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Paix entre les religions

Comment rester unis?

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En France, toutes les communautés religieuses sont endeuillées. Comment rester unis dans cette tornade de ressentis, de peurs, de réactions et d’accusations?

Comment faire en sorte que la terreur semée n’engendre pas davantage de division, de xénophobie, de comportements haineux et de violence?

Et plus particulièrement, comment les grandes religions peuvent-elles se rassembler autour de l’essentiel : la reconnaissance commune en un Dieu de compassion et de miséricorde?

Nous ne pouvons faire autrement que de continuer à tendre les mains et à réfléchir tous ensemble afin de demeurer unis et solidaires malgré l’adversité.

Notre façon de réagir face à la montée de l’intégrisme religieux est déterminante pour le maintien de la paix entre les collectivités.

Avez-vous des  commentaires à partager sur ce sujet? Participez en témoignant au bas de cet article, sur notre page Facebook, ou encore par courriel à accueil@antennesdepaix.org

Lire les réponses dans notre dossier spécial « Affirmer la paix, malgré la violence« 
https://antennesdepaix.org/affirmer-la-paix-malgre-la-violence/

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Non classé Pardon et réconciliation

Dieu veut-il vraiment la violence?

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Difficile de ne pas réagir à la violence des attentats qui viennent d’être perpétrés à Paris. Surtout lorsque les actes de violence semblent être commis au nom de Dieu.

Combien d’agressions violentes dans le monde ont été et continuent à être légitimées par l’interprétation que l’on se fait de la volonté de Dieu?  Mais, est-ce que Dieu veut vraiment toute cette violence?

Aidez-nous à répondre à cette question en répondant sous forme de commentaire en bas de cet article ou sur notre page Facebook, ou encore par courriel à accueil@antennesdepaix.org

Lire les réponses dans notre dossier spécial « Affirmer la paix, malgré la violence« 
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Visages et rencontres au-delà des frontières

Toi, qui pleures et vis la guerre…

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Chère petite sœur yézidi,

toi qui habites au bout du monde,
Et qui résides aussi dans mon cœur,
Dans mon humanité la plus profonde

Toi, qui pleures, et vis la guerre,
on a tué ton père violé ta mère,
on vous a chassé de vos terres,
vous a fait perdre tous vos repères..

toi qui as déjà vécu trop d’épreuves, toi dont le cœur d’enfant a été trop vite plongé dans la dure et brutale réalité d’un monde d’adulte, loin des poupées, de l’innocence, des rires et du jeu.

 

S’il te plait, tiens bon! J’aimerais t’encourager à continuer de semer de tes petites fleurs de petite fille, au cœur d’un monde malade..

Tes pleurs me font fondre… Je ne trouve pas de mots pour te consoler. J’aimerais tant te faire un gros câlin, arracher toute cette souffrance qui t’habite. Et surtout t’aider à retrouver la flamme qui illumine tes yeux, et réchauffer ton cœur.

Mais je ne peux que reconnaître mon impuissance, et te remettre entièrement entre les mains de notre créateur qui nous aime tant!

Je le prie de te bercer, de t’entourer de Son amour et de Sa tendresse, et surtout de te faire retrouver rire et sourire, et la paix du cœur !

Illustration et texte de Mélissa

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Nous continuons cette semaine notre nouvelle série de Visages et rencontres au-delà des frontières, un appel à sortir de l’indifférence et à se sensibiliser aux détresses de notre humanité au moyen de l’écriture et la création d’images solidaires. Cette semaine, nous vous présentons un portrait de cœur qui fait suite à l’appel que nous avions publié en faveur du peuple « Yézidi » (ou « Yazidi »). Pour participer, ajouter vos commentaires, ou nous rejoindre à accueil@antennesdepaix.org  pour faire partie de l’équipe d’écriture et d’illustration.

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Commentaires inspirés par le dessin de la fillette Yézidie

Comment est-ce possible que les enfants soient piégés par les jeux des grands? Qu’est ce qui ferait que nous nous réveillerions et que nous jetterions nos armes à terre et que nous redonnerions l’Enfance aux enfants. Un visage d’enfant sans espoir est un paysage sans vie.

Marie-Claude

Ils sont partis, faisant claquer leurs bottes. Tu n’oses pas te retourner au cas où ils reviendraient à la charge pour virer à l’envers le coin de maison que tu habites.

Désolation. Tu ne comprends pas qu’on s’attaque à une enfant. Où sont-ils ceux qui pourraient te protéger?

Seule, tu es seule.

Tu ne sais pas encore que tu es forte, que tu portes en toi un trésor de résilience qui te permettra de te relever pour continuer la route.

Aujourd’hui n’est que tristesse, peine, crainte et appréhension.

Demain se lève mais tu ne vois pas encore le jour.

Viens avec nous guetter l’aube. Viens, lève-toi pour saluer un jour nouveau qui chassera la nuit.

Gisèle

Le désespoir envahit parfois

quand la route est trop longue

quand le ventre crie de faim

les bébés pleurent toute la journée

le vieilles dames autour gardent le silence

les hommes cherchent sans cesse des solutions introuvables

et nous les enfants, les adolescents, qui cherchent juste à s’amuser

car nous sommes incapables de comprendre pourquoi

on chercherait à nous tuer

tout simplement pour nos croyances mal comprises

Colette

….

Combien de larmes, coulant à flots de combien d’enfants, faudra-t-il pour que nous soyons véritablement à l’écoute de la souffrance engendrée par nos convictions aveugles et conflictuelles. Comment se fait-il que nos raisonnements les plus articulés en arrivent immanquablement à la décision d’exclure et de combattre au moyen des armes comme s’il n’y avait pas d’autres issues possibles.

Tu ne le sais sans doute pas, petite fille yézidie, mais cette montée de larmes subite qui inonde ton visage vient de très loin. Ce sont les larmes de tout un peuple qui crie sa douleur. Ce sont les larmes de milliers et de milliers de tes frères, sœurs, parents et ancêtres ayant souffert de persécutions et de massacres durant des centaines d’années.

Pourquoi est-ce à toi, petite fille, que revient l’appel pressant de pleurer toute  la détresse d’un peuple. Sans doute parce que le cœur des grands s’est endurci, parce qu’ils ont endigué les vallées de larmes depuis des siècles  et des siècles, détournant le flot de la tristesse d’une humanité déchue dans des conduits souterrains inaccessibles.

Il ne reste peut-être plus que des petites filles au cœur tendre comme toi pour exprimer toute la douleur et solitude d’un peuple, peuple incompris tout simplement parce qu’il ne prie pas de la même manière que les autres.

manu

Et pour terminer une prière envoyée pas Anne :

C’est à toi, Sainte Marie, qu’est confiée cette souveraine montée de larmes,
Préserve-la de toute amertume, de toute colère.
Permet à cette eau bienfaisante de trouver son achèvement dans la prière de la Pentecôte, adressée à l’Esprit Saint :

 » Sans ta puissance divine,
Il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé. »

***
Que cette enfance tôt « alarmée »
« alarme » en nous ce qui doit l’être.

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Visages et rencontres au-delà des frontières

Pourquoi avoir parcouru tout ce chemin si toi tu n’y es pas?

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Illustration réalisée d’après une photo de Kate Holt publiée par le Comité international de la Croix-Rouge à l’occasion de la Journée internationale des réfugiés. https://www.icrc.org/fr/document/world-refugee-day-2015

Sous le regard de l’enfant migrant

Dans la série : Visages et rencontres au-delà des frontières,

 

C’est vrai, je regardais ailleurs.

Je voyais les statistiques, les politiques internationales et l’ampleur du mouvement des populations en marche sur les chemins. J’entendais les débats enflammés sur le devoir d’asile ou l’urgence de protéger nos frontières.

Mais toi, l’enfant migrant, je ne te voyais pas. Ou plutôt je te voyais du coin de l’œil, de dos, anonyme perdu dans la foule des personnes s’accrochant au navire en train de chavirer.

Et surtout, je n’avais pas vu ton regard. Je n’avais pas vu que tu étais toi-même en train de me scruter depuis un certain temps. De ce regard vulnérable mais patient qui me répétait :

« Pourquoi avoir parcouru tout ce chemin, pourquoi suis-je venu jusqu’ici, si toi, tu n’y es pas, si toi tu n’es pas au rendez-vous? »

Tu attendais avec anxiété que je te voie, que je te reconnaisse. Et moi, le regard tourné ailleurs, je t’ignorais.

Pardonne-moi, je m’étais pourtant promis de ne plus t’oublier, toi le laissé pour compte, l’exilé, le mis de côté. Quand vais-je me décider à me préoccuper de l’essentiel? Non des idées et des peurs qui déchirent le monde, mais bien de toi, présent, juste là, ici, toi qui attends encore un signe de mon cœur.

Dessin et texte de manu

 

Cet enfant migrant…

Il s’excuse presque d’être là, nous interrogeant avec douceur mais droit dans les yeux. Il vient de nuit frapper à notre porte, avec son cœur plus qu’avec ses poings car on ne voit même pas ses mains. Espérons que sa réserve, sa supplication ne se retourne en violence, faute de secours. Quel message de l’artiste… ou plutôt ce que je perçois en découvrant son œuvre.

Un enfant migrant. Il s’excuse presque d’être là. Dissimulé sous ce drap, cherche-t-il un abri? Un proche? Il n’a que des yeux. Je ne suis pas sûre de pouvoir soutenir son regard. Ou ses questions du genre pourquoi le monde est ainsi fait? Suis-je prête à entendre sa question? A-t-il simplement envie de jouer ou de se retrouver dans mes bras?

Si je le reçois chez moi, chez nous, je crains qu’un jour il ne reparte sans se retourner pour dire adieu ou merci. Si je lui refuse l’hospitalité, je crains que sa supplication ne se retourne en violence. La dureté de cœur s’installe trop facilement dans l’expérience du rejet.

Qui de nous deux a le plus besoin d’être rassuré?

À son âge, il n’est pas normal de perdre son foyer. Quelles peurs a-t-il traversées? Quelles nuits a-t-il passé sur les routes de l’exil? A-t-il voyagé seul comme des centaines de mineurs non accompagnés qui arrivent aux frontières, exposés à tous les commerces et dangers?

Ce que je sais, c’est qu’il a besoin de sécurité pour grandir et se développer comme tout être humain.

Noirceur rime avec peur. À la faveur du matin clair, mes peurs se dénouent. Tout à coup mon cœur bat pour lui, pour ses parents invisibles, peut-être introuvables, disparus. La confiance renaît et avec elle un sentiment d’admiration pour lui ou pour elle, pour celles et ceux qui l’ont mené jusqu’ici. Pour ses parents qui ont décidé que, à cause de leur enfant, il valait la peine de tout risquer.

Viens, viens rassasier ton cœur de l’amour dont tu auras besoin encore longtemps pour aller au bout de ton chemin.

Tu as déjà fait de grandes choses en prenant le risque de partir, le risque de venir. Au fond, toi, l’enfant migrant, tu mérites le Prix du Public pour la Paix pour ton courage, ton endurance, et pour les joies que tu sèmes quand tu es enjoué. Alors tu aides les grands à vivre au présent.

Témoignage de Gisèle

Visages et rencontres au-delà des frontières

Nous inaugurons aujourd’hui une série de portraits sans frontières, de rencontres cœur à cœur avec des personnes de notre grande famille humaine. En s’inspirant de photos diffusées sur le web, nous nous laissons interpeller par celle ou celui qui nous rappelle que sur notre planète se vit encore de la détresse, des conflits et des inégalités sociales. Une façon d’être à l’écoute des appels à une humanité plus solidaire et aimante. En prenant le temps de dessiner la personne rencontrée et d’écrire ce qui est porté à notre conscience par cette rencontre, nous tentons de sortir de la banalisation et de l’indifférence omniprésente dans notre culture surinformée. Surinformée mais sous-développée en véritable compassion et miséricorde. Vous êtes invités à joindre vos commentaires et témoignages.

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Pardon et réconciliation

« Au-delà du pardon », une touchante histoire de réconciliation  

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En cette Journée internationale de la paix, Marie-Claude, Anne et Gisèle rendent hommage au film « Au-delà du pardon », réalisé par le palestinien Imad Karam avec la collaboration d’une équipe sud-africaine. Pour résumer, Letlapa, un ancien combattant pour la liberté, Président actuel du Congrès panafricain,  poète et philosophe, autorisa une attaque contre une taverne de Cape Town en représailles contre le massacre brutal d’élèves noirs par les forces armées sud-africaines.

