Cultiver un nouveau regard, plus universel et empathique, au moyen de l’image!

 

Là où les mots se heurtent aux limites d’une langue et d’une culture, l’image a une prodigieuse capacité de ramener la diversité des interprétations vers une vision commune.

Il est dit qu’une image vaut mille mots. On pourrait aussi dire que la même image se traduit à l’échelle de la planète en une infinie diversité de mots, chaque langue ayant son propre vocabulaire pour décrire ce qui est représenté.

Par exemple, si j’esquisse en quelques lignes la silhouette d’une colombe, chaque culture désignera cet oiseau en ses propres mots. Et s’il serait à peu près impossible que les différents peuples comprennent ce que je pourrais essayer de leur décrire verbalement, tous reconnaitront l’animal que j’ai représenté sur l’image.

SI je dessine un enfant qui pleure, tout le monde sur la terre comprend. Si je décris en mots la scène de l’enfant qui pleure, seules les personnes parlant la même langue que moi comprendront.

Le dessin d’un objet ou d’une scène a toujours été utilisé par les divers peuples pour tenter de communiquer entre eux au-delà des différents langages.

Et plus encore, là où les interprétations de langage peuvent diverger, l’image favorise le consensus en s’appuyant sur un vocabulaire visuel universel.

Évidemment, lorsque l’image est volontairement utilisée pour démarquer une identité ou un territoire, ou à des fins de propagande haineuse envers l’étranger, elle peut générer la division.

Mais d’une manière générale, l’image nous invite à la reconnaissance d’une vision commune.

À plus forte raison, lorsqu’un individu se donne le temps d’apprivoiser activement le langage pictural commun à l’ensemble de l’humanité, il s’ouvre à une façon de communiquer à la fois plus inclusive et respectueuse de la diversité humaine.

L’image ouvre les cœurs

En tant que communicateur, il m’est souvent arrivé d’utiliser un court énoncé de statistiques frappantes pour tenter de sensibiliser à l’urgence d’une situation. Je me suis aperçu que si la tête est frappée, le cœur et l’action suivent rarement.

À l’inverse, une seule image a parfois suffi pour émouvoir des millions de personnes. On se rappelle de la photo virale d’un petit enfant dont la dépouille avait été retrouvée sur le bord d’une plage en Turquie. Il s’appelait Alan, il fuyait avec sa famille la guerre qui sévissait en Syrie. La frêle embarcation qu’ils utilisaient avait chaviré.

Tout dernièrement, la photo d’un jeune père et sa fillette qui s’étaient noyés en tentant de traverser à la nage  le Rio Grande qui sépare le Mexique des États-Unis a également provoqué beaucoup plus de réactions que bien des reportages, discours et statistiques.

Bien au-delà de ces exemples extrêmes, le simple dessin d’une image peut susciter une réelle empathie.

Lors d’une activité de sensibilisation à la famine qui sévissait au Sahel, j’avais invité des passants à prendre le temps de tracer ou de dessiner des enfants souffrant de malnutrition. Deux fillettes s’étaient arrêtées à la table pour participer à l’activité.  Après avoir chacune réalisé en silence un dessin, elles étaient allées voir leur père, lui demandant de retourner à la maison. Peu de temps après, elles étaient revenues avec toutes leurs économies qu’elles ont alors offertes pour envoyer aux enfants souffrant de la faim au Sahel.

Pour ma part, chaque fois que j’ai pris le temps de dessiner des êtres humains vivant diverses situations de vie un peu partout autour de la planète, j’ai ressenti une forme de proximité s’établir, une sorte de communion d’âme, et même une reconnaissance familiale, comme si plus jamais je ne pourrais les oublier, ceux-ci étant devenus mes frères et sœurs. Jamais le simple visionnement passif d’un reportage n’a réveillé en moi une telle proximité de cœur.

Quand je parle de dessin ici, je devrais d’abord dire simple pratique de présence à l’autre. Il ne s’agit en aucun cas de performance artistique, d’expression personnelle, ou de reproduction des apparences.

Cette pratique paisible est plutôt similaire à l’utilisation d’un simple vocabulaire visuel pour transmettre la réalité humaine qui est accueillie.

Depuis l’aube de l’humanité, les êtres humains ont communiqué leur vécu au moyen de graffitis, pictogrammes et images simplifiées de toutes les sortes.

Ce langage visuel est universel et transcende toutes les frontières linguistiques.

Apprendre à communiquer en images et en mots, afin de cultiver et partager un « regard de paix »!

Les Antennes de paix en partenariat avec d’autres organismes, ont lancé des ateliers en ligne pour apprivoiser la création de « messages sans frontières », en utilisant des images accompagnées d’un minimum de mots.

L’urgence de cette série d’ateliers  voués aux communications à dimension humaine s’est révélée au travers de plus de quatre ans d’initiatives de solidarité telles que les 24 heures pour la paix dans le monde et le Prix du Public pour la Paix, menées par les Antennes de paix et Voix et Couleurs Nouveaux Médias en partenariat avec d’autres organismes.

L’hiver dernier, les participants à l’atelier Messages sans frontières se sont familiarisés avec quelques logiciels gratuits pour produire de courts messages alliant des série d’images avec du texte.

Cet été, nous proposons en complément de redécouvrir le langage pictural universel au travers des expressions picturales traditionnelles, et ce au moyen d’une série d’exercices pratiques de dessin. Voir ci-dessous pour les détails :

Aucune habileté ou expérience de dessin n’est nécessaire!

L’atelier en ligne est offert en téléconférence Zoom les mardis soir à 20h,
en reprise les jeudis à 16h durant les mois de juillet, août et septembre.

Pour les personnes qui désirent apprendre avec un rythme plus lent,
avec plus d’interactions, le même contenu est également offert
en formule allégée les mercredis matin à 10h. 

CONTENU DE L’ATELIER

 

  • Partage de pratiques et références visuelles
  • Étude du langage pictural et des symboles graphiques
  • Découvrir comment communiquer avec des images et des mots
  • Apprendre à tracer ou copier une image en la simplifiant
  • Utiliser des gabarits pour harmoniser les proportions
  • Articuler un personnage pour le rendre vivant
  • Découvrir des médiums simples pour le dessin et la mise en couleurs
  • Apprendre à photographier ou à numériser les images
  • Utiliser des applications simples et gratuites pour traiter les images
  • Mise en ligne d’images, diaporamas ou courtes animations sur les réseaux sociaux

Connexion simple au moyen de votre navigateur sur votre ordinateur, ou encore sur votre tablette ou même votre cellulaire (au moyen d’une application).

Séance d’information :
Mardi 2 Juillet à 20h et jeudi 4 juillet à 16h

L’atelier débute le mardi 9, mercredi 10 ou le jeudi 11 juillet
selon le jour auquel chacun s’inscrit.

Veuillez-vous inscrire à
messagessansfrontieres@gmail.com
Nous vous enverrons le numéro de téléconférence.
Aucun frais d’inscription… si ce n’est votre engagement à l’œuvre!

Site web
https://ateliermessagessansfrontieres.org/

 

 

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