découle évidemment : la recherche non violente de la paix est impossible sans une profonde spiritualité.

Lire la suite sur le site www.fr.ccfmc.net

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Paix entre les religions

Appel pour la paix entre les religions

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Peut-on éviter que les appartenances religieuses soient détournées à des fins de lutte de pouvoir?

Peut-on éviter, en ces temps de grandes tensions entre des factions armées qui légitiment leurs actions au moyen  de leur propre interprétation de la religion, de tomber dans les mécanismes de peur et de vengeance communs à tout conflit?

Quelques textes pour rappeler que la compassion, la charité et le pardon sont des valeurs communes à l’ensemble des grandes religions.

« Malgré leurs différences philosophiques et rituelles, toutes les religions se ressemblent: elles délivrent un message de compassion, d’amour et de pardon. » Dalai Lama

Comment les trois grandes religions monothéistes, partageant une seule et unique origine, peuvent-elles devenir un prétexte à autant de conflits?

« Toutes ces lumières proviennent d’un seul soleil »

Jalâl al-Dîn Rûmî, poète musulman soufi
qui fréquentait tout autant les chrétiens
et les juifs que ses coreligionnaires de l’Islam.

Rûmî  raconte l’histoire de trois voyageurs fatigués par leur chemin qui se disputaient pour savoir ce qu’ils pourraient acheter pour apaiser leur soif. Le premier disait qu’il voulait acheter de l’üzüm (« raisin » en turc), le deuxième de l’israfil (« raisin » en grec) et le troisième de l’inab (« raisin » en arabe). Un homme qui passait devant eux s’arrêta pour essayer de comprendre l’objet de leur querelle et il leur demanda ce qui leur arrivait. L’un d’entre eux répondit : « Je veux acheter de l’üzüm et lui de l’israfil et lui ne veut que de l’inab. » L’homme leur expliqua alors qu’il s’agissait de la même chose mais dans trois langues différentes.

Source : http://expositions.bnf.fr/parole/arret/06.htm

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À témoin de toutes ces « lumières qui proviennent d’un seul soleil », un rappel de la « règle d’or » ou « éthique de réciprocité » commune à toute religion, tradition spirituelle ou culture, règle universelle qui se résume au plus simple à  : « traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse! »

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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique_de_r%C3%A9ciprocit%C3%A9

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D’autres extraits en appel à la paix entre les religions :

« …veiller à ce que, dans le respect des dogmes et des pratiques religieuses, mais aussi de la liberté d’exercice du culte et de conscience, le dialogue, ce mieux-vivre ensemble, soit rétabli ou instauré d’une manière durable. »
Conférence internationale pour le dialogue des cultures et des religions

« La religion – dont la raison d’être apparaît avec les deux racines latines possibles du mot : religare (relier) et religere (relire) – se voit ainsi défigurée. Elle ne relie plus les êtres humains entre eux, elle les lie. Elle ne relit plus la vie et les réalités insaisissables, en quête de sens; elle assène une vérité, elle lit au pied de la lettre, elle tue le sens en l’imposant. »

Jean-Claude Ravet, Violence et religion. Lire la suite dans notre dossier

temoignages

Oui, les musulmans se prononcent en grand nombre contre la violence et l’intolérance!

« actes qui violent les lois islamiques, la conscience islamique »
L’Union internationale des savants musulmans

« un danger pour l’islam et les musulmans, qui nuit à leur image… ». 
Grand mufti d’Egypte, Shawki Allam

« conscients que l’injustice et la barbarie doivent être combattues sans relâche, tant en Irak qu’à Gaza et ailleurs »
Associations et personnalités issues du Maghreb

 «(Les actions) contre les minorités religieuses en Irak violent l’enseignement coranique ».
Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA)

« ces situations dramatiques mettent en danger le travail de cohésion et de paix dans le monde ».
Rassemblement des musulmans de France (RMF),

Ces extraits sont tirés d’un article référé par Normand Breault – Voir notre dossier.

Voir aussi la campagne lancée au Royaume-Uni sur les réseaux sociaux. Des musulmans utilisent le mot-clé #NotInMyName (pas en mon nom) pour se dissocier de la violence utilisée par les groupes extrémistes.

dossier

Autres liens sur notre dossier :

Le christianisme arabe pris en tenaille entre les politiques occidentales et les mouvances islamiques armées

À l’Université de Montréal, la Chaire de recherche du Canada Islam, Pluralisme et Mondialisation, vise à l’avancement de la recherche dans les sciences islamiques et les sciences des religions.