La fille de Ginn, Lyndi, mourut tragiquement dans la fusillade. Ginn veut connaitre « l’homme méchant » qui a autorisé le massacre des innocents. Elle découvre un homme sincère pris dans la souffrance de l’homme noir d’Afrique du Sud.

« J’ai sangloté presque dès le début lorsque j’ai écouté ce film pour la première fois. Dans un univers médiatique noyé dans les mauvaises nouvelles, ce film m’a fait l’effet d’un baume de lumière sur mon cœur d’humanité meurtrie. La beauté de l’amour véritable nous rappelle notre profonde nature humaine et ça redonne espoir. Oui, la Vie sur terre est possible! »

Marie-Claude Bénazet

Lire l’ensemble de l’article dans notre section « Films pour la paix »
https://antennesdepaix.org/au-dela-du-pardon-de-imad-karam/

  “Courageous people do not fear forgiving for the sake of peace”

Nelson Mandela

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Ce récit, qui nous montre comment se sont évanouis les faux jugements que portaient l’une sur l’autre des personnes qui ne s’étaient jamais rencontrées auparavant, nous rappelle à l’ordre : « N’enferme personne dans le tombeau de ta perception avant de l’avoir rencontrée, de l’avoir vue et entendue et enfin d’être touché. »

Lire la suite de l’article de Anne Allard

 

Ce film répond à la question que pose Ginn : « Comment passer du statut de victime à celui de survivant puis de guérisseur blessé? » Chrétienne, elle décide de renoncer à son droit de vengeance légitime; lui est athée mais il reconnaît en chacun une dimension spirituelle. Lorsqu’elle lui offre le pardon, il est renversé : « C’était une nouvelle fenêtre qui s’ouvrait sur la vie. »

Lire la suite de l’article de Gisèle Turcot

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Illustrations de Colette Coughlin

 

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Artisans de paix

« De victime, je suis devenu guérisseur »

Le prêtre anglican Michael Lapsley a exercé son ministère et combattu l’apartheid, ce qui lui a valu d’être forcé de s’exiler au Zimbabwe. Le 28 avril 1990, trois mois après la libération du leader africain Nelson Mandela, une lettre piégée lui arrache un œil, ses deux mains et le rend presque sourd.

Il a survécu à l’attentat : pour lui et ses compagnons de lutte, c’est en soi une victoire sur un plan qui devait le faire taire à jamais. « Les personnes qui m’ont envoyé la lettre piégée sont davantage des victimes que moi-même », écrivait-il un an après l’événement.

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Par la suite, il lui apparut en clair qu’il fallait créer des espaces sécuritaires pour que les victimes des deux côtés puissent enfin exprimer leur douleur et leur colère, pour enfin commencer l’étape de guérison. Autrement les victimes deviennent des agresseurs. L’écoute des victimes est un moment sacré, un moment incontournable pour restaurer la dignité de la personne et lui permettre de libérer des forces vives. D’où la fondation à l’automne 1998 de l’Institut pour la guérison des mémoires (Institute for the Healing of Memories).

Il a l’habitude de dire que nous avons tous besoin de guérison soit à cause de ce qu’on nous a fait, soit à cause de que nous avons fait aux autres, ou de ce que nous avons omis de faire.

Michael Lapsley parcourt le monde pour offrir un processus de libération aux victimes de la violence sous toutes ses formes. Il s’incline devant la résilience des êtres humains qui parviennent « à plonger au plus profond d’eux-mêmes pour toucher un endroit qui leur permet de se projeter vers l’avenir, portés par un sentiment à la fois de paix et d’espoir, et de servir de lumière aux autres »

Lire l’inspirant parcours et portrait de cet artisan de paix, qui de victime de la répression, est devenu guérisseur des mémoires…

https://antennesdepaix.org/michael-lapsley/

 

 

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Journée mondiale des réfugiés

Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin

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Réfugiées Yazidis – Une illustration de Colette inspirée d’une photo prise par Warzer Jaff

 

L’ONU vient d’annoncer que le nombre de déplacés et de réfugiés a atteint le niveau record de 60 millions de personnes en 2014. Les images bouleversantes des migrants en Méditerranée et des Syriens fuyant les combats suffiront-elles à ouvrir nos cœurs et nos frontières au sort de milliers de personnes en attente du statut de réfugiés sur tous les continents? À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés qui a lieu chaque année le 20 juin, nous vous présentons un nouveau dossier dans la série initiée au début de l’année sur les Peuples déracinés, déplacés, exilés.

Notre quatrième dossier sur le déracinement mise sur l’engagement de personnes d’expérience dans l’accueil des réfugiés au Canada. Lorette Langlais et Mary-Ellen Francoeur témoignent de la résilience de ces femmes et ces hommes venus d’ailleurs.  Le journaliste canadien Jean-Claude Leclerc nous explique que « l’arrêt Singh » a établi en justice quel traitement accorder aux requêtes des réfugiés. L’histoire relue par Frédéric Barriault évoque l’intégration réussie des Acadiens et des Irlandais qui ont surmonté l’épreuve de l’exil. Gisèle Turcot présente le Projet Welcome sous la rubrique À l’œuvre pour la paix. Marie-Hélène Carette nous ouvre le chemin de la prière pour et avec les réfugiés.

Voici quelques extraits des textes que vous trouverez dans notre dossier :

familles-refugies-vLes crises humanitaires dans le monde amènent chez nous des réfugiés. Comment les accueillons-nous?  Sommes-nous en mesure de dépasser le choc culturel engendré par ce qui nous semble différent, menaçant? Pouvons-nous sortir de notre zone de confort?

Les préjugés, les stéréotypes ainsi que l’imaginaire collectif envers les étrangers nourrissent souvent des sentiments de xénophobie, le racisme et la discrimination. Pour briser ces barrières et déconstruire les croyances sources d’exclusion, pour combattre l’indifférence et la méfiance, il faut accepter d’être touché par les situations tragiques et inhumaines vécues par les réfugiés.

Lire la suite du texte de Lorette Langlais

Les réfugiés ont-ils vraiment des « droits »? le Canada échappe à ses responsabilités internationales quant à la protection des réfugiés et jette dans les bras de passeurs sans scrupules des gens démunis à qui l’on fait un crime de vouloir sauver leur vie ou leur liberté.

Lire le texte Le Canada, l’arrêt Singh et les réfugiés par Jean-Claude Leclerc

Tout au long de ma vie, j’ai rencontré des gens et visité des endroits un peu partout au monde et c’est, en fin de compte, le contact avec des gens déracinés qui m’a le plus touchée. Ces récits ne traduisent que quelques-unes des images et du vécu de ces personnes déracinées que je conserve précieusement. Il s’agit toujours d’individus immensément beaux et courageux. Ils nous ont permis d’ouvrir nos yeux et nos cœurs à la réalité de la vulnérabilité et de la solitude.

Lire À la rencontre des réfugiés par Mary-Ellen Francoeur

Exil, exode, racines : des mots lourds de sens. Il y a longtemps eu chez nous une tradition littéraire insistant sur les liens quasi « mystiques » unissant le paysan, l’Habitant canadien-français, à la terre qui l’a vu naître et grandir. Et au déchirement de celui qui doit vendre la terre qui a été défrichée et labourée par son aïeul et son bisaïeul. Tradition qui insiste abondamment sur le drame et la nostalgie qui animent celui qui doit quitter — de gré ou de force — cette terre dans laquelle plongent ses propres racines.

Lire le texte De racines et d’Irlande de notre correspondant Frédéric Barriault

Le Projet Welcome consiste à favoriser les contacts entre des nouveaux arrivants et des familles françaises ou des communautés religieuses prêtes à les héberger pendant un temps  déterminé, de quatre à cinq semaines, soit la période qui les sépare de leur accueil en centre d’hébergement public. Accueilli et accueillant peuvent compter sur une personne-référence pour établir les attentes réciproques, ajuster les modalités du séjour et parler du type de lien qu’on souhaite entretenir avec la personne accueillie.

En apprendre plus sur le Projet Welcome, un article de Gisèle Turcot

Lire notre dossier complet avec de nombreux liens sur les réfugiés

Prier pour les réfugiés

Seigneur, Dieu de l’Univers,
Toi qui es PAIX,
Reconfigure-nous un cœur à l’écoute de ton humanité déchirée:
Rends-nous ponts vers l’autre

Lire la suite de la Prière pour les exilés de la Terre de Marie-Hélène Carette

Tu te souviens Marie,
du petit matin où il fallut partir si vite
parce qu’ils voulaient tuer l’enfant ?
Tu te souviens qu’on ne savait que prendre
et que faire du chat
et que l’enfant pleurait ?

Lire la suite de Notre-Dame des Déportés de Gilles Bussières

Lire aussi notre intention de prière pour les réfugiés

Participez à ce dossier!

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Nous avons commencé à travailler sur ce dossier il y a plusieurs mois, et nous ne faisons encore qu’effleurer le sujet. Nous vous invitons à suggérer des compléments d’information et à nous envoyer vos réflexions!

Envoyez votre participation à accueil@antennesdepaix.org

Atelier d’été sur les communications

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Il reste des places dans les ateliers d’été « Communiquer pour rassembler » offerts par le Centre de formation sociale Marie Gérin-Lajoie en partenariat avec les Antennes de paix et plusieurs autres organismes en juillet et août 2015.

Lire tous les détails à :
https://antennesdepaix.org/communiquer-pour-rassembler/

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Ateliers de formation

Atelier « Communiquer pour rassembler »

Suite à la demande et en partenariat avec d’autres organismes, nous lançons une série d’ateliers pratiques sur l’art de communiquer au moyen des nouveaux médias.

De plus en plus d’organismes, que ce soit pour initier une démarche communautaire, un projet de société, un pont de paix, une cause humanitaire ou une mobilisation internationale, sont confronté à la nécessité d’apprendre à communiquer efficacement aux moyens des technologies médiatiques contemporaines.

C’est pour répondre à cette nouvelle demande que les Antennes de paix ont initié cette formation à l’intention de tous les organismes et individus qui veulent apprendre  à communiquer, à promouvoir leur cause et à sensibiliser le grand public.

communiquer-pour-rassembler-2015

Atelier de communication
 « Communiquer pour rassembler »

Spécialement conçu pour les organismes et individus engagés
dans des actions d’entraide, de solidarité et de réconciliation.

Initiation de base :
Comment réussir une campagne de communication
avec peu de moyens?

Vous posez-vous des questions telles que :

  • Comment mobiliser le grand public?
  • Comment assurer la visibilité de votre organisme?
  • Comment transmettre un appel à l’entraide et à la solidarité?
  • Comment rédiger des messages porteurs?
  • Comment prendre des photos et réaliser des vidéos
  • Comment créer des images attrayantes pour les médias sociaux?
  • Comment utiliser efficacement Facebook, Twitter et YouTube?
  • Comment apprivoiser les logiciels gratuits en code libre?

Nous vous proposons un survol complet de ces questions en une mini-formation intensive de trois jours!

Le premier atelier sera donné dans la région de Gatineau, les 10, 11 et 12 juillet 2015. Le même atelier se tiendra ensuite à La Maison de l’Amitié, à Montréal, les 20, 21 et 22 août  2015. Inscrivez-vous dans la colonne de droite de ce site pour être informé des dates et des lieux des prochains ateliers.

Lire tous les détails à :
https://antennesdepaix.org/communiquer-pour-rassembler/

ou partager et imprimer le fichier pdf en cliquant sur le lien ci-dessous :
Atelier Communiquer pour rassembler – 2015

Réservez dès maintenant : maximum de 15 participant-e-s

Écrivez-nous à : accueil@antennesdepaix.org

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Une invitation à
communiquer avec cœur

Nous avons dernièrement ralenti la publication de dossiers afin de mettre en œuvre une approche davantage inclusive et « citoyenne ». Citoyenne dans le sens que depuis le début, Les appels des Antennes de paix invitent à la prise de parole et à la participation des simples citoyens et citoyennes du monde, de chaque représentant ou représentante de notre humanité. Que ceux-ci participent au moyen d’un témoignage, d’un texte ou d’une illustration.

Prendre la plume du cœur

 

plume-coeurNous aimerions encourager ce que l’on pourrait appeler des « billets du cœur », une forme d’engagement personnel à reconsidérer sous l’angle du cœur une information que l’on dit objective mais qui se révèle souvent froide et déshumanisante, étant exempte de compassion et de miséricorde.

