Ebola, au-delà de la peur, la solidarité

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Note : les illustrations de cet appel à la paix sont tous inspirées de photos trouvées sur le web, en particulier de Médecins sans-frontière. Nous remercions les photographes ainsi que les sujets apparaissant sur les photos de nous avoir sensibilisés au vécu des populations et des soignants sur le terrain!

Les statistiques

Selon les données officielles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS),
en Afrique de l’Ouest, près de 10 141 cas d’infection dont près de 4 922  morts;
443 soignants infectés, dont 244 décédés selon dernier rapport de l’OMS

Selon les dernières données, la majorité des personnes infectées et des décès sont attribuables à trois pays :

Guinea: 1,540 cas; 904 décès . HCWs: 78 cas; 41 décès.
Liberia: 4,665 cas; 2,705 décès. HCWs: 222 cas; 103 décès.
Sierra Leone: 3,706 cas; 1,279 décès. HCWs: 129 cas; 95 décès.

D’après les estimations de l’OMS, Ebola pourrait avoir causé la mort de trois fois plus de victimes, la plupart vivant dans des zones difficiles d’accès ou trop éloignées pour réclamer des soins. En savoir plus :
http://crofsblogs.typepad.com/h5n1/2014/10/who-ebola-sitrep-october-22-9936-cases-4877-deaths.html

Ebola, un virus mortel, pourquoi?

Une caractéristique qui semble faire d’Ebola un virus mortel est sa capacité d’épuiser le système immunitaire humain. Entre autres problèmes, on observe la mort de cellules sanguines dans le système immunitaire des patients; si le corps ne peut inverser ce processus, alors le virus l’emporte.  Les scientifiques essaient de comprendre comment cela se produit. Parmi les pistes explorées, on a découvert que le virus produit des protéines qui agissent comme des pièges, bloquant ainsi la capacité du corps humain à renverser le courant.

http://www.vox.com/cards/ebola-outbreak-2014/why-is-ebola-so-deadly

Les visages de la solidarité

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Avec les soignants et les travailleurs humanitaires

« Heureusement, il n’y a pas que des égoïstes sur la Terre. Les travailleurs de la santé qui soignent les malades infectés par le virus de l’Ebola sont des héros. Ce terme, trop souvent galvaudé, prend tout son sens avec eux. Héros: personne qui fait preuve d’un grand courage. Ils risquent leur vie. Si nos dirigeants avaient la moitié de leur grandeur d’âme, le monde serait mille fois meilleur.

Héros aussi, les journalistes qui se rendent au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée, au Nigeria et au Sénégal nous décrire ce qui s’y passe. Parce que nous, pour nous sortir de notre confort et de notre indifférence, ça nous prend des images. Ça nous prend des histoires. »

Stéphane Laporte, Montréal, La Presse, 20 octobre 2014

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Un nombre sans précédent de médecins et d’autres agents de santé ont été infectés par le virus Ebola, privant du même coup les milieux de santé de ressources mais dévoilant des figures de héros qui ont donné leur vie en soignant les victimes.

Une infirmière américaine de retour de Sierra Leone, qui avait été placée d’office en quarantaine vendredi alors qu’elle ne présentait aucun symptôme, avait affirmé avoir été traitée «comme une criminelle» à son arrivée au New Jersey.

« Les personnels de santé de retour (d’Afrique de l’Ouest) sont des gens exceptionnels, qui donnent d’eux-mêmes pour venir en aide à l’humanité. Ils ne devraient pas être soumis à des restrictions qui n’ont pas de base scientifique», a lancé M. Ban, en visite à Addis Abeba. (27 octobre)

«Ils ne devraient pas être stigmatisés pour leur dévouement altruiste. Nous avons besoin d’eux pour gagner cette bataille. S’il vous plaît, ne les placez pas en quarantaine parce qu’ils ont été volontaires pour travailler dans les pays atteints» par Ebola, a ajouté le secrétaire général des Nations unies dans la capitale éthiopienne.