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Quelques initiatives de solidarité, de paix et d’entraide interreligieuse :

Aux États-Unis, le Faith Forum Middle East Policy, a adressé au Président Obama une lettre signée par 65 personnalités pour proposer des moyens non militaires d’arriver à « une paix juste » au Moyen-Orient.

À l’occasion de la Semaine pour la paix en Palestine et Israël, du 21 au 27 septembre 2014, le Forum œcuménique Palestine-Israël du Conseil Œcuménique des Églises invite à signer une pétition pour libérer les prisonniers injustement détenus dans les prisons israéliennes.

Dialogue With Muslims, August 20, 2014. Dialogue avec les Musulmans. Déclaration du Comité des affaires œcuméniques et interreligieuses de la Conférence des Évêques Catholiques des États-Unis.

Allemagne, 21 septembre 2014 : Quelque 2000 mosquées, notamment à Berlin, Hambourg, Munich ou Hanovre, participent à une journée baptisée « Musulmans contre la haine et l’injustice.

En Irak,  « 12 Assyriens chrétiens échappent aux griffes de l’État Islamique » … grâce à l’aide d’un musulman.

À Montréal, le Groupe Inter Foi – Lieu de dialogue entre personnes croyantes et humanistes –  propose des  rencontres mensuelles pour clarifier son propre enracinement religieux et mieux comprendre en quoi la religion de l’autre est différente.

Lire les détails sur notre dossier

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Lire la version intégrale des trois prières, juive, chrétienne et musulmane, proposées par John Walsh, ainsi que des prières offerte par des participants, Louisette Lelièvre et Daniel Kraemer

sugg-int-priere

Nous souvenant de la rencontre inter-religieuse à Assise en 1986, invoquons ensemble la paix de Dieu qui surpasse tout don.

Nous prions pour que chaque Église en particulier et toutes les Églises ensemble s’engagent totalement pour la paix dans le monde, pour la justice et l’intégrité de la création, pour les droits des plus faibles et pour les besoins des chômeurs. Puissions-nous être fermes face à  la violence, à la torture, à l’abus de pouvoir et à la course aux armements.      Pause.

Nous prions pour que nous, chrétiens, soyons plus disposés à connaître, à apprécier les valeurs  des autres religions, à collaborer avec elles et avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté; afin que toutes les nations et tous les groupes humains se comprennent et travaillent ensemble.      Pause.

 Dieu de miséricorde, en ce temps de violence incontrôlable,  
nous apprécions davantage le don de la paix et de la sécurité.
Enseigne-nous à prendre soin de nos frères et sœurs qui sont en danger.

R/ Dieu de miséricorde, enseigne-nous à prendre soin des peuples en danger.

Lire les autres intentions de prière.

 

infos


Aujourd’hui, plus de 150 millions de chrétiens sont persécutés dans le monde. 
Sites à consulter :

Visiter le site Solidarité internationale trinitaire – SIT France Québec – a pour mission de faire connaître les situations des chrétiens persécutés, de dénoncer le non-respect de leurs droits et de les soutenir par la prière et l’action concrète.
http://www.sit-france.org/index.php?page5-12

Voir la carte mondiale de la persécution dans le monde.
https://www.portesouvertes.fr/

___

Contribution des correspondants

Nous avons reçu un témoignage sur les jeunes détenus politiques en Égypte, suite à l’Appel du 21 septembre.

Yara Sallam: « Ma vie si elle peut avoir une signification quelconque ou si un jour elle peut être mémorisée, je veux que ce soit à propos d’espoir, de rire, de passion, de joie et d’amour pour la vie. Comme l’est ma révolution ».

Lire la suite sur notre dossier

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Journée internationale de la paix

Journée internationale de la paix

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L’Appel à la paix du secrétaire général de l’ONU
à 100 jours de la Journée du 21 septembre 2014

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 « Au cours des 100 prochains jours, il faudra que l’humanité tout entière défende le droit à la paix en exhortant les combattants à déposer leurs armes. Ensemble, marquons notre solidarité à l’égard des civils auxquels le terrorisme et la guerre ont coûté la vie, à l’égard des familles traumatisées qui n’ont plus ni maison ni avenir, et à l’égard des pays dont le niveau de développement est revenu plusieurs décennies en arrière. »

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L’appel de Ban Ki Moon a-t-il été entendu?