Nous lançons l’invitation à celles et ceux qui en ont l’élan à écrire avec cœur sur un sujet à dimension humaine qui les touche. Ces billets de compassion solidaire seront publiés en alternance avec les grands dossiers thématiques que nous continuons à assembler. Impliquant plusieurs recherchistes et rédacteurs, ces dossiers favorisent une vision élargie du sujet grâce à la multiplication des perspectives et des sources d’infos sur un même sujet.

Les appels des Antennes de paix sont en constante évolution depuis leur lancement en été 2014. Nous ne cessons de rechercher la note juste, l’approche enlignée sur les profondes détresses et l’isolement social, la communication qui saura éveiller les cœurs et susciter la véritable rencontre.

Lire à ce propos notre éditorial :

Sortir des grandes froidures …du repli sur soi

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Lire aussi les apports de Marie-Hélène Carette et de Gisèle Turcot à la suite de l’éditorial.

 

 

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Enfants-soldats

Enfants-soldats

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Dans les pays les plus riches, les jeunes se divertissent en jouant à des jeux virtuels de guerre. Ailleurs sur la planète, de nombreux enfants, parmi les plus démunis, sont forcés de prendre les armes et envoyés sur la ligne de front pour tuer, …ou être tués. L’arme automatique, la mitraillette est devenue une figure incontournable, tenant une place importante dans la mémoire de l’humanité contemporaine. Cet appel, plus spécifiquement consacré aux enfants-soldats, approfondit le sujet de notre dossier précédant :  Armes et larmes, enfants captifs des conflits.

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Lire notre dossier complet 
https://antennesdepaix.org/enfants-soldats/

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Voici ta mère, voici ton père! Une prise de parole à propos des enfants qui sont forcés à tuer leurs parents, et qui se font ensuite remettre une mitraillette, en leur signifiant que celle-ci sera désormais leur père et mère. En parallèle avec le fait que dans les pays dits civilisés nous sommes entraînés à symboliquement « tuer père et mère » de diverses façons. Lire la suite dans notre dossier

 

Une nouvelle rubrique :  »  Films pour la paix « 

Apprivoiser « REBELLE »

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Nous inaugurons, avec la recension du film « Rebelle » portant sur les enfants-soldats, une nouvelle section du site des Antennes de paix. « Films pour la paix » cherche à mettre en valeur des productions, documentaires ou fictions ayant une valeur de documentaire, qui incitent à une réflexion approfondie sur les processus de paix, ou encore sur ce qui lui fait obstacle.

La recension de « Rebelle » constitue la partie majeure de notre appel au sujet des enfants-soldats. Marie-Claude, qui a visionné le film et a écrit la recension nous le présente en ces termes :

Le thème des enfants soldats est très dur car il est contre-nature. Un enfant est un être à protéger. Le fait d’utiliser des enfants comme soldats montre jusqu’où l’humanité est à l’envers d’elle-même. Il est nécessaire d’en parler pour prendre conscience de ces réalités. Pour ce faire, j’ai revu le film Rebelle du cinéaste québécois Kim Nguyen, réalisé en 2012, sur la triste situation des enfants soldats. Rebelle devient un excellent prétexte pour en parler.  Lire la suite
https://antennesdepaix.org/rebelle-de-kim-nguyen/

Lettre aux enfants-soldats

Gisèle Turcot nous présente une nouvelle lettre aux enfants victimes de conflits, cette fois-ci spécifiquement dédiée aux enfants-soldats

Chers jeunes, on vous a recrutés de gré ou de force, emmenés en des lieux inconnus, en forêt ou au désert. On a exigé de vous une soumission absolue sous peine de cruelles sanctions. On vous a mis une Kalachnikov entre les mains en vous demandant d’être braves et de tuer, de mettre le feu à des maisons, ou de servir d’esclave sexuelle à tel commandant. Votre histoire tragique ressemble sans doute à d’autres histoires qui nous parviennent grâce aux recherches de groupes locaux et nationaux d’Amnesty International…
Lire la suite dans notre dossier

À l’œuvre pour la paix

Pour terminer sur une note encourageante, saluons le travail d’un acteur incontournable dans le processus de libération des enfants-soldats : L’UNICEF
Lire la suite dans notre dossier

 

Voir aussi deux nouveaux dessins-prière au sujet des enfants-soldats dans la section « Prières pour la paix »

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Enfants et conflits armés

Armes et larmes – enfants captifs des conflits

Notre second appel à la paix sur le thème du déracinement choisit d’accompagner les enfants captifs des conflits qui envoient tous ces humains sur les routes. Ces humains qui forment une foule immense blessée dans son identité.

Lire notre dossier complet : https://antennesdepaix.org/enfants-captifs-des-conflits/

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Une première section touche les enfants déplacés, emportés sur les routes avec les cohortes d’exilés, sous forme de « lettre ouverte aux enfants de la route ».

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Colette Coughlin rapporte qu’aucun enfant ne trouve la paix lorsque la terreur vient du ciel et que les drones armés tuent indistinctement parents et enfants.

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Témoignagele récit de Carine Salumu, canadienne d’origine congolaise fuyant un pays au bord de la guerre.

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Notre reportage : sous la rubrique à l’œuvre pour la paix, nous présentons le Bureau international des droits de l’enfant qui contribue depuis 20 ans à la mise en œuvre de la Convention internationale des droits de l’enfant.

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Nous amorçons ensuite un premier survol de la situation des enfants-soldats qui vivent sans doute la forme de déracinement la plus troublante.  

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Ne manquez pas notre prochain appel entièrement consacré aux enfants-soldats. Nous inaugurerons notre nouvelle rubrique « Films pour la paix » avec une présentation du film Rebelle (2012), une œuvre réalisée par le cinéaste canadien Kim Nguyen et mettant en scène la jeune Rachel Mwanza.

Lire notre dossier complet : https://antennesdepaix.org/enfants-captifs-des-conflits/

 

Lire aussi le poème-prière de Marie-Hélène dans la section « Prières pour la paix »

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Visitez aussi la page des Intentions de prière spécialement conçue pour promouvoir la paix dans les paroisses.

Participez!

Avez-vous quelque chose à ajouter au sujet des enfants-soldats?
Écrivez-nous, offrez un témoignage, un récit, un poème, une prière, un message d’espérance, un dessin ou tout autre contribution pour aider à mieux comprendre le vécu des enfants victimes des guerres menées par les adultes!

Envoyez votre participation à
accueil@antennesdepaix.org

Prochains appels sur le thème du déracinement et de l’exil :

Les réfugiés

Date prolongée de remise des textes et illustrations : lundi 23 mars

(Illustrations : dessins-prière de Colette, Michèle, Marie-Claude, Eda et Paul, réalisés d’après des photos d’actualité)

Joignez-vous à celles et ceux qui offrent une illustration en appel à la réconciliation et à la paix!

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Peuples déracinés, déplacés, exilés

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Nous amorçons cette semaine la publication d’une série d’articles, de réflexions et de partages sur le thème du déracinement et de l’exil. Voici un aperçu de notre dossier Peuples déracinés, déplacés, exilés.

En décembre 2014, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour la protection des réfugiés (HCR) révélait que le nombre de personnes déplacées et réfugiées dans le monde avait atteint un sommet record depuis la Seconde Guerre mondiale, soit 51.2 millions de personnes. 

Les personnes déplacées transportent avec elles la douleur de savoir leurs propriétés dévastées, leurs communautés déchirées par des divisions politiques et religieuses qui vont laisser des traces pendant des décennies.

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Comment nous situer face à des exodes massifs? Quand une partie du corps souffre, c’est le corps de toute l’humanité qui est atteint.

Lire la suite dans notre dossier Peuples déracinés, déplacés, exilés

Déplacés à cause d’un conflit

par Gisèle Turcot

Pendant l’attaque israélienne dans la Bande de Gaza, à l’été 2014, environ 520,000 Palestiniens ont été déplacés; 485,000 ont eu besoin de recourir à l’aide alimentaire, 273,000 ont logé dans les écoles de l’ONU, 17,200 maisons des Gazaouis ont été totalement détruites ou sévèrement endommagées, et 37,650 résidences endommagées sont encore inhabitables.

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cinq ans après avoir obtenu le permis de construire sa maison, des fonctionnaires équipés d’un fusil frappent à la porte avec un avis d’éviction : « Vous avez quinze minutes pour ramasser vos affaires ». Salim est sorti dehors pour négocier un délai; son épouse enfermée dans la maison avec leurs sept enfants s’empresse de téléphoner aux voisins pour obtenir du renfort. Salim discute, résiste, on le malmène. Un fonctionnaire décide de lancer un projectile de gaz lacrymogène par la fenêtre. Un bulldozer arrive, conduit par un employé palestinien connu de la famille, ajoutant au malheur. Reconstruite peu après, la maison connut cinq autres démolitions.

Lire la suite dans notre dossier Peuples déracinés, déplacés, exilés

Le choix de la non-violence

Témoignage de Mary-Ellen Francoeur

Un vendredi, nous nous sommes joints aux Femmes en noir, ces Israéliennes qui, depuis la Guerre des six jours qui a marqué le début de l’occupation israélienne, se tiennent là tous les vendredis pendant une heure. Elles affichent des bannières portant l’inscription “Mettons fin à l’occupation”.  J’ai porté une grande bannière avec une amie musulmane canadienne. Une autre fois, nous nous sommes rendus sur les terres d’une famille palestinienne menacée par trois colonies israéliennes. 

Lire la suite dans notre dossier Peuples déracinés, déplacés, exilés

L’oppresseur opprimé 

par Rita Amabili

Pour son 10e anniversaire (2014), l’organisme « Breaking the Silence » (Briser le silence), a organisé à Tel Aviv une lecture publique de témoignages de près de mille soldats des Forces de défense israéliennes. Ceux-ci s’expriment sur leur culpabilité, leur honte et leurs agissements injustes et insoutenables envers les Palestiniens.

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Inadmissible même pour le soldat qui ne comprend pas toujours facilement qu’il doive rapporter devant son supérieur son quota ordinaire de «terroristes morts»; qu’il sera félicité toutes les fois où il se servira de la population sous occupation comme bouclier humain; qu’il est tenu de faire un usage abusif de la force à chaque moment où l’occasion se présente; d’utiliser l’humiliation et la provocation jusqu’à ce que certains citoyens excédés se mettent à lancer des pierres.

…alors il aura une raison de se défendre.

Lire la suite dans notre dossier Peuples déracinés, déplacés, exilés

 …

Lire aussi sur notre page Prières pour la paix, la prière avec les déracinés de ce monde de Marie-Hélène ainsi que la demande spéciale de prière pour le Soudan du sud.

Nous recherchons des prières de toutes les cultures et confessions religieuses.
Lire les prières publiées en 2014.
Visitez aussi la page des Intentions de prière spécialement conçue pour promouvoir la paix dans les paroisses.

Participez!

Nous recevrons avec gratitude vos commentaires sur ce thème du déracinement…
Écrivez-nous, offrez un témoignage, un récit, un poème, une prière en solidarité avec des expatriés, des réfugiés, des personnes qui ont perdu leurs repères suite à des conflits ou à des circonstances dramatiques.

Envoyez votre participation à
accueil@antennesdepaix.org

Prochains appels sur le thème du déracinement et de l’exil :

Les enfants dans les conflits armés

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Date de remise des textes et illustrations : lundi 16 février

Les réfugiés

Date de remise des textes et illustrations : lundi 23 février

(Illustrations : dessins-prière de Michel, Marie-France et Marie-Claude, réalisés d’après des photos d’actualité)

Joignez-vous à celles et ceux qui offrent une illustration en appel à la réconciliation et à la paix!

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Appel à la participation

Si notre cœur devenait sanctuaire…

Nous débutons une nouvelle saison des appels à la paix en s’inspirant d’une expression de l’une des nos auteures, Marie-Hélène Carette : « Et si notre cœur devenait sanctuaire ». Cette phrase résume bien notre raison d’être, laquelle propose un élargissement de notre regard et de notre cœur afin d’y accueillir les laissés pour compte, les mal-aimés et les oubliés, ceux-ci ne trouvant plus aucune terre d’asile, plus aucun sanctuaire à l’intérieur duquel se réfugier.

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De tout temps, des groupes humains ont trouvé refuge dans des temples simplement pour faire halte et rendre un culte à leur dieu, ou pour échapper aux menaces de capture ou de guerre en obtenant la protection d’une communauté de croyants.