L’indispensable partage d’expertise et d’expérience entre les pays

L’exemple de la République Démocratique du Congo (RDC)

  • Après avoir traversé six épidémies de ce virus en 40 ans, les autorités congolaises sont heureuses d’offrir la collaboration de 1000 soignants dotés de l’expertise nécessaire pour combattre le fléau de l’Ébola. Cinq médecins congolais avaient déjà été envoyés au Libéria, en août, pour soutenir les équipes médicales décimées par la maladie.  (By Aaron Ross, Reuters, 18 octobre 2014)
  • Le ministre de la santé en RD Congo, Félix Kabange, veut stimuler la « solidarité africaine » en invitant les autres pays à envoyer du personnel acquérir une formation dans un nouveau centre à Kinshasa.
  • D’après lui, le principal défi est de construire la confiance avec la population. Le Congo a réussi en développant des relations avec les responsables politiques et les chefs traditionnels.  Selon le ministre Kabange, « aussi longtemps que la communauté ne se prend pas en charge, l’Ébola n’arrêtera pas sa course. »
  • OMS http://www.who.int/mediacentre/multimedia/fr/
  • Épidémie d’Ébola en RD Congo en 1976, vidéo « OMS, riposte.. » – Après la démonstration du montage d’un laboratoire, écouter les paroles du psychologue sur la conception de la maladie et de la mort pour mieux comprendre le comportement des familles.

L’importante  contribution de Cuba

Fidèle à sa tradition de l’entraide médicale, Cuba a envoyé en Sierra Leone un contingent de 100 infirmières, 50 médecins, des épidémiologistes et experts en soins intensifs pour une durée de six mois. Ces professionnels ont 15 ans d’expérience dans ce type de service, dont quelques années en Afrique de l’Ouest. Selon l’OMS, c’est l’apport de personnel formé qui est la clef pour endiguer la progression de l’Ebola. Arrivé en octobre, ce corps de volontaires est la plus importante contribution en personnel à ce jour.

http://www.france24.com/fr/20140919-ebola-epidemie-cuba-sante-medecine-qualite-soins-sierra-leone-/

Participation de L’Union européenne

L’Union européenne a libéré des millions pour assister les pays africains touchés par l’épidémie. L’Allemagne, la France, la Belgique ont annoncé une aide substantielle pour soutenir l’OMS, Médecins sans Frontières, l’UNICEF et la Fédération Internationale de la Croix-Rouge à mieux gérer la crise de l’Ebola.

http://www.cbc.ca/news/health/ebola-virus-aid-adds-30m-from-canada-1.2802614

Au Canada

Le Canada ajoute 30 millions de dollars aux 35 millions consentis pour participer à la lutte contre Ebola en Afrique de l’Ouest. L’OMS, la Fédération internationale de la Croix-Rouge et L’UNICEF se partageront ces sommes, auxquelles il faut ajouter la recherche sur les vaccins et l’envoi de matériel requis pour les soignants.

En Ontario, une dizaine d’hôpitaux sont désignés pour contribuer à cette lutte sur la base de leurs pratiques et procédures de prévention et traitement des maladies infectieuses.

Les communautés chrétiennes font leur part

En Sierra Leone, début octobre, l’annonce de l’aide internationale était bienvenue, mais il faudrait attendre l’arrivée de personnel bien formé pour assurer des traitements médicaux efficaces. L’organisation Christian Aid estimait à un million le nombre de familles mises en quarantaine dans des régions isolées ou dans des maisons. Des rations de nourriture sont distribuées mais déjà l’insécurité alimentaire risque de devenir un enjeu, d’où l’appel à des ressources supplémentaires.

http://www.devp.org/fr/pressroom/2014/comm2014-08-15-0

Au Canada, Développement et Paix soutient Caritas Sierra Leone pour un projet qui bénéficiera à 180 000 personnes, cherchant à :