  • Qui parle de déposer les armes?

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  • Une génération d’enfants atteints par la guerre.
  • Les États érigent des murs pour empêcher la libre circulation des personnes et des biens.

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James Stavridis, OTAN : « Les murs ne fonctionnent pas. Il faut construire des ponts »
http://tedglobal.blog.lemonde.fr/2012/06/26/james-stavridis-otan-les-murs-ne-fonctionnent-pas-il-faut-construire-des-ponts/

 « Une frontière n’est pas nécessairement un mur, une ligne hermétique, puisqu’elle est un point de contact, une interface : son tracé est en principe bilatéral, régi par des  conventions, établi par des États frontaliers, tandis que le tracé d’un mur est – à de rares exceptions près – unilatéral et exclusif. » Élisabeth Vallet, Charles-Philippe David, Le Devoir.com, mardi 13 avril 2010

Lire les détails dans notre dossier

temoignages

 « Les exactions des officiers et des soldats de l’armée régulière à l’encontre de la population civile bénéficient désormais d’une totale impunité. Au Sinaï, tout est permis, y compris la destruction des maisons sans autorisation des tribunaux, l’incendie des cabanes qui abritent les plus pauvres et notamment les personnes âgées, l’arrachage des oliveraies … le meurtre de femmes et d’enfants… les déplacements forcés et les disparitions organisées et, bien entendu, le harcèlement des journalistes et des chercheurs – dont l’auteur de ces lignes. »                                   I

Ismaïl Alexandrani, « Au Sinaï, une guerre sale qui ne dit pas son nom », Le Monde diplomatique, septembre 2014, p. 6-7

Lire les autres témoignages dans notre dossier.

 

dossier

Lire les notes, sources et articles consultés dans notre dossier sur la Journée internationale de la paix

 

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L’association internationale ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) propose de célébrer la Journée internationale de la paix en créant un réseau de prières couvrant les 24 heures en solidarité avec Irak, Israël et Palestine, Mali, République centrafricaine, République démocratique du Congo et Syrie. Voir le Bulletin de l’ACAT, août 2014.
http://www.acatcanada.org/SP-SP.htm

En Iran, les détracteurs du pouvoir qui prennent la parole ou la plume sont accusés de crimes contre l’État, tel Arzhang Davoodi, écrivain iranien emprisonné depuis plus de dix ans déjà.  Voir l’appel urgent d’Amnesty International pour lui obtenir justice. Consulter http://www.amnesty.ca/news/news-item/iran-must-immediately-release-prisoner-of-conscience-arzhang-davoodi

En Angleterre, Pax Christi UK invite à  prière et à jeûner pour la paix au Moyen-Orient entre le 8 septembre et le 7 octobre. Voir la prière proposée : www.paxchristi.org.uk

 

Au Québec, Outils de paix rassemble quelques organismes d’éducation à  la paix  qui ont décidé de se concerter pour créer ensemble des outils et intervenir en conjuguant leur expertise et leurs expériences. En savoir plus : www.outilsdepaix.org

 

Au Canada, des associations autochtones et des organisations œcuméniques demandent depuis dix ans une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues. Consulter : http://www.cbc.ca/news/canada/saskatchewan/inquiry-on-missing-and-murdered-women-could-delay-action-head-of-police-chiefs-association-warns-1.2747884

 

Une « Marche pour le climat » convergera vers New York où se tiendra Le Sommet 2014 sur le climat organisé par les Nations Unies le 23 septembre prochain. C’est une tentative pour convaincre les décideurs politiques et économiques de l’urgence de prendre des décisions courageuses si l’on veut éviter le pire en matière de changements climatiques. En savoir plus : http://www.un.org/climatechange/summit/fr/). Les organisateurs suggèrent deux moyens concrets d’agir, à court terme, pour ajouter votre poids à la balance:

Des soldats du renseignement israélien dénoncent les « abus » contre les Palestiniens

C’est une lettre envoyée par 43 officiers et soldats israéliens de réserve à leur premier ministre et à leur chef d’état-major. Ayant servi dans l’unité 8200, la plus prestigieuse unité de renseignement militaire israélien, ils ont décidé de ne plus servir, refusant de participer aux « abus » commis selon eux contre les Palestiniens.