De nos jours encore, des demandeurs d’asile ayant épuisé tous les recours se réfugient dans une église pour échapper à un avis d’expulsion. Une communauté accepte de les mettre à l’abri du danger, de les accompagner dans leur démarche. Des églises ou des synagogues situées en zones frontalières sont ainsi appelées à devenir sanctuaires au moins pour un temps (entre Californie et Mexique, par exemple).

En principe, ces lieux sacrés sont inviolables, et généralement les forces de l’ordre s’abstiennent d’en forcer l’entrée. Le devoir de donner l’hospitalité à une personne en danger prévaut sur d’autres lois.

Mais nous assistons à des actes d’une violence inédite qui laissent croire que plus rien n’est sacré, surtout pas la personne humaine. Enlèvements de ministres du culte, massacres, mise en esclavage des filles et des femmes, expulsions de familles en instance d’immigration, désinstallation de communautés locales pour faire place à des industries extractives, enfermement dans le cercle infernal de la traite humaine : les exemples ne manquent pas pour illustrer l’asservissement de l’être humain à des forces qui le privent de sa dignité, de sa liberté.

Et pourtant, le temple le plus sacré n’est-il pas le cœur humain? N’est-il pas la première terre d’accueil que le Créateur ait ensemencée de son amour?Une terre habitée par une immense soif de fraternité, assez vaste pour donner l’hospitalité à tous ceux et celles qui sont en danger.

Si notre cœur re-devenait sanctuaire, qu’arriverait-il à l’humanité tout entière? Qui aurait besoin d’être accueilli, hébergé, nourri, éclairé et accompagné? Quelles blessures auraient besoin d’être soignées et guéries? Que pourrions-nous offrir à ceux et celles qui manquent  de tout, surtout de justice et de paix?

Notre cœur-sanctuaire ouvrirait  la porte aux  personnes handicapées  qui ont plus de difficulté  à se déplacer pendant nos hivers nordiques, il s’approcherait de ces milliers de villageois en Centre-Afrique confrontés au pillage de leurs ressources, des courageux chefs religieux qui font appel à une meilleure concertation des diverses communautés croyantes pour rétablir la paix en France, en Égypte, en Irak, au Soudan du Sud.

Comment donner l’hospitalité en nous-mêmes à toutes les souffrances qui sollicitent notre compassion? Est-il même possible d’accueillir en soi l’expérience, le visage de gens qui sont si loin alors que nous suffisons à peine à poser un regard compatissant sur celles et ceux qui sont tout proches?

N’hésitez pas à partager vos témoignages ou questions, ainsi qu’à proposer des  sujets pour les prochains appels, écrivez-nous à :

accueil@antennesdepaix.org

Au programme des Antennes de paix en 2015 : une formule allégée, des dossiers moins lourds ou répartis sur une plus longue période, davantage d’appels et de possibilités de participer.

Nous vous invitons à rester connectés, ou à vous abonner sur le site si ce n’est pas déjà fait, afin de connaître tous les détails.

Veillez avec nous, nos antennes demeurent à l’œuvre pour capter les détresses et initiatives de réconciliation de ce monde ainsi que pour les relayer avec cœur sur nos réseaux!

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Aide demandée

Aide demandée pour les appels à la paix en 2015

À l’occasion de ce dernier bulletin pour l’année 2014, nous lançons une demande d’aide pour la saison 2015. Votre contribution nous est essentielle pour maintenir un rythme de publication en phase avec l’actualité, et surtout pour traiter les sujets avec rigueur, empathie et profondeur.

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Voici les diverses fonctions pour lesquelles nous avons besoin d’aide :

  • Recherche pour constituer des dossiers thématiques
  • Repérage et visionnement de vidéos documentaires
  • Récolte de témoignages au téléphone ou en ligne
  • Rédaction à titre de correspondant d’un pays
  • Transcription à partir de vidéos ou fichier audio
  • Traduction de textes vers le français
  • Création de messages, poèmes et prières pour la la paix
  • Ressource pour mieux comprendre les diverses cultures et religions
  • Rédaction de synthèses de dossier
  • Aide à la diffusion sur les réseaux sociaux

Écrivez-nous à :
accueil@antennesdepaix.org

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Appel de participation
pour les 24 h pour la paix dans le monde

D’ici à la reprise de nos bulletins en 2015, nous vous invitons cordialement à participer aux 24h pour la paix :

partage-carte-paix-2015-850

Partagez votre propre carte de vœux ou de souhait, à l’intention de l’ensemble de l’humanité, à l’échelle de la toile planétaire!

C’est très simple, écrivez quelques lignes à propos de ce que vous souhaitez, du fond de votre cœur, pour l’ensemble des êtres humains en 2015, et envoyez les avant le 15 décembre à :

24hpourlapaix@gmail.com

Les messages retenus seront confiés à des graphistes professionnels afin d’en faire une carte, signée à votre nom, qui sera diffusée sur le web lors des 24 h pour la paix dans le monde, le 1er janvier 2015.

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10 décembre,
Journée internationale
des droits de l’homme

 « La justice sociale est en cause chaque fois qu’il y a un droit à respecter chez autrui. »

Marie Gérin-Lajoie

Ce mercredi 10 décembre, nous commémorons l’adoption par les Nations unies de la grande charte de l’histoire contemporaine, la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948). Nous vivons depuis plusieurs décennies sur l’élan qu’elle a donné à des sociétés qui voulaient définitivement tourner le dos à la guerre comme moyen de résoudre les conflits.

D’après les mots solennels du Préambule « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde». L’article premier ne laisse planer aucun doute : «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»

Hélas en bien des endroits du globe les droits les plus fondamentaux sont écorchés : pensons par exemple à l’emprisonnement injuste d’Asia Bibi en vertu de la loi sur le blasphème, à l’incarcération des étudiants égyptiens qui manifestent depuis que la justice a innocenté l’ancien dirigeant du pays (voir le lien en fin de page), à la réduction des programmes sociaux qui privent des personnes de l’aide d’appoint dont elles ont un urgent besoin.

La raison et la conscience, pas l’un sans l’autre. Égalité de naissance, respect des différences. Le meilleur de l’humain est inscrit là, même si la réalité le déchire, le blesse chaque jour. Nous venons de le voir au travers des derniers bulletins qui ont fait entendre l’appel des enfants esclaves, des femmes victimes de violence et des personnes atteintes d’un handicap. Dans chacun de ces groupes il y a pourtant des histoires de courage et de résilience qui nous enseignent que la dignité humaine peut être reconquise ou restaurée au-delà des pires atteintes.

Le 10 décembre, renouvelons notre acte de foi en la dignité de tout être humain.

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En cette journée des droits de l’homme, aidez-nous à faire connaître les artisans de paix et leurs initiatives qui défendent ces droits fondamentaux. Une des manières de les appuyer est de partager le profil des artisans et artisanes de paix sur le site du Prix du Public pour la Paix.

ppp-temps-de-voter

http://prixpublicpaix.org/

12 finalistes répartis dans 5 catégories, ça vaut le détour, une formule originale pour promouvoir les initiatives de réconciliation et de paix!

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Merci pour votre participation!

Depuis bientôt quatre mois vous nous accompagnez dans la découverte des coins du monde où des humains sont en recherche de relations plus équitables et fraternelles, fondement de la paix. Vous avez consenti à vous mettre à l’écoute de leurs souffrances et de leurs attentes. Nous vous remercions bien sincèrement de parcourir ce chemin avec nous au travers de chaque nouvel appel à la paix.

Reçu cette semaine :

Une prière pour Asia…

Asia Bibi porte et subit le mal commis… 

Quelle peine injuste… Oui Asia, nous déployons toutes nos forces vives pour te tirer de ta prison, oui de partout nous sommes avec toi: avocats, juristes surtout qui demandons le courage de dépasser nos peurs -en particulier celle de déclencher les actions encore plus violentes de djihadistes en changeant les lois actuelles qui condamnent Asia…

Lire la suite de la prière de Marie-Hélène Carette pour Asia Bibi :
https://antennesdepaix.org/prieres/decembre-2014/

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Un partage de notre correspondant pour l’Égypte, Rafik Salama :

Alors qu’une cour de justice égyptienne vient d’innocenter l’ancien président Moubarak, accusé de complicité dans le meurtre des manifestants de la Place Tahrir en janvier 2011, le nombre d’arrestations au Caire est en nette augmentation.

Lire la suite :
https://antennesdepaix.org/nouvelles/

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Une bénédiction Theravada envoyée par Jef Félix, de Bruxelles :

Puis-je être heureux
Puis-je être en paix.
Puis-je être libre.
Puissent tous les êtres connaître le bonheur.
Puissent tous les êtres connaître la paix.
Puissent tous les êtres connaître la liberté.

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Déficience intellectuelle Handicap

Journée internationale des personnes extra-ordinaires

En cette Journée internationale des personnes handicapées nous tenons à rendre hommage à toutes ces personnes extraordinaires, en marge de la normalité, qui nous accompagnent au quotidien pour nous aider à changer nos perceptions, préjugés et idées préconçues!

Handicap, regard et résilience

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3 portraits de résilience, Alexandre Jollien, France Geoffroy, et Michel Pepin, parmi les nombreuses autres personnes handicapées qui contribuent à changer le regard porté sur le handicap :

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Témoignages,
sur la relation à l’autre et à la vie

Trois témoignages qui interpellent…

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Hommage aux personnes
ayant une déficience intellectuelle

Une invitation à visionner la vidéo Pareil pas pareil, filmée ici au Québec.

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Sept personnes vivant diverses formes de déficience intellectuelle, répondent en toute franchise devant la caméra aux questions que tout le monde se pose sur la « différence » et la « normalité », sur les défis de la vie avec un handicap et le désir de vivre comme tous, sur le besoin de se sentir utile et la volonté d’apprendre, et enfin sur l’importance d’aimer.

Sur la route de L’Arche

Embarquez dans un voyage unique, d’une grande richesse humaine, avec le blog  du jeune et talentueux photographe-conteur Jonathan Boulet-Groulx :

Agape
Sur la route de L’Arche nous promène allègrement dans les foyers de 8 communautés de L’Arche au Québec, un tendre parcours à la rencontre de personnes extraordinaires. À voir et à revoir…

Dans le contact humain, un lien reste, un lien d’amitié et d’amour. C’est comme la poésie. Ça nous touche le dedans plus fort que le dehors.

 Jonathan Boulet-Groulx

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Une société handicapée…

La recherche pour cet appel des antennes de paix au sujet du handicap a été faite par Mélissa, elle-même handicapée par la sclérose en plaques. Elle connait bien les défis considérables qui doivent souvent être surmontés lors d’un simple déplacement entre deux villes. Ce qui fait ressortir à quel point la société et nos infrastructures demeurent « handicapées » lorsqu’il s’agit d’accueillir avec humanité la personne différente et vulnérable. Dans le texte ci-dessous, Mélissa s’inquiète du type de société vers laquelle les mesures d’austérité nous conduisent.

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Autres liens

Plusieurs liens intéressants sont celui qui nous fait découvrir le blog de Charlotte, « wheelcome ».

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Voir notre dossier complet sur la « Journée internationale des personnes extra-ordinaires »

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résilience Violence envers les femmes

Femmes, au-delà de la violence, la résilience

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« Je suis convaincue que la vie est une fête. C’est à nous d’éloigner ces nuages. Nous avons assez d’amour et de richesses pour que tout le monde vive dans la dignité ».

Celle qui parle ainsi a pourtant vécu l’horreur lors du massacre de Tutsis par les Hutus. Le 24 octobre 1993, en pleine guerre civile, Maggie est réfugiée avec 72 personnes dans un évêché. Des hommes armés font irruption et exécutent tous les adultes, sauf elle et 25 enfants. Décidant alors que « la haine n’aura pas le dernier mot » et que l’amour sera plus fort, elle prend en charge les 25 enfants restés orphelins et fonde la Maison Shalom » établie à Ruyigi (Burundi) qui a déjà accompagné plus de 20 000 enfants depuis 1994. Un magnifique exemple de résilience au-delà de la violence!

Voir d’autres détails dans notre dossier.

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La vie demeure souvent de la « survie » pour nombre de femmes victimes et assujetties à une culture d’abus où la violence les emporte loin du meilleur d’elles- mêmes.

Les antennes de Paix proposent cette semaine quelques témoignages de femmes dont la sortie des tombeaux de la victimisation peut nous inspirer à marcher à l’air libre et la tête haute.