  • améliorer les connaissances, l’attitude et les comportements sur la prévention et la transmission de l’Ebola;
  • améliorer les pratiques d’hygiène pour réduire la transmission de l’Ebola de personne à personne;
  • bâtir la confiance à travers le dialogue entre les communautés, les travailleurs de la santé et le personnel frontalier;
  • réduire le problème de déni chez les communautés à risque et affectées;
  • réduire la stigmatisation des personnes atteintes d’Ebola ou suspectées en être atteintes.

http://aideeglise.wordpress.com/2014/10/02/communique-liberia-sierra-leone-et-gambie-leglise-affronte-activement-la-fievre-ebola/

Dans les paroisses catholiques du Liberia, l’accent est mis sur les risques causés par la fièvre Ebola et sur les possibilités de prévention. « Les messes dominicales constituent une bonne occasion d’insister auprès des gens sur les moyens à prendre pour se protéger. Depuis début août, il y a des récipients pleins d’eau chlorée sur toutes les places publiques et devant de nombreuses habitations particulières pour que les gens se lavent les mains. C’est pareil à l’entrée de chaque église. »

« L’Église catholique s’efforce aussi d’accompagner toutes les familles dont des membres ont contracté le virus Ebola ou qui ont des morts à déplorer à cause de cette maladie. « Toutefois, nous ne pouvons nous occuper de tous les malades. Nous ne sommes pas suffisamment préparés et nous manquons des dispositifs de protection nécessaires. Il faut bien se rendre compte qu’une grande partie de notre personnel de santé a contracté la maladie. Concrètement, il s’agit de 160 personnes, dont 80 sont déjà décédées. »

Mgr Miroslaw Adamczyk, nonce apostolique pour le Liberia, le Sierra Leone et la Gambie, à l’Aide à l’Église en Détresse.

L’Église anglicane en Afrique de l’Ouest a demandé à ses fidèles et à la communauté internationale d’agir comme « gardiens de leurs frères » en luttant contre l’expansion d’Ebola.

http://www.anglicannews.org/news/2014/10/west-africa-clergy-issue-ebola-challenge-to-global-anglicans.aspx

Une réponse citoyenne exceptionnelle à l’Appel de Avaaz

« Au cours des deux dernières semaines, des milliers de courageux membres d’Avaaz se sont portés volontaires pour s’envoler pour l’Afrique de l’Ouest afin d’y aider à contrer le terrible virus Ebola. Cet acte d’héroïsme pur atteste de la fraternité que nous unit en tant que membres de cette communauté mondiale.

Mais comme nous ne pouvons pas tous voyager, ou que nous n’avons pas tous les qualifications nécessaires, Avaaz a demandé à une des plus importantes organisations actives sur le terrain ce que nos 39 millions de membres pourraient faire pour aider ces professionnels de santé à sauver des vies et à enrayer la propagation du virus. Leur réponse a été tellement simple, concrète et tragique que j’en ai eu les larmes aux yeux: du matériel sanitaire – des gants, du savon, du chlore, des équipements personnels de sécurité (EPP), des lits et de l’équipement pour les centres de traitement de l’Ebola. »
Alice, Mia, Ricken, Emma, Patricia, Ari, Emily et toute l’équipe d’Avaaz

Voir dossier : Avaaz, Avant qu’il ne soit trop tard »

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Médecins Sans Frontières

Ebola: Médecins Sans Frontières joue un rôle irremplaçable dans la gestion des laboratoires créés de toutes pièces en Afrique de l’Ouest.

Présente depuis le début de l’épidémie Ebola en mars dernier, Médecins sans Frontières (MSF) voit aujourd’hui les limites de son aide arriver. Pour pouvoir maintenir son action en Afrique de l’ouest, l’ONG lance lundi une campagne pour récolter tant un soutien financier que moral pour ses équipes en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria.
Près de 3 000 employés de MSF travaillent dans la région, dont quelques 250 membres du personnel international.

