Femmes, au-delà de la violence, la résilience

Notes, sources et articles consultés pour cet appel :

Marguerite Barankitse, prise dans la violence du génocide, a transformé la vie de milliers d’orphelins en ouvrant les maisons Shalom au Burundi.

Marguerite Barankitse, qui aurait, après ce qu’elle a vécu toutes les raisons de cultiver le ressenti, la colère et la haine, dit : « Celui qui tue est la première victime de son geste. On ne peut pas condamner un homme, seulement son geste ». Ella ajoute que « Toute vie est sacrée, même celle du criminel. »

On l’appelle « la femme aux mille enfants » parce qu’après le massacre elle a créé la Maison Shalom, une ONG qui accueille, soigne, éduque, et accompagne des enfants de toutes origines ethniques et religieuses, victimes de la guerre et du sida. « La Maison Shalom » établie à Ruyigi (Burundi) a déjà accompagné plus de 20 000 enfants depuis 1994. Et Maggy a reçu de nombreux prix pour son action.
En pleine guerre civile, personne ne comprend qu’une Tutsie tende ainsi la main à des Hutus. Pour « Maggy », l’humain transcende l’appartenance à une ethnie.

Source : LAURIE MONIEZ, Lille, 19/11/2010

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Barankitse

Portrait video de son parcours:
https://m.youtube.com/watch?v=M0dYsuJkz4Y

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 Notre appel se situe dans le contexte de la campagne du 25 novembre au 6 décembre :

« 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes »

L’ONU a décrété le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, pour commémorer l’assassinat des sœurs Mirabal, trois militantes politiques dominicaines brutalement exécutées en 1960 sous les ordres du chef d’État Rafael Trujillo.

Au Québec, la campagne de sensibilisation coordonnée par la Fédération des femmes du Québec se termine le 6 décembre pour rappeler le triste anniversaire de l’assassinat de 14 étudiantes à l’École Polytechnique à Montréal.
En savoir plus :  http://12joursactioncontrelaviolence.ca/?page_id=589 .

Une femme sur trois a déjà été victime de violences conjugales dans le monde, met en garde aujourd’hui l’Organisation mondiale de la santé dans une série d’études publiées dans la revue médicale The Lancet. Malgré l’attention accrue ces dernières années à l’égard des violences faites aux femmes et aux filles, celles-ci restent à un niveau « inacceptable », selon l’OMS, qui juge que les efforts déployés sont insuffisants. — Agence France-Presse

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Femmes autochtones – Parmi les manifestations de la violence, signalons qu’au Canada, « plus de 1186 femmes autochtones sont disparues ou ont été assassinées au cours des 30 dernières années. Selon le rapport de la GRC, les femmes autochtones constituent 16% des victimes de meurtres et 11% des femmes disparues alors qu’elles ne comptent que pour 4% de la population. »

Soutenons des événements comme celui du 4 octobre : « Le 4 octobre est une journée où nous honorons la vie des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées et apportons notre soutien aux familles touchées, de façon tragique, par la mort violente d’un être cher.  Aucun autre événement au Canada ne rassemble un aussi grand nombre de communautés autochtones pour précisément célébrer, honorer et soutenir les femmes et filles autochtones. » http://www.nwac.ca/files/2014.10.01_NWAC_press_release_and_public_statement_FRE.pdf

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Liens pertinents :

Statistiques de l’ONU femmes: mariages forcés, harcèlement sexuel, viols en contexte de conflit, traite des femmes, etc.
http://www.endvawnow.org/fr/articles/299-faits-en-un-coup-doeil-statistiques-sur-la-violence-a-legard-des-femmes.html

Attaques à l’acide:
http://journalmetro.com/dossiers/journee-mondiale-de-la-femme/268139/survivre-a-une-attaque-a-lacide/

Violence conjugale: Une campagne pour recueillir les témoignages de victimes de violence conjugale :
http://journalmetro.com/actualites/national/674214/une-campagne-pour-recueillir-les-temoignages-de-victimes-de-violence-conjugale/

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25e anniversaire de la publication Violence en héritage?

La violence conjugale et familiale est malheureusement un phénomène persistant. Lire ou relire la brochure  Violence en héritage?  du Comité des affaires sociales de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, 1989.

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Une autre histoire de résilience au sujet de la violence faite aux femmes, celle du  Dr Denis Mukwege à qui l’on vient de décerner le prix Sakharov :

Lors de la première guerre en République Démocratique du Congo en 1996, l’hôpital dans lequel travaille le Dr Mukwedge est sauvagement détruit. Plusieurs malades et infirmiers seront sauvagement tués, le Dr Denis Mukwege s’en sortira miraculeusement. Il se réfugie à Nairobi. Plutôt que de tourner définitivement la page du Congo, il décide d’y retourner. Avec l’aide du PMU (Pingstmissionens Utvecklingssamarbete, organisme caritatif suédois), il y fonde l’hôpital de Panzi où il va découvrir une pathologie nouvelle qui va profondément marquer le restant de sa carrière : la destruction volontaire et planifiée des organes génitaux des femmes. Il fait connaître au monde la barbarie sexuelle dont les femmes sont victimes à l’Est du Congo où le viol collectif est utilisé comme arme de guerre.

Pour faire face à cette épidémie volontaire, il s’est spécialisé dans la prise en charge des femmes victimes de viols collectifs. Cette prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles est générale. Elle concerne les domaines tant physique, psychique, économique que juridique. Sur le plan médical, il est reconnu comme l’un des spécialistes mondiaux du traitement des fistules. C’est à ce titre qu’il a reçu un doctorat honoris causa de l’université d’Umeå (Suède) en octobre 2010. Au cours de la même année, il a reçu la médaille Valemeberg de l’université du Michigan. En mars 2014, l’Université de Winnipeg (Canada) lui décernait un doctorat Honoris causa en droit. Lire son allocution en français :
http://www.panzihospital.org/archives/2294

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Denis_Mukwege

Vidéo: http://www.dailymotion.com/video/x28ejf1_le-prix-sakharov-pour-le-gynecologue-congolais-denis-mukwege_news

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Quelques autres exemples inspirants de femmes résilientes :

Marie-Sol St-Onge, artiste-peintre québécoise, a perdu des membres après avoir été victime de la mangeuse de chair.
http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201205/07/01-4522620-marie-sol-saint-onge-elle-fait-preuve-dun-courage-incroyable.php

Olivia Giles, avocate, peut maintenant accomplir plusieurs gestes quotidiens à l’aide de prothèses et d’outils, après avoir perdu mains et jambes suite à une méningite. Elle a fondé l’ONG « 500 Mille » pour équiper des jeunes africains amputés.
http://www.500miles.co.uk/index.php/about-us/olivias-story/

Emmanuelle Després. Sortie de l’intimidation elle a pris la parole lors d’une manifestation qu’elle a organisée à Trois-Rivières et elle se réjouit de la tenue d’un Forum sur l’intimidation au Québec.
http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2014/10/02/006-intimidation-despres-forum.shtml

Avez-vous d’autres belles histoires de résilience à nous raconter?

accueil@antennesdepaix.org

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