Toutes ces femmes résilientes ont dû lutter chacune en puisant en elles-mêmes avec d’autres, pour garder saine leur identité profonde et reprendre leur vie en dépit des altérations subies.

Leurs marques souvent visibles mais assumées deviennent désormais tracés de lumière et lieux inspirants pour nos propres traversées.

L’enjeu demeure toujours la Paix: passées de l’insoutenable violence à une paix étonnante de fécondité, ces femmes nous « engendrent » par leur vie, à vivre pleinement la nôtre. Elles nous enseignent chacune à sa façon, que chaque vie vaut son poids d’intériorité, de douceur inviolable et de force tranquille.

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Entre l’agression et la prise de parole, des femmes gardent souvent un long espace de silence. La journaliste Michèle Ouimet révèle sa propre expérience  dans l’article intitulé « La honte » (publié dans le journal la Presse)
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/michele-ouimet/201411/06/01-4816422-la-honte.php

Nous vous invitons à lire cet article dans sa version intégrale. Rarement un texte en a dit autant sur le sujet en aussi peu de mots. En voici quelques extraits :

« J’avais 21 ans quand deux hommes m’ont brutalement violée. Des hommes armés, le visage dissimulé sous un foulard. Des hommes que je n’avais jamais vus de ma vie.

L’été de mes 21 ans, j’ai perdu mon innocence et la certitude que rien d’horrible ne pouvait m’arriver. Désormais, je faisais partie des statistiques. Une femme sur trois est victime d’agression sexuelle ».

« Comment sort-on d’un viol aussi brutal ? Différente, changée pour la vie. Changée parce qu’on doit désormais vivre avec la peur. »

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On aimerait une suite à cet article, ne fût-ce que pour apprendre comment cette jeune femme, Michèle Ouimet, a pu ensuite devenir la journaliste que l’on connaît, celle qui ose s’exprimer avec courage sur la place publique, celle qui affronte quotidiennement la peur lors de reportages risqués à l’étranger.

Michèle a su résumer en quelques mots les « émotions entremêlée » dont témoignent de nombreuses femmes après une agression :

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Dans la logique des choses, chacun pourrait s’attendre à ce que ce soit l’agresseur qui ressente, ne fût-ce qu’après coup, de la honte et de la culpabilité. Honte d’avoir posé un acte répréhensible, honte d’avoir abusé d’une personne, honte de se montrer à ce point dominé par une pulsion sexuelle, coupable d’avoir fait du mal à l’autre, d’avoir méprisé son libre choix, d’avoir imposé une intimité non voulue, non désirée.

Or c’est l’inverse. Comme si tout ce que l’agresseur est obligé de nier en lui, pour pouvoir poser un tel geste, est violemment transféré sur la victime.

En plus d’être agressée, la victime se retrouve avec la triple charge des émotions négatives que l’agresseur évacue : la peur, la culpabilité, la honte.

« Honte d’être une victime. »

« Qui a envie de se retrouver devant un juge et un avocat qui posent des questions comme si la femme violée était une criminelle ? »

Et cet omniprésent sentiment de culpabilité…

« En quoi pouvais-je être responsable des gestes criminels de ces hommes ?
Même après 40 ans, je ne comprends pas. Mais le sentiment est là, puissant, envahissant. »

Et aussi cette sorte de complicité par défaut du silence si souvent partagé par la victime et l’agresseur.

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 « Je me suis sentie coupable de mon silence. »

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Nous vous invitons, à la suite de Michèle Ouimet, à vous faire porteur de parole. Pas tant pour accuser, que pour tenter de comprendre, toutes et tous ensemble, cette épouvantable méprise, cette profonde trahison du don de l’intimité humaine, et ce faisant de l’amour.

Qu’est-ce qui pousse un agresseur à profaner sa propre intimité et dignité? Qu’est ce qui fait qu’encore aujourd’hui, même dans nos sociétés dites «libres et  ouvertes », tant de victimes continuent à porter seules et en silence  le poids de la honte et de la culpabilité?

Et au-delà de la violence, de la peur et des ressentis, qu’est-ce qui fait qu’une personne se transforme et, plutôt que chercher à profiter de son prochain, devient source de réconfort, de confiance et de paix pour les personnes qui l’entourent?

Écrivez-nous !

accueil@antennesdepaix.org

dossier

Lire les notes, sources et articles consultés dans notre dossier sur l’élimination de la violence envers les femmes ainsi que sur la résilience.

En voici un aperçu :

Marguerite Barankitse, prise dans la violence du génocide, a transformé la vie de milliers d’orphelins en ouvrant les maisons Shalom au Burundi. Cette enseignante qui aurait, toutes les raisons de cultiver des ressentis de colère et de haine suite à ce qu’elle l’a vécu, affirme pourtant : « Celui qui tue est la première victime de son geste. On ne peut pas condamner un homme, seulement son geste ». Elle ajoute que « Toute vie est sacrée, même celle du criminel. »

« 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes »
 Notre appel se situe dans le contexte de cette campagne qui se déroule du 25 novembre au 6 décembre.

Femmes autochtones – Parmi les manifestations de la violence, signalons qu’au Canada, « plus de 1186 femmes autochtones sont disparues ou ont été assassinées au cours des 30 dernières années.

Toujours dans notre dossier, toute une série de liens sur le sujet :

Statistiques de l’ONU à propos des femmes: mariages forcés, harcèlement sexuel, viols en contexte de conflit, traite des femmes, etc. Attaques à l’acide. Violence conjugale: Une campagne pour recueillir les témoignages de victimes de violence conjugale.

25e anniversaire de la publication Violence en héritage? La violence conjugale et familiale est malheureusement un phénomène persistant. Lire ou relire la brochure  Violence en héritage?  du Comité des affaires sociales de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, 1989.

Une autre histoire de résilience au sujet de la violence faite aux femmes, celle du  Dr Denis Mukwege à qui l’on vient de décerner le prix Sakharov. Denis Mukwedge s’est spécialisé dans la prise en charge des femmes victimes de viols collectifs.

Quelques autres exemples inspirants de femmes résilientes.

Marie-Sol St-Onge, artiste-peintre québécoise, a perdu des membres après avoir été victime de la mangeuse de chair.

Olivia Giles, avocate, peut maintenant accomplir plusieurs gestes quotidiens à l’aide de prothèses et d’outils, après avoir perdu mains et jambes suite à une méningite. Elle a fondé l’ONG « 500 Mille » pour équiper des jeunes africains amputés.

Emmanuelle Després. Sortie de l’intimidation elle a pris la parole lors d’une manifestation qu’elle a organisée à Trois-Rivières et elle se réjouit de la tenue d’un Forum sur l’intimidation au Québec.

Les liens pour chaque item sont affichés dans notre dossier

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Lire les prières de T. Linotte et de Marie-Hélène.

participez

Quelques extraits des participations reçues suite à notre appel au sujet de la violence et de la résilience :

Tolérance?

un poème de Rita Amabili

Si Amnistie parle de toi jeune fille aux yeux verts
C’est qu’on a dépouillé ton cœur et déposé l’enfer
Dans ton corps mille fois privé, on perpétue le mal
Et le conflit se continue comme s’il était normal

Lire la suite du poème

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Un partage de Féa sur la place du « féminin » dans nos vies, que l’on soit une femme ou un homme…

Au sujet de l’appel pour l’élimination de la violence faite à l’égard des femmes, il me semble que nous pourrions dire : « pour l’élimination de la violence faite à l’égard du féminin »… parce que le féminin est souvent agressé bien avant que ne le soit la femme, et non seulement par l’homme mais aussi par la femme elle-même.

Lire la suite dans notre section « Prise de parole »

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Invitation de Monique Hamelin à signer la pétition de la FFQ pour obtenir une commission itinérante… dans notre nouvelle page dédiée à la présentation de pétitions.

APPUYONS LA DEMANDE DE CRÉATION D’UNE COMMISSION QUÉBÉCOISE ITINÉRANTE SUR LA VIOLENCE SEXUELLE

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« J´ai fait de la peine à ma mie
Elle qui ne m´en a point fait
Qu´il est difficile d´aimer… »

Pourquoi ce refrain m’est-il venu en tête dès l’instant où j’ai mis mon pied hors du lit? Serait-ce parce que dans les journaux et sur le web, on entend sans cesse des histoires où les relations humaines ont été déloyales, où les escroqueries se sont faites alors que les détrousseurs regardaient franchement leur victime dans les yeux, se faisant souvent passer pour des amis intimes ou des professionnels honnêtes?

Peut-être aussi parce que tant de couples se font et se défont autour de moi et que les histoires du cœur finissent trop souvent sur un sol vallonné, tourmenté, laissant les protagonistes meurtris de différentes façons?

Lire la suite du « doux chagrin » de Rita Amabili, une réflexion vivante sur des paroles de Gilles Vigneault.

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Un grand merci pour vos participations à cet appel, nous gardons ce thème ouvert, n’hésitez pas à nous envoyer d’autres partages!

accueil@antennesdepaix.org

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Droits des enfants

L’esclavage des enfants, l’humanité elle-même est en jeu

En ce 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, nous avons choisi de rendre hommage à un artisan de paix qui a consacré sa vie à libérer des enfants de l’esclavage, Kailash Satyarthi.

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Illustration de Kailash Satyarthi réalisée d’après une photo prise par Senado Federal. les illustrations des enfants au travail sont inspirées de photos trouvées sur le web. Nous remercions les photographes ainsi que les sujets apparaissant sur les photos de nous sensibiliser au vécu des enfants sur le terrain!

Pour sauvegarder et imprimer l’affiche en pleine résolution,
ouvrir le fichier pdf ci-dessous en cliquant dessus :
Kailash_Satyarthi-2014

215 millions d’enfants sont forcés de travailler dans le monde selon le Bureau international du travail. Pour Kailash Satyarthi, c’est le sort de l’humanité qui est en jeu.

Son nom signifie « chercheur de la vérité » et depuis plus de 34 ans il offre sa vie à la défense des plus pauvres et désespérés : des enfants abandonnés, vendus, ou devenus orphelins. À l’aide de l’organisation qu’il a fondée en Inde, Bachpan Bachao Andolan (« Mouvement pour sauver l’enfance »), plus de 82,800 vies ont été libérées de la traite et de l’esclavage.

Kailash Satyarthi  partage le prix Nobel pour la paix 2014 avec Malala Yousafzai
http://www.bba.org.in/

Lire la suite

temoignages

Quelques extraits de témoignages d’enfants qui ont vécu l’esclavage, tirés du site de l’organisme montréalais AIPE (Aide internationale pour l’enfance) :

« Il m’a battue jusqu’à ce que mon corps soit enflé de partout et que je sois incapable de me lever pendant quatre jours. »

« Ma tante m’a confiée à une marchande de charbon. Je devais m’occuper de ses 4 enfants, faire la vaisselle et surtout porter l’eau de la fontaine à la maison chaque jour des dizaines de fois pour les besoins du ménage, la lessive, le bain de toute la famille »

« Il (son père) m’a emmenée à Tai-Pei et m’a vendue à une tenancière de bordel. J’avais juste 13 ans et je ne savais pas ce qui m’arrivait. »

« Mes parents ont emprunté de l’argent à mon employeur et pour rembourser leur dette, mon frère et moi devons travailler à la carrière de pierres tous les jours. Je soulève de grosses pierres et je les porte sur ma tête pendant plusieurs heures. »

« Ma mère m’a envoyée travailler dans cette famille, car elle n’avait pas plus d’argent pour me nourrir et elle pensait que là-bas, je serais éduquée et bien nourrie. Je n’ose pas retourner la voir et lui dire la vérité. »

« …Je rêve encore du garçon que j’ai tué. Je le vois dans mes rêves; il me parle et me dit que je l’ai tué pour rien, et je pleure. »

« On travaille sept ou huit ans puis on tombe malade. La poussière de la pierre attaque les poumons et, très vite, on ne peut plus respirer : ils appellent ça la silicose et on ne peut pas guérir. »

Les vieux et les malades étaient brûlés vifs dans leur hutte. Les troupes arabes ont fini par me trouver. J’ai été enlevé et donné à une famille arabe comme «cadeau».