 « D’un budget de 10 millions d’euros en août, nous sommes passés à 45 millions aujourd’hui », explique Brice de le Vingne, directeur des opérations MSF. Un budget important, mais qui peine désormais à couvrir les frais de matériel et de personnel.

De plus, l’urgence sanitaire en Afrique de l’ouest ne doit pas faire oublier les autres situations critiques où MSF est également active, comme le Sud-Soudan ou l’Ukraine, qui dépendent du même fonds d’urgence.

Si un soutien financier est aujourd’hui essentiel, un soutien moral est également nécessaire. « Nos équipes travaillent dans des conditions très difficiles. Elles se sentent très isolées », confirme Meinie Nicolai. Dès lundi, les citoyens pourront poster des messages de soutien aux collaborateurs présents sur place via les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

http://www.sudinfo.be/1128612/article/2014-10-20/ebola-medecins-sans-frontieres-lance-un-appel-d-aide-a-la-population-belge

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La compassion, mère de la solidarité

Depuis avril, une douzaine de soignants sont à  pied d’œuvre au Liberia, font le tour des cliniques et autres points de services, puis rentrent à la résidence, une école transformée en laboratoire. Lorsque Jonathan Enders constate que rien n’est organisé pour leurs repas, il demande à trois voisines de prendre en charge bénévolement la cuisine de l’école, puis il invite des amis à apporter de la nourriture ou à payer les achats. Enders essaie de ne pas dépasser 10$ par jour. Pas un mot de la presse locale  ne souligne l’initiative de Jonathan, 52 ans, ni le chauffeur de taxi qui transporte un patient possiblement contaminé à un centre de traitement, ni du voisin qui apporte de la nourriture à une dame abandonnée.

Mais l’action de Jonathan Enders dépasse le service des repas, elle envoie un message essentiel à la communauté locale : vous n’êtes pas abandonnés, pas seuls avec un problème. Il est une personne de confiance et les gens l’écoutent lorsqu’il leur explique comment faire face à Ebola.

http://www.buzzfeed.com/jinamoore/meet-some-of-the-hidden-heroes-of-liberias-ebola-crisis

L’engagement d’une journaliste dans la mêlée

En août 2007, Sophie Langlois devient la correspondante de Radio-Canada pour l’Afrique. Elle nous fait découvrir non seulement les conflits qui ravagent le continent noir, mais aussi le quotidien de 800 millions d’Africains.

Les visages de l’Ebola en Afrique

 « … couvrir l’Ebola est une mission immensément stressante, car il faut gérer des perceptions et des peurs bien réelles, à commencer par les nôtres. Quand on choisit d’aller en zones à risque, la peur fait partie de l’affectation.  Elle nous pousse à la prudence et nous incite à mieux nous préparer, à prévoir même l’imprévisible. Moi, je ressens la peur surtout avant de partir, alors qu’on n’a que des résumés alarmants à se mettre sous la dent. La réalité du terrain est presque toujours mieux qu’anticipée. Ça a été encore plus vrai avec l’Ebola en Guinée. »

Dimanche 19 octobre 2014 à 13 h 12 | Sophie Langlois Visitez le carnet de Sophie Langloishttp://blogues.radio-canada.ca/correspondants/author/slanglois/

Témoignage d’un père

« Mon fils est le 1 000e survivant d’Ebola chez Médecins sans frontières »

Le dimanche 21 septembre est un jour qui restera gravé dans ma mémoire à tout jamais.

