« De victime, je suis devenu guérisseur »

Le prêtre anglican Michael Lapsley a exercé son ministère et combattu l’apartheid, ce qui lui a valu d’être forcé de s’exiler au Zimbabwe. Le 28 avril 1990, trois mois après la libération du leader africain Nelson Mandela, une lettre piégée lui arrache un œil, ses deux mains et le rend presque sourd.

Il a survécu à l’attentat : pour lui et ses compagnons de lutte, c’est en soi une victoire sur un plan qui devait le faire taire à jamais. « Les personnes qui m’ont envoyé la lettre piégée sont davantage des victimes que moi-même », écrivait-il un an après l’événement.

michael_lapsley

 

Par la suite, il lui apparut en clair qu’il fallait créer des espaces sécuritaires pour que les victimes des deux côtés puissent enfin exprimer leur douleur et leur colère, pour enfin commencer l’étape de guérison. Autrement les victimes deviennent des agresseurs. L’écoute des victimes est un moment sacré, un moment incontournable pour restaurer la dignité de la personne et lui permettre de libérer des forces vives. D’où la fondation à l’automne 1998 de l’Institut pour la guérison des mémoires (Institute for the Healing of Memories).

Il a l’habitude de dire que nous avons tous besoin de guérison soit à cause de ce qu’on nous a fait, soit à cause de que nous avons fait aux autres, ou de ce que nous avons omis de faire.

Michael Lapsley parcourt le monde pour offrir un processus de libération aux victimes de la violence sous toutes ses formes. Il s’incline devant la résilience des êtres humains qui parviennent « à plonger au plus profond d’eux-mêmes pour toucher un endroit qui leur permet de se projeter vers l’avenir, portés par un sentiment à la fois de paix et d’espoir, et de servir de lumière aux autres »

Lire l’inspirant parcours et portrait de cet artisan de paix, qui de victime de la répression, est devenu guérisseur des mémoires…

https://antennesdepaix.org/michael-lapsley/

 

 

Une réflexion sur “« De victime, je suis devenu guérisseur »

  1. C’est très bien d’enseigner que la violence n’est pas obligé d’engendrer la violence et qu’il y a d’autres voies comme le pardon.

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