« En lire plus dans notre dossier ou lire l’intégralité des témoignages sur le site de l’AIPE. »

http://aipe-cci.org/temoignages-denfants-travailleurs

 

a-l-oeuvre-pour-la-paix

  • Une jeune Américaine transforme un voyage en famille en une aventure humanitaire en créant « Empower Children »
  • ÉQUITAS, un Centre international d’éducation aux droits humains, reçoit le Prix Droits et Libertés
  • Le projet LOVE, Leave Out Violence / Vivre sans violence
  • Un héros local kirghize lutte pour la protection des droits des enfants des rues de Bichkek au Kirghizistan
  • L’Association étudiante canadienne pour les droits de l’enfant voit le jour
  • Convention relative aux droits de l’enfant adaptée aux enfants dès 10 ans

…et plus dans notre dossier

dossier

Quelques infos…

Et toute une série de liens

partage-prieres

L’exploitation de l’enfant dans un cycle sans fin qui se déploie de manière odieuse dans les contextes les plus diversifiés…

Elle réapparaît à chaque époque comme le fléau le plus triste qui soit; un fléau qui peut saper les fondations du « vivre-ensemble’’ et dont l’impact – exponentiel – rejoint les choix, les démissions et les politiques de tous ordres affectant la Planète Terre.

À petite échelle, l’enfant-faire-valoir-du-parent-performant troquerait volontiers son allocation hebdomadaire et ses jeux vidéo contre du temps de qualité en compagnie de sa famille;

Plus largement, l’enfant pauvre des pays dits « émergents », exploité au travail sous-payé, « habille » de sa sueur et de jolis vêtements qu’il ne portera jamais, tout un pan de l’Occident qui en redemande sans cesse;

Lire la suite des réflexion-prières de Marie-Hélène ainsi que nos suggestions d’intention de prière.

participez


Faites nous parvenir votre propre appel, message ou prière pour la paix, nous les joindrons à cet article!

accueil@antennesdepaix.org

D’où tu partais tôt le matin, fatigué et mal nourri
Dans une mine d’étain, dans une usine de tapis,
Petit Poucet affaibli dans une carrière de sable,
Qui n’aura jamais de pain à semer comme dans la fable

Découvrir notre nouvelle page consacrée à la poésie au service de la paix et lire la suite des poèmes « Vent d’équité » et « Je nomme les enfants » envoyés par Rita Amabili

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Appel de participation
Au-delà de la violence, la résilience 

Les visages de la violence sont multiples, reconnaissables. Mais n’a-t-on pas besoin de voir, d’entendre et d’être touchées par ces femmes dont l’histoire « violente » fut aussi un chemin de croissance et de « rédemption » sur les forces du destin, du mal et de l’entropie? 

Nous choisissons d’aborder le thème proposé en nous orientant vers la résilience de femmes -réelles victimes- devenues inspirantes, qui désormais se posent autrement dans l’existence.

Demeurons en éveil pour repérer autour de nous, ces «sorties de tombeaux »: que ce soient ceux de l’abus, de l’intimidation, des épreuves, de la guerre… Elles nous enseignent que la violence n’a pas toujours le dernier mot.

En plus d’inviter à devenir « sentinelles solidaires », les Antennes de Paix saisissent l’occasion de « faire une différence » avec vous, dans l’horizon d’une Paix espérée dans la mutualité et la confiance.

Envoyez des histoires de sortie de la violence, des exemples de femmes résilientes, des témoignages, messages et prières.

Écrivez-nous avant le 24 novembre à
accueil@antennesdepaix.org

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Catégories
Journée internationale de la tolérance

Appel à la tolérance

appel-tolerance-wbC’est notre premier appel de participation sur un thème, merci à toutes les personnes qui nous ont répondu!

Nous vous livrons ci-dessous une première partie de cette belle récolte de commentaires, témoignages, messages et prières reçus en réponse à notre appel sur la tolérance, Lire aussi le vibrant appel à la tolérance pour Asia Bibi en bas de page.

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La deuxième partie de l’appel à la tolérance, un dossier sur le sujet, est maintenant en ligne, cliquer ici pour y avoir accès.

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Nous vous envoyons cette première partie dans sa version intégrale. Pour partager ou imprimer, ouvrir et sauvegarder le fichier pdf en cliquant le lien ci-dessous.

Appel à la tolérance-2014

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Pour moi, vivre dans la tolérance nous demande d’aller au-delà des jugements qui sont tellement innés et gratuits qu’ils sont souvent tout à fait inconscients.

Être tolérant, ça demande de s’oublier, de se tourner complètement vers l’autre pour le voir vraiment, pour l’entendre, pour l’observer sans idée préconçue et sans arriver à aucune conclusion.

Ça demande de s’exposer à ce qui est inconnu, ce qui est autre, avec une ouverture de cœur et d’esprit qui permet d’accueillir, d’accepter, et même, d’aimer.

Vivre cet esprit de tolérance, c’est s’effacer pour mieux découvrir ce qui nous entoure déjà ; c’est se libérer de la prison du « moi » pour se rendre compte que dans l’accueil sincère de l’autre, il existe non seulement un « toi » mais un « nous », qui, en faisant tomber toute barrière, ouvre la porte à un sentiment de fraternité qui dissout la solitude et nous remplit de joie.

Colette

peche-non-pecheurMême dans mes moments les plus sombres, dans mes comportements les plus aberrants de ma vie, j’ai fais du mieux que j’ai pu, avec ce que j’avais comme bagage et là où j’en étais rendu dans ma croissance et mes croyances du moment.

Tout le monde, sans exception, fait du mieux qu’il peut, là maintenant, avec son propre bagage et là où il en est. Je n’ai donc d’autre choix que de tolérer tout comportement aberrant, sachant très bien que tout comme dans mon cas, il prend sa source dans une souffrance profonde. C’est d’ailleurs elle qui doit être adressée.

Condamner le péché, non le pécheur.

Christian

Note : Christian Gosselin est fondateur d’un tout nouvel organisme communautaire œuvrant auprès des personnes en situation d’itinérance et/ou d’exclusion sociale. Cet organisme publiera en 2015 un journal de rue comme il en existe à Montréal (L’Itinéraire), à Québec (La Quête) et partout ailleurs dans le monde. Christian a connu une route sinueuse par son alcoolisme, chemin qui l’aura mené jusqu’à l’itinérance à trois reprises. Sobre depuis quatre ans, il a obtenu un diplôme en technique de travail social en avril dernier, une réorientation professionnelle qui a pour but d’être disponible à quiconque en situation précaire tend la main en quête d’aide. Un exemple vivant du fait qu’il est possible de retrouver espoir, foi et sa raison d’être.

……

pas-un-motDans une autre vie, j’avais une belle carrière et une vie sociale très bien remplie dans les milieux de la culture et les arts, des amis, de la famille. Un jour, la dépression est apparue dans ma vie et tout a chaviré. Plus de carrière, plus d’amis, plus d’activités sociales, même les quelques liens familiaux sont disparus. Pas un téléphone, pas un mot… juste comme si je n’avais jamais existé dans leur vie.

Je crois que les gens aujourd’hui ne sont pas très tolérants envers les changements importants, ils ne savent pas comment s’adapter à la nouvelle personne en face d’eux. Et malheureusement, pour la personne nouvellement dépressive, cet isolement causé par l’éloignement des êtres qui constituent le noyau de sa vie devient un rejet et une autre cause de dépression.

Eda

Hier en marchant dans la forêt,  je réfléchissais aux divers visages que pouvait prendre la tolérance. C’est en posant les yeux sur le chien qui m’accompagnait dans ma promenade que me sont tout à coup venues à l’esprit des histoires –  lues et entendues – sur des mamans animales ayant accueilli  et allaité un petit égaré, abandonné ou orphelin, parfois d’une race tout à fait différente de la leur.

Ces histoires simples sont à la fois inspirantes et porteuses d’espoir. J’aime croire que l’être humain a également,  quelque part en lui,  la capacité de donner et  d’accueillir généreusement, spontanément, sans se soucier de la différence.

Mireille

dieu-couturier

À côté de l’intolérance et de la froideur en chacun de nous, il y a aussi cette petite voix qui souffle le chaud de la bonté. Comme s’il y avait des morceaux de tissu disponibles pour fabriquer une grande courtepointe de miséricorde. Seul le Dieu miséricordieux pourrait agiter cette courtepointe et la rendre assez attrayante pour qu’un leader se lève et s’en serve comme d’un étendard. Le Dieu couturier, le Dieu tisserand, qui tisse des liens pour rassembler les morceaux du tissu, saura faire du neuf avec le cœur des humains, dans chaque peuple, dans chaque cour de justice, entre le frère et la sœur.

Gisèle

indifference

Seigneur Dieu de Vérité et d’Amour, se pourrait-il que notre tolérance emprunte parfois des chemins qui la détournent de sa finalité profonde?

Sans cesse tu renouvelles nos pas, tu élargis nos horizons pour que la tolérance devienne chemin d’accueil jamais accompli de ma sœur, de mon frère en humanité…

Dans les faits pourtant, il arrive Seigneur, qu’il y ait par moments apparence de tolérance là où sous prétexte de ne pas juger, l’on refuse de se fier à son propre jugement…

Tu nous as donné en prime à notre venue en ce monde, la capacité de distinguer le bien du mal…

Or Seigneur, lorsque nous ne les distinguons plus l’un de l’autre, nous ne sommes pas loin de banaliser le mal…

Et alors Seigneur, nous vivons dans le mensonge: celui d’une tolérance qui cache cette terrible indifférence à l’égard d’autrui : on se balance carrément de ce que l’autre traverse, pense ou fait …

Serions-nous parfois dans une sorte d’anesthésie de l’âme, celle qui ouvre la porte à toutes sortes d’exploitations, pouvant aller même jusqu’à la barbarie?

Accorde-nous, Seigneur une profonde et authentique justesse d’âme; délivre-nous d’une pseudo-liberté qui se justifie elle-même dans l’arbitraire et la violence.

Amen!

Marie-Hélène

faites-pour-les-autresSeigneur, je t’en prie, ouvre nos cœurs à Ton Amour qui seul nous guérit de nos divisions.

Ce que nous ne pouvons réaliser de nous-mêmes, sans Toi, nous le pouvons par Toi, avec Toi et en Toi.

Affermis en nous la foi en l’incarnation de Ton Amour… car si la foi véritable est une grâce offerte en nos mains ouvertes… son agir est entre nos mains à l’œuvre.

Dans notre monde déchiré par ses nombreux conflits, on en vient souvent à reléguer la foi au rang d’une croyance intégriste, pour ensuite l’accuser d’être à la source de toutes nos guerres… comme si notre confiance et notre adhérence en Toi pouvaient agir contre Ton Amour.

Alors je t’en supplie, aide-nous à reconnaitre et à déloger en nous-mêmes tout ce qui est de l’ordre du non-amour, car comment guérir notre monde de son intolérance tant que sa graine est encore enracinée dans nos profondeurs.

Que nous mettions en pratique ces paroles que tu nous as données :

« Faites donc pour les autres tout ce que vous voulez qu’on fasse pour vous »

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même »

« Veillez et priez sans cesse »

Amen

Fea

Merci aux « antennes de paix » de venir sonner aux portes de nos chambres intimes afin que nous donnions asile, attention, parole, temps et reconnaissance aux personnes aveuglément désignées pour subir prison, dénuement, torture, extrême solitude. Merci de nous mettre face aux faits, de nous empêcher de prendre la pente de l’oubli, de l’indifférence, du sommeil.

La prière qui m’est suggérée demande que la tolérance (état instable dénué d’amour et non dénué de jugement, de préférence, de « quant à soi ») trouve son achèvement dans la fraternité (état stable doué d’amour et de justice) comme la rivière meurt dans la mer:

« La tolérance est un moment provisoire. Elle permet à ceux qui ne s’aiment pas de se supporter mutuellement, en attendant de pouvoir s’aimer. »  Vladimir Jankélévitch

« L’amour et la tolérance sont la seule réponse au problème de la vie. Ce précepte, très simple, et infiniment difficile à appliquer, peut être accepté, compris par quiconque, croyant ou non-croyant. C’est la seule voie. »  Anthony Borgess

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Appel à la tolérance interreligieuse

Là où l’intolérance s’avère particulièrement douloureuse, c’est dans les relations interreligieuses. Lorsque la religion, qui littéralement devrait nous permettre de nous relier, à la fois à Dieu et entre nous, est détournée au profit de médisances, de condamnations aléatoires,  de comportements intolérants et d’exclusions, il s’ensuit d’importantes détresses et pertes de sens pour l’ensemble des communautés interpellées.