Ce jour-là je travaillais pour MSF comme promoteur de la santé. Je visitais des villages pour informer les gens sur le virus Ebola : je leur expliquais comment se protéger et comment protéger leur famille ainsi que quoi faire s’ils présentaient des symptômes. Je m’assurais aussi que tout le monde dispose du numéro de la ligne d’urgence de MSF. En fin de journée, j’ai reçu un appel : « Ton épouse est décédée. » (…)  Plus tard cette même semaine, j’ai reçu un appel de Monrovia. Mon frère, qui travaillait comme infirmer et avait soigné mon épouse, avait été infecté et venait de décéder. Mes deux plus jeunes enfants avaient été transportés dans un centre de soins à Monrovia. Mes deux filles étant très malades, elles sont décédées elles aussi. Je me suis senti encore plus démuni. J’avais comme perdu la raison. Impossible de donner un sens à tout ce qui arrivait.

Mon fils ainé, James, habitait encore à Monrovia dans la maison où notre famille avait été malade, mais ne montrait aucun symptôme de la maladie. Il m’a téléphoné et m’a dit : « Tout le monde est tombé malade et je ne sais pas quoi faire. » Je lui ai dit de venir me rejoindre à Foya pour que nous soyons ensemble.

Quand mon fils est arrivé, les gens du village nous ont rejetés. Ils nous ont dit que toute notre famille était morte et qu’il fallait envoyer James ailleurs. Leur réaction m’a mis en colère. Je savais qu’il n’avait pas de symptômes et qu’il ne représentait aucune menace pour eux, mais à cause de la stigmatisation, ils ne voulaient pas de nous. Nous avons dû aller ailleurs.

Le lendemain matin, j’ai remarqué que mon fils avait l’air plus fatigué que d’habitude. J’étais inquiet. Bien qu’il ne vomissait pas, n’avait pas de diarrhée mais qu’il avait l’air fatigué, j’ai appelé la ligne d’urgence Ebola et MSF l’a transporté dans son centre de soins ici à Foya pour des examens.

Lorsque le résultat du test a été confirmé positif, j’étais dévasté; ce fut une nuit d’agonie pour moi. Je n’ai même pas fermé l’œil une seconde. J’ai passé la nuit entière à pleurer et à penser à ce qui pourrait arriver à mon fils.

Le lendemain, les conseillers psychosociaux de MSF m’ont calmé. Ils m’ont dit d’attendre, d’être patient. Je me suis assis avec eux et nous avons beaucoup parlé.

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« Je survivrai à Ebola »

De l’autre côté de la clôture, j’ai vu James dans le centre de soins, et je lui ai crié : « Mon fils, tu es mon seul espoir. Tu dois être courageux. Tu dois prendre tous les médicaments qu’ils te donnent. » Il m’a répondu : « Papa, je comprends. Je le ferai. Arrête de pleurer, Papa, je ne vais pas mourir. Je survivrai à Ebola. Mes sœurs sont parties mais moi, je survivrai et tu seras fier de moi. »

http://www.msf.ch/fr/news/articles/detail/mon-fils-est-le-1-000e-survivant-debola-chez-msf/

 « Il est injuste de stigmatiser un peuple entier. Je suis une Libérienne, pas un virus. »

(campagne Twitter)  Shoana Solomon

i-am-not-a-virus-tr-145Ebola : « Je suis une Libérienne, pas un virus .» Une campagne sur Internet veut lutter contre la panique liée à Ebola et la stigmatisation dont sont victimes certains afro-américains aux États-Unis.

#IAmALiberianNotAVirus

 

 

http://www.la-croix.com/Solidarite/Dans-le-monde/Ebola-Je-suis-une-Liberienne-pas-un-virus-2014-10-24-1254095

Autres notes, sources, références et articles consultés pour monter ce dossier

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20141023.AFP8963/ebola-l-epidemie-approche-les-10-000-cas-en-afrique-de-l-ouest.html

http://www.ibtimes.com/ebola-death-toll-2014-how-many-people-have-really-died-virus-1711477

Ebola, virus mortel : http://www.vox.com/cards/ebola-outbreak-2014/why-is-ebola-so-deadly

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