En savoir plus :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/12/des-soldats-israeliens-refusent-de-participer-a-de-nouveaux-abus-contre-les-palestiniens_4486455_3218.html

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Partage de prières offertes par les participant-es

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Prière bouddhiste pour la paix

Que tous les êtres vivants affligés

De souffrances du corps et de l’esprit

Soient rapidement libérés de leurs maux.

Que les êtres effrayés cessent de craindre

Et que les êtres prisonniers soient libérés.

Que ceux réduits à l’impuissance retrouvent la force

Et que tous croient en l’amitié.

Que les êtres perdus en des terres inconnues et sauvages,

Que les enfants, les aînés et toutes les personnes vulnérables,

Soient protégés par des cieux bienveillants

Et qu’ils atteignent avec célérité l’État de Bouddha.

 

(Envoi de John Walsh, traduction par Anick Chartier, septembre 2014)

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Lire aussi la prière pour la paix du Cardinal Carlo-Maria Martini

 

sugg-int-priere

Seigneur, tu as annoncé par ton prophète Isaïe* que si nous sommes fidèles à tes commandements, « la paix coulera comme un fleuve et la justice comme les flots de la mer ».

Nous t’en prions, donne-nous maintenant ta grâce
afin que nous puissions agir avec imagination et courage
en fidèles artisans de ta justice et de ta paix.

 R/ Fais de nous, Seigneur, de fidèles artisans de ta justice et de ta paix.

(* Isaïe 48, 17-19)

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Syrie

Syrie, urgence humanitaire

 « La crise syrienne est devenue la plus grande urgence humanitaire de notre époque.»

Antonio Guterres
Directeur de L’UNHCR- Août 2014

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Il y a un an, le pape François lançait un pressant appel à la prière en faveur de la paix en Syrie.

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Qu’en est-il un an après? Son appel à la cessation des conflits reste plus que jamais d’actualité. Nous nous permettons d’en relayer quelques extraits, afin de réitérer l’urgence que les armes soient déposés dans ce pays ravagé par une guerre extrêmement meurtrière:

Je le répète à haute voix : ce n’est pas la culture de l’affrontement, la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix.
Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix.

Lire la suite dans notre dossier

 

temoignages

 « La guerre devient partie intégrante de notre vie quotidienne, mais nous ne pouvons pas nous habituer aux tirs, aux éclats d’obus, aux explosions, aux snippers tirés à l’aveuglette qui font chaque jour des dizaines et dizaines de morts et de blessés. Du point de vue social, beaucoup des jeunes et moins jeunes qui soutenaient les révoltes ont changé d’avis après avoir vu la férocité de ceux qu’ils soutenaient.
Sr Marguerite Slim et toute la Communauté
Lettre d’une communauté religieuse à des amis, Pâques 2014.
Lire la suite dans notre dossier

dossier

Lire les notes, sources et articles consultés dans notre dossier sur la Syrie https://antennesdepaix.org/syrie/

 

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Extrait d’une lettre d’une des déléguées des Antennes de paix à un artisan de paix Syrien :

Vous m’avez raconté avec des yeux scintillants comment vous organisiez des activités éducatives et du théâtre pour les enfants, et à quel point ils étaient joyeux de participer; à quel point ils voulaient apprendre et vivre! Votre partage m’a amenée au plein centre d’une guerre lointaine dont j’ignorais l’origine et les retombées, comme si, à travers vous, j’ai pu visiter le cœur même du peuple Syrien. Sa situation délicate et vos yeux tristes ne me quittent plus. Vous avez mis des visages à ce qui n’était que  statistiques auparavant.

Lire l’ensemble de l’hommage aux pères Frans et Mourad

 

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Une prière offerte par Richard Renshaw

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Intentions de prière pour la Syrie – 5 septembre 2014

Seigneur, toi dont la miséricorde a le pouvoir de guérir ce qui est blessé, regarde avec une infinie compassion ces villes et villages de Syrie épuisés par des combats meurtriers.

Pour que nous sachions résoudre pacifiquement les conflits qui brisent les relations dans nos familles, nos communautés et entre les peuples, implorons la miséricorde du Seigneur.
R/ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié.

Seigneur, toi dont la bonté n’a pas de limites, regarde avec une infinie compassion ces millions  de gens que la guerre a jetés sur les chemins de l’exil.