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Depuis le plus loin que je me souvienne, l’évocation de comportements d’intolérance et de violences injustifiées ont suscité en moi de profonds ressentis de consternation et de détresse. Comme si les fondations du monde s’écroulaient sous mes pieds, laissant apparaître un immense gouffre béant d’une vie en perte de sens.

Des histoires d’intolérance, nous en entendons tous les jours, dans notre propre cour comme chez nos voisins. L’une des dernières, qui a été peu médiatisée, est l’histoire de ce couple qui a été battu et jeté vivant dans un four à briques par la population d’un village, suite à des allégations d’un  seul homme selon lesquelles la femme aurait brûlé de vieux papiers appartenant à son Beau-Père décédé.

Aucun  motif de condamnation a priori, sauf que, selon les dires de l’homme, parmi ces vieux papiers se seraient retrouvés des pages du Coran.

Peu importe le pays et les circonstances, cette histoire est vieille comme le monde. Elle n’a malheureusement pas l’apanage d’appartenir à un peuple, à un pays, à une culture ou à une religion, elle appartient à l’ensemble de l’humanité.

Une humanité en proie au mal dans ses propres fibres, et qui périodiquement tente d’éradiquer ce mal en supprimant, en brûlant ou en crucifiant un bouc émissaire.

Pourquoi cette persistance incontrôlable de l’être humain à voir la source du mal en son prochain plutôt qu’en lui-même?

Quand allons-nous sortir de cette grande inquisition, de ce sombre tribunal, de cette épouvantable chasse aux sorcières pour calmement dénouer l’imposture du mal et de l’intolérance dans notre propre cœur?

Quand cesserons-nous de projeter ce qui est à éliminer ou à transformer en nous, sur le plus vulnérable et démuni, sur l’innocent, sur l’handicapé, sur l’agneau qui ne peut se défendre? Comme il est facile de barbouiller l’écran vierge de la personne faible, muette ou étrangère au moyen de la palette sauvage de nos propres égarements, dysfonctions, insuffisances et malveillances !

Et jusqu’où ira cette propension à vouloir éliminer des peuples entiers dans l’espoir insensé de purifier une collectivité?

Il faut croire que notre regard, en tant qu’humanité, continue à être profondément affecté par ce qui le voile, l’obscurcit et le divise. Cela prend beaucoup de compassion et de tolérance intérieure pour en prendre conscience. Les authentiques « combattants » l’ont souvent évoqué, la véritable guerre sainte, le vrai djihad contre l’infidèle, ne demande-t-il pas à être d’abord intérieur? N’avons-nous pas en tout premier à « combattre » notre propre infidélité à ce que nous sommes réellement : les enfants de Celui auquel l’ensemble des religions attribuent une qualité fondamentale, la miséricorde?

Ayons du cœur pour notre propre misère spirituelle et cessons de chercher la racine du mal et de l’infidélité dans le champ de notre voisin!

Anémone

Appel de médiation pour la paix
entre les communautés religieuses au Pakistan

Nous nous permettons, dans le cadre de notre appel pour la tolérance, de soumettre à vos prières la situation explosive suite aux montées de tensions interreligieuses au Pakistan.

Cet affrontement s’est polarisé avec force autour du cas d’Asia Bibi, cette chrétienne, mère de cinq enfants, condamnée à mort pour blasphème et emprisonnée depuis 2009.

Asia Bibi nie avoir commis un blasphème et déclare qu’elle est simplement victime du harcèlement et de la discrimination dont sont couramment victimes les chrétiens au Pakistan.

Tout aurait débuté parce que des femmes de son village, deux sœurs, auraient reproché à Asia Bibi d’avoir bu de l’eau du puits commun en utilisant la même timbale que ses compagnes musulmanes, ce qui aurait rendu l’eau du puits commun impur.

À la suite de quoi un échange verbal s’est ensuivi, durant lequel Asia osa demander ce que le prophète Mahomet avait fait pour ces femmes alors que Jésus-Christ était mort sur la croix pour l’humanité. Indignées, les sœurs allèrent se plaindre à l’imam du village. Peu après, Asia et sa famille se sont fait battre par des villageois, avant que la police n’intervienne, à la fois pour protéger Asia Bibi et pour l’inculper.

(Suivre les liens au bas de l’article pour plus de détails sur la situation précaire d’Asia Bibi, emprisonnée dans des conditions inhumaines.)

L’affaire est très médiatisée au Pakistan et dans le reste du monde. Elle suscite de vives tensions entre les communautés religieuses et les autorités.

En 2011, le gouverneur du Pendjab Salman Taseer et le ministre fédéral des affaires religieuses Shahbaz Bhatti, qui avaient pris position en faveur d’Asia Bibi, ont été assassinés.

Aujourd’hui, il ne reste plus que trois jours à Asia Bibi pour faire appel de sa condamnation devant la cour suprême. Mais, pour cela, il faut qu’un juge s’empare du dossier, ce qui est peu probable parce qu’il signerait ainsi son arrêt de mort.

La seule option réside dans la grâce présidentielle obtenue au moyen d’une forte pression internationale, ce qui pourrait toutefois conduire à de violents affrontements au pays. À ce jour plus de deux millions de personnes auraient signé les différentes pétitions en cours.

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Une chose est certaine, au Pakistan cette affaire ne ressort plus de la justice sociale et humaine. La condamnation à mort d’Asia Bibi et son éventuelle exécution sont devenues un symbole, l’enjeu d’une lutte de pouvoir dans laquelle s’affrontent des questions de principes, de grands mouvements identitaires et des pouvoirs politiques.

L’affaire dépasse complètement la personne d’Asia, qui elle, n’en ressent que plus de solitude, d’où son ultime cri du coeur : «Maintenant que vous me connaissez, racontez ce qui m’est arrivé autour de vous. Faites-le savoir. Je crois que c’est ma seule chance de ne pas mourir au fond de ce cachot. J’ai besoin de vous! Sauvez-moi!»

C’est le cri de chaque détresse et chaque solitude lorsque la personne même a été oubliée au profit de grands idéaux et luttes de pouvoir.

Appel à la médiation

Comme dans tout conflit, comment aller au-delà des clivages et prises de parti et tenter une forme de médiation, ne fût-ce que pour nous-mêmes, afin de nous ouvrir à d’autres perspectives et façons de voir?

Comment dresser un pont de paix plutôt que de consolider des murs qui nous aveuglent? Ces murs de l’incompréhension qui sont à l’origine de toutes les guerres et qui perpétuent parfois celles-ci sur des générations.

Il est dit qu’un simple battement d’aile de papillon peut être à l’origine d’un ouragan. Dans ce cas-ci, quelques simples paroles échangées par trois femmes autour d’un puits se sont transformées en un immense rapport de force qui secoue les opinions publiques à l’échelle internationale.

Comment approfondir le sujet sans nourrir les rivalités?

Le dossier devient tellement brûlant au Pakistan que plus personne n’ose parler ou prendre position par peur de représailles.

Faut-il vraiment qu’une pauvre paysanne illettrée soit sacrifiée sur l’autel des affrontements religio-politiques pour que nous prenions conscience des immenses manques de compréhension qui subsistent entre les peuples et communautés? Car si la question du blasphème relève du religieux, le rapport de force est devenu avant tout politique.

Nous devrions peut-être nous demander en tout premier quelle est la première raison d’être des préceptes religieux, sont-ils là pour nous guider afin de nous conduire hors de notre condition d’être humains « pécheurs » – c’est-à-dire dans l’erreur –  vers une autre dimension, ou existent-ils afin d’être utilisés pour justifier et magnifier les différends on ne peut plus terrestres entre les individus et les collectivités?

Peut-on encore une fois tenter de se mobiliser entre personnes de bonne volonté, de différentes cultures et religions ou non-religion, et d’explorer si, à notre petite échelle il est possible de s’entendre sur ce qui a priori nous apparaît comme étant irréconciliable?

Avez-vous quelques paroles de médiation, de réconciliation et de tolérance à nous partager à ce sujet?

accueil@antennesdepaix.org

Sources :

Deux articles bouleversants d’humanité par la chroniqueuse de La Presse Michèle Ouimet :

http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201105/30/01-4404103-le-blaspheme-qui-tue.php

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/michele-ouimet/201106/25/01-4412463-moi-asia-bibi-blasphematrice.php

Autres articles :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Asia_Bibi

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/06/01/asia-bibi-chretienne-du-pakistan-condamnee-a-mort-pour-blaspheme_1530190_3216.html

http://www.acatfrance.fr/action/condamnation-a_mort_confirmee_pour_asia_bibi

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1277265-asia-bibi-condamnee-a-mort-j-ai-ete-sa-plume-je-veux-faire-reagir-le-monde-entier.html

http://www.oikoumene.org/fr/press-centre/news/concern-over-recent-developments-in-pakistan2019s-asia-bibi-case

Liens pour les sites de pétition en ligne pour sauver Asia Bibi :

En français :

https://www.change.org/p/annulez-la-peine-de-mort-pour-asiabibi

http://www.acatfrance.fr/action/condamnation-a_mort_confirmee_pour_asia_bibi

En anglais :

http://www.thepetitionsite.com/413/030/470/save-asia-bibi-petition/

https://www.facebook.com/pages/Save-Asia-Bibi-Petition/154908417886823

http://saveasiabibi.com/

Vous pouvez également participer à l’opération « Un verre d’eau pour Asia Bibi ». L’idée est de se faire photographier avec un verre d’eau à la main – objet du délit d’Asia Bibi – et de le publier Twitter #FreeAsiaBibi.

Un commentaire reçu s’adressant à Asia Bibi :

Lettre à Asia Bibi,

Je ne t’ai jamais rencontrée. Tu aurais pu, comme les innombrables personnes évoquées dans les médias et sur la toile, ne rester pour moi qu’un nom, qu’une image virtuelle.

Cependant, je ne peux t’oublier, je ne peux te chasser de mon cœur.

J’ai pourtant l’habitude de me débarrasser de ce qui ne m’arrange pas, d’expulser ce qui évoque pour moi un mauvais souvenir, de me libérer de ce qui encombre le bien-être de ma maison.

Et je n’aime pas m’encombrer d’expériences négatives. Je préfère évacuer de ma mémoire toutes les histoires d’injustices qui parcourent notre monde. J’ai été curieuse de savoir qui tu étais, après quoi je pensais pouvoir classer cette sombre affaire dans une de mes nombreuses oubliettes.

Tu t’es invitée à mon insu. Moi qui croyais vivre seule et libre de tout attachement, voilà que je te découvre ici et là dans mon salon, grelottante et recroquevillée, comme tu dois l’être à même le sol humide de ta sombre prison.

Comment se fait-il, ma sœur, que tu sois devenue le pivot d’un tel rapport de force, d’un  tel conflit? Comment se fait-il que tant de personnes, sans même te connaître, toi qui n’as ni volé ni tué, réclament à hauts cris ta mort, alors que d’autres se mobilisent dans le monde entier pour demander ta libération?

Personne n’aime se faire accuser, personne n’aime la médisance, personne n’aime être victime d’injustice. Alors pourquoi toutes ces foules qui t’accusent avec haine et acharnement, comme jamais ils ne l’ont fait pour le pire des meurtriers? Cherchent-ils à tuer en ton pauvre corps, en ta chair tremblante, ce qu’ils voudraient éradiquer en eux-mêmes?

Pardonne-moi, ma sœur, je sais que je suis partie prenante de ce jeu-là. Combien de fois me-suis-je permise de juger aléatoirement les individus dont l’histoire m’a été rapportée, sans chercher à savoir ce qu’il en était véritablement.

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Je regarde tes yeux, mon amie, et il me vient ce désir irrépressible de te prendre dans les bras et de t’arracher de force de ta prison.  Je rêve de devenir comme ces super héros à qui rien ne peut résister.

Mais quelle tristesse, quelle impuissance, et combien de fleuves de larmes cela prendra-t-il pour laver cette imposture?

Une petite sœur dans l’âme

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Lire notre dossier sur la tolérance, regroupant des liens, initiatives témoignages et infos.

Catégories
Ebola

Ebola, au-delà de la peur, la solidarité

«La peur et l’isolement ne sont pas une option »

Christos Stylianides, coordinateur de l’Union européenne
contre Ebola  (à propos du retour des humanitaires)

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L’épidémie d’Ebola a déjà atteint des milliers de vies. On craint sa progression. Les milieux de la santé, les organisations humanitaires se mobilisent. Même si cela se passe au loin, nous laisserons-nous toucher par tant de vies bouleversées?  Le bulletin de cette semaine ouvre un espace de compassion envers les victimes, mais aussi un espace de gratitude admirative pour tous ceux et celles qui, par devoir ou dans un mouvement de compassion, sont engagés dans la lutte contre ce virus mortel.

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Note : les illustrations de cet appel à la paix sont tous inspirées de photos trouvées sur le web, en particulier de Médecins sans-frontière. Nous remercions les photographes ainsi que les sujets apparaissant sur les photos de nous avoir sensibilisés au vécu des populations et des soignants sur le terrain!

 Dans notre dossier cette semaine :

  • Lire les récentes statistiques à propos d’Ebola
  • Ebola, un virus mortel, pourquoi?
  • Les visages de la solidarité  
  • Avec les soignants et les travailleurs humanitaires

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« Les travailleurs de la santé qui soignent les malades infectés par le virus de l’Ebola sont des héros. Ce terme, trop souvent galvaudé, prend tout son sens avec eux. Héros: personne qui fait preuve d’un grand courage. »  Stéphane Laporte

« Ils ne devraient pas être stigmatisés pour leur dévouement altruiste. Nous avons besoin d’eux pour gagner cette bataille. » Le secrétaire général des Nations unies dans la capitale éthiopienne. L’indispensable partage d’expertise et d’expérience entre les pays

  • L’exemple de la République Démocratique du Congo (RDC)
  • L’importante contribution de Cuba
  • Participations de l’Union européenne et du Canada
  • Les communautés chrétiennes font leur part
  • Une réponse citoyenne exceptionnelle à l’Appel de Avaaz
  • Médecins Sans Frontières joue un rôle irremplaçable dans la gestion des laboratoires créés de toutes pièces en Afrique de l’Ouest.

Lire les détails dans notre dossier

temoignages

La compassion, mère de la solidarité

Lorsque Jonathan Enders constate que rien n’est organisé pour leurs repas, il demande à trois voisines de prendre en charge bénévolement la cuisine de l’école, puis il invite des amis à apporter de la nourriture ou à payer les achats.

L’engagement d’une journaliste dans la mêlée

« … couvrir l’Ebola est une mission immensément stressante, car il faut gérer des perceptions et des peurs bien réelles, à commencer par les nôtres. Quand on choisit d’aller en zones à risque, la peur fait partie de l’affectation » Sophie Langlois

Témoignage d’un père

 « Mon fils est le 1 000e survivant d’Ebola chez Médecins sans frontières »
« De l’autre côté de la clôture, j’ai vu James dans le centre de soins, et je lui ai crié : « Mon fils, tu es mon seul espoir. Tu dois être courageux. Tu dois prendre tous les médicaments qu’ils te donnent. » Il m’a répondu : « Papa, je comprends. Je le ferai. Arrête de pleurer, Papa, je ne vais pas mourir. Je survivrai à Ebola. Mes sœurs sont parties mais moi, je survivrai et tu seras fier de moi. »

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Contrer la stigmatisation

« Je suis une Libérienne, pas un virus .» Une campagne sur Internet veut lutter contre la panique liée à Ebola et la stigmatisation dont sont victimes certains afro-américains aux États-Unis.

Lire la suite, les sources et articles dans notre dossier

partage-prieres

« Le virus Ébola a déclenché une crise humanitaire sans précédent là où notre univers est déjà mis à mal de tant de façons sur le continent africain… » Lire la suite de l’appel-prière reçu de Marie-Hélène Carette

Lire notre suggestion d’intention de prière pour les peuples menacés par Ebola

« Seigneur, toi qui aimes la justice et la paix, nous te prions
pour toutes les mères qui ont souffert de voir leurs filles et leurs fils morts, kidnappés, exilés ou disparus à cause des menaces des FARC. »
Lire la suite de la prière reçue de Maria-Teresa Zambrano Ruiz à propos du processus de paix en Colombie.

Une autre courte prière de Marie-Hélène Carette pour les Yazidis :

Père de la Vie, Dieu d’Amour,
en ces temps d’affrontement et d’exode de tant de peuples,
inspire-nous chaque jour de poser des gestes conscients d’accueil et d’ouverture,

en solidarité et communion avec les Yazidis nos frères et soeurs:
exposés au dénuement le plus total,
ils sont les crucifiés de notre temps. Amen

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Reçu de Marie-Hélène Carette : une réflexion prière sur les événements violents d’octobre à Ottawa et St-Jean-sur-Richelieu:

Les « mères d’octobre » sont désormais quatre à pleurer
les unes, un héros, les autres, un fils déboussolé…
Et combien d’autres en silence…
Ainsi nous arrive de tous côtés,
cette violence devenue irrépressible de « l’enfant-pour-soi »,
dit « enfant-roi »…

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Colombie

Colombie, un courageux processus de paix

Cette semaine, notre dossier porte sur le courageux processus de paix engagé en Colombie.

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Sachant que nous sommes tous concernés par cette nécessité de démarches de réconciliation et de paix, à commencer dans nos propres communautés et dans notre pays, nous débutons l’appel à la paix de cette semaine en revenant sur les événements qui viennent de se passer à Ottawa. Un rappel que la violence amène invariablement à la violence et que la paix ne peut fleurir sans une réelle pratique de la justice sociale.

En écho aux événements
survenus au Parlement d’Ottawa

L’événement surprise survenu le 22 octobre au Parlement, centre de la vie démocratique de notre pays, fait d’abord appel à notre compassion pour les familles qui ont perdu un des leurs, à Ottawa et à Saint-Jean quelques jours auparavant.

Nous n’aimons pas voir le visage de la violence qui se manifeste sous un jour inédit et nous sommes en alerte, conscients du risque réel de voir réduire encore l’espace de la confiance tellement nécessaire à la santé du vivre ensemble.

L’événement sème aussi l’inquiétude. La tentation sera grande de dégager trop tôt des leçons qui nous acheminent vers des mesures exceptionnelles de sécurité et de contrôle. Sous couvert de sécurité, des décisions hâtives provoqueraient une association malheureuse entre criminalité et radicalisme attribuable, entre autres, à des pratiques islamistes que des musulmans récusent eux-mêmes.

Si nous nous mettions à l’écoute du désarroi qui a conduit de jeunes hommes à des comportements violents et destructeurs, nous apprendrions sûrement des choses sur notre propre société, sur le besoin de réaffirmer des valeurs de solidarité dans un climat de respect qui autorise l’énoncé de ses croyances, dans l’ouverture à l’autre.

La violence mène inévitablement à la violence. Que nos élus aient la sagesse de promouvoir une culture de paix, puisant à même la tradition de non-violence qui honore notre pays. Qu’ils soient  convaincus que la meilleure manière de dissuader l’extrémisme est de contribuer à éliminer de notre monde, et surtout des pays les moins privilégiés, les inégalités criantes qui perdurent. Qu’ils nous aident à pratiquer la justice sociale et la justice écologique, car notre terre est sacrée, et chaque être humain a sa propre dignité.

Richard Renshaw

Secrétaire des Antennes de paix.

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Notre dossier spécial sur le processus de paix en Colombie

Que s'est-il passé en Colombie?
Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Un pays démocratique, doté d’une constitution, d’un Parlement composé d’élus selon les normes démocratiques, a pourtant vécu une longue guerre civile qui remonte à la fin des  années 1950 et qui a atteint une violence inouïe, surtout  à partir de 1985. Mais tous les conflits  finissent par trouver une issue, plus ou moins pacifiquement. Engagé dans un processus de négociations pour arriver à une pacification du pays, le peuple colombien vit une période cruciale de son histoire contemporaine.

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Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Une particularité inédite du processus de paix, dont les négociations se déroulent à Cuba, est de donner la parole aux victimes. Des victimes de la société civile qui, en Colombie, ont subi les assauts de plusieurs acteurs en présence poursuivant leurs intérêts respectifs : les paramilitaires, les rebelles menant des guérillas, les forces gouvernementales commettant des exactions contre leur propre peuple.

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Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Lire les statistiques à propos de la guerre civile dans notre dossier

La guerre civile en Colombie est une histoire de violence qui s’est répandue et dégradée au point de dépasser les limites et les normes que les combattants doivent respecter dans une vraie guerre.

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Photos empruntées au site : http://www.centrodememoriahistorica.gov.co/micrositios/expo_itinerante/

Donner la parole aux victimes et reconnaître leurs droits

« D’abord, nous avons établi quelques principes directeurs pour toutes les discussions; et deuxièmement, nous assurons une plus grand participation des victimes, car tout ce que nous faisons et que nous avons fait, repose sur ce que les victimes nous disent.

Les droits des victimes du conflit ne sont pas négociables. »

Allocution au Parlement du Haut-responsable des négociations de paix, Sergio Jaramillo.

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Une recherche action de Pax Christi International en Amérique latine a mis en évidence l’importance d’accompagner les personnes engagées dans la résolution pacifique des conflits.

De nombreuses initiatives ont surgi partout en Amérique latine pour lutter contre la violence. En Colombie, des associations de femmes se sont fédérées pour élucider les éléments de la culture qui favorisaient la violence structurelle et sociale.

Lire la suite dans notre dossier

dossier

Les victimes colombiennes prennent la parole à Cuba : deux sites en espagnol

Des enfants autochtones racontent des épisodes de violence qui ont atteint leur famille.

Chansons de paix et non-violence en espagnol:

Une vidéo du Révérend Michael Lasley, un spécialiste de la réconciliation.

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Lire la Prière pour les femmes privées de paix, tirée du carnet Femmes acteurs de paix, Pax Christi France

Voir notre suggestion d’intention de prière pour la paix en Colombie.

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Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté Nuit des sans-abri

Ne laisser personne de côté, ni dans la pauvreté, ni dans la rue

17 octobre 2014,
Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté
et Nuit des sans-abri

citation-abbe-pierre

appel-semaine

La Nuit des Sans-Abri a toujours lieu le troisième vendredi du mois d’octobre alors que la Journée Mondiale du Refus de la Misère se tient toujours le 17 octobre. Cette année, les deux activités tombent la même journée.

Appel pour ne pas laisser de côté celles et ceux qui vivent la pauvreté dans le monde

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En 2014, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté propose de « Ne laisser personne de côté; réfléchir, décider et agir ensemble contre la misère »

Lire les détails dans notre dossier

Appel pour ne pas laisser de côté celles et ceux qui vivent dans la rue!

nuit-sans-abri-3

Voir les images à partager pour illustrer la réalité vécue par les itinérants dans la rue, réalisées à partir d’images et de témoignages sur l’itinérance trouvés sur le web.

 La 25e Nuit des sans-abri au Québec

Selon le Comité organisateur de la Nuit des sans-abri de Montréal,  la 25e édition de la Nuit des sans-abri se tiendra vendredi le 17 octobre dans un nombre record de 37 villes à travers la province, alors qu’elle se tenait dans 23 villes il y a cinq ans. Ce succès de la solidarité a quelque chose de paradoxal étant donné l’aggravation et la complexification de l’itinérance au Québec, mais en même temps, traduit l’élargissement de cette préoccupation à un nombre grandissant d’endroits…  nous sommes à une certaine croisée des chemins à laquelle se rattachent des défis d’importance.

À consulter dans notre dossier :

  • Ensemble pour éviter la rue et en sortir. Politique nationale de lutte à l’itinérance,
  • L’itinérance des femmes en progression à Montréal
  • Les jeunes sans-abri dans le monde
  • L’État néglige ses outils pour combattre les inégalités de revenus
  • Les pauvres, grands absents de la campagne américaine 2012
  • Rencontre avec l’itinérance (entrevue)

a-l-oeuvre-pour-la-paix

De nombreux organismes d’entraide existent dans nos milieux de vie; pourquoi ne pas profiter de la Journée du 17 octobre pour prendre contact avec l’un ou l’autre et, qui sait, découvrir comment contribuer à améliorer les conditions de vie des plus pauvres par des gestes de solidarité et de partage.

À découvrir :

  • Le journal L’itinéraire
  • Le Piolet, restaurant école à Loretteville (Québec)
  • L’Institut Mallet
  • La misère est violence. Rompre le silence. Chercher la paix

partage-prieres

Sortir le monde de la pauvreté passe par sortir soi-même de l’égocentrisme, lire la prière de Mère Teresa.

Lire aussi notre suggestion de prière inspiré de l’appel de la semaine.

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femme-sans-abri

Un dessin prière réalisé par une femme qui a côtoyé l’itinérance à Montréal (dessin inspiré d’une photo trouvée sur le web). Voir  les autres dessins-prière

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