Pour que notre pays demeure ouvert et accueillant aux réfugiés et aux sans-abri, implorons la bonté du Seigneur qui veut pour tous la vie et la sécurité.
R/ : Ô Seigneur, écoute et prends pitié.

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Voir les prières et dessins-prière
reçus en réponse à l’appel au Moyen-Orient

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Appels à la paix pour le Moyen-Orient


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Nous nous permettons de relayer quelques extraits d’appels récents  à la paix et à la prière, en particulier pour le Moyen-Orient.

Pour commencer par le plus récent, voici un extrait du vibrant appel de la Conférence des évêques catholiques du Canada :

Appel à la miséricorde, à la compassion et à la justice au Moyen-Orient et partout dans le monde

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Nous entendons retentir autour de nous la question que Dieu, le Père de la vie, a posée dès l’origine à l’humanité : « Qu’as-tu fait de ton frère? » Nous voyons les sans-abri et les blessés du Moyen-Orient : en Iraq, en Syrie et en Terre sainte. Nous entendons les cris qui montent de l’Ukraine et de certaines régions de l’Afrique. Nous sommes témoins des persécutions et des épreuves que subissent des centaines de milliers de personnes aujourd’hui à cause de leur foi et de leurs convictions : catholiques, orthodoxes, protestants, juifs, musulmans, membres d’autres religions et de minorités ethniques. Les horreurs de la guerre et de la violence tourmentent une foule de cœurs innocents. Des familles et des enfants se retrouvent sans eau, sans nourriture, sans aide et sans abri. Des foyers et des collectivités sont ravagés. Non seulement l’avenir des populations de ces régions est-il désormais compromis, mais la sécurité internationale elle-même est menacée. La guerre et la violence attaquent les liens qui unissent l’humanité, divisant la famille humaine.

(Lire la suite en cliquant sur le lien)

Bureau de direction de la Conférence des évêques catholiques du Canada
  le 25 août 2014

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À QUI DE DIEU

Nous enfants femmes hommes anciens
Essoufflés par nos chemins et nos pas
Dépassés par le bien et le mal faits,

 Nous sommes à bout de justice
À travers l’incohérence
De nos intentions et de nos actions,

Nous sommes à bout de pardon
Affrontés aux frontières
De la haine et de la compassion,

 Nous sommes à bout de paix
Démontés facilement
Par des plans inachevés et des succès trompeurs.

Ô toi le Souffle
Passe et demeure là et quand nous espérons
La justice et le pardon,

Passe et demeure là et quand nous tenons
À pétrir le pain de l’espérance
Et de ton Impossible,

Passe et demeure là et quand nous œuvrons
Pour accueillir ta volonté et partager
Le miracle de ta Paix.

Gilles Bourdeau * 25 août 2014

 

Si la Paix est don de Dieu, c’est notre droit/devoir de la désirer et d’y participer. C’est aussi le devoir/droit de Dieu de nous l’inspirer et nous la  partager…Encore faut-il en prendre conscience et agir en vérité!

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Seigneur Dieu, je t’en prie, éclaire-moi et guéris-moi!

J’ai mal à mon cœur, il ne cesse de vivre la déchirure et de perdre son sang. Tu le sais, ce qui vit et bat en moi est encore et toujours là-bas, en ces terres que ta grande compassion a habitées, auprès de ces peuples que tu as aimés avec une infinie tendresse.

Est-il possible, sera-t-il un jour possible que mon âme cesse de souffrir de la division tant que le berceau de vie qui t’a accueilli dans ta fragilité restera la proie de convoitises destructrices et de luttes fratricides?

Seigneur Dieu, je t’en conjure, éclaire-moi et guéris-moi!

Se peut-il que trois grandes religions qui adorent un Dieu unique, toutes issues du même terreau, continuent à s’ignorer? Continuent à être manipulées par des intérêts politiques et économiques qui les aveuglent et détournent ta Parole.

Qui a permis que l’on fasse de toi un Dieu de guerre et d’intolérance? Qui a permis qu’en ton nom l’un et l’autre puissent annihiler tant de vies, faire souffrir tant de femmes et d’enfants? Comment peut-on encore se prétendre fidèle et se justifier de ton Livre pour commettre les pires atrocités?

Seigneur Dieu, je t’en supplie, éclaire-moi et guéris-moi!

Moi qui suis né en tes pays, moi qui ai traversé les mers pour devenir à jamais exilé, émigré, comment revenir vers une patrie hachée et trucidée, mise à feu et à sang. Mon corps entier en tremble la nuit, les tirs me vrillent la poitrine, les explosions retentissent jusque dans mes entrailles.

J’ai appris à m’endurcir et j’ai souvent réussi à te tourner le dos, et même aujourd’hui sous mon casque, les armes à la main, je feins d’ignorer la terre qui m’a porté. Mais là Seigneur, j’ai mal à ma vie. Que nous faut-il encore pour être mis à bas de nos montures? Faudra-t-il que nous soyons tous jetés violemment à terre, méconnaissables, incapable de se relever, pour que nous nous reconnaissions enfin de ton incontournable amour?

Seigneur Dieu, je te le demande de tout mon être, éclaire-moi et guéris-moi!

Un exilé anonyme

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Seigneur, dans ta grande miséricorde tu as donné à la famille humaine des pasteurs pour la guider dans l’épreuve. Nous te prions pour les responsables religieux de toutes appartenances, en particulier pour tous ceux qui vivent au Moyen-Orient, afin qu’en agissant avec courage ils témoignent de ta bienveillance envers tous.

R/ : Que ton amour nous aide à ouvrir des chemins de paix.

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(Cliquer sur les images pour les agrandir)

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Cette photo (qui a inspiré le dessin) me laisse sans mot… 

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Seigneur, je te prie de tout mon cœur de nous permettre à chacun, où et qui que nous soyons, de revenir à la source, de retrouver et d’accueillir, d’abord en soi, puis en chaque être, tout ce qui est plus petit, vulnérable, faible, et même souffrant, différent ou dérangeant..
Stp aide-nous à comprendre que les racines de ces histoires d’horreur surréalistes sont bien présentes partout; aide-nous à les reconnaître, et surtout donne-nous la force de ne pas les alimenter, dans nos communautés, comme dans nos propres cœurs.

dossier

Cliquer sur le lien pour accéder au dossier regroupant les autres voix, organismes ou leaders religieux qui se sont élevées pour faire connaître la  détresse vécue au Moyen-Orient :  Appels pour la paix au Moyen-Orient

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Pour que les Yazidis ne soient plus jamais oubliés

appel-semaine

plus-jamais

 (Cliquer sur les images pour les agrandir)

Les Yazidis, l’un des groupes minoritaires parmi les plus anciens d’Irak et jusqu’à aujourd’hui très peu connu, ont déjà subi 72 massacres génocidaires durant les derniers siècles.

En ce moment même, le peuple des Yazidis est une fois de plus menacé de génocide.

Yazidis-refugiesAppartenant à une religion monothéiste pré-islamique qui remonte à l’Iran antique, les Yazidis ou « Yésidis » sont considérés comme hérétiques par les djihadistes de l’État islamique au Kurdistan irakien.

De violentes attaques des djihadistes ont obligé des dizaines de  milliers de familles yazidies à tout laisser derrière elles, même les personnes handicapées ou trop âgées, pour fuir vers les montagnes environnantes. Le froid, la faim et la soif s’ajoutent aux provocations, kidnappings des femmes, menaces d’extermination qui pèsent sur ce peuple. Des leaders religieux irakiens lancent un cri d’alarme pour que des secours d’urgence leur soient apportés, que les agresseurs soient repoussés et que des mesures soient prises en Irak pour protéger les minorités menacées.

On dénombre plus de 40 000 Yazidis, ayant fui les attaques, dans des camps de réfugiés. L’intolérance les ayant réduits à frôler la mort, ils ont tout perdu et sont dépourvus de tout.


partage-prieres

Nous avons reçu une première prière à l’intention des minorités d’Irak :

Prier en pensant au sort des minorités

 priere-pour-minorites

Anonyme, 13 août 2014

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Partagez vos propres prières pour le peuple des Yazidis et les autres minorités en Irak!

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sugg-int-priere

Dieu de bonté, tu veux que tous les peuples aient la vie en abondance. Nous te prions pour les Yazidis et les autres groupes minoritaires dont l’existence est une fois de plus menacée en Irak; multiplie les gestes de bienveillance envers eux.
R/ : Que ton amour nous aide à ouvrir des chemins